Franchement j'ai adoré ce film Russel Crow n'avait pas encore la grosse tête holywoodienne et nous offre une prestation digne des plus grands!!! De plus le film est couronné d'une magnifique BO avec un grand succès tel que "Now we are free"
Peut-être -et même surement- Gladiator ne respecte pas vraiment la réalité historique et qu il est entaché de quelques longueurs mais reste que c est un divertissement de haute volée. Les décors sont somptueux, les batailles et les combats dans l' arène sont d' un réalisme et d' une violence incroyable et le scénario est solide. Russel Crowe y tient surement le role de sa vie et Joaquim Phoenix interprète un Commode torturé à souhait. Meme si on n évite pas certains clichés, les personnages sont intéressants et loin d être tout blanc, tout noir. Ridley Scott après un gros passage à vide dans les années 90s a effectué avec ce péplum un retour en force et signe une réalisation inspirée. Bref un divertissement haut de gamme!
C'est un peu ce qui me fait peur ...si Ridley Scott avait dit dès le départ, c'est juste un film d'action, pas de prioblème, mériterait même dix, ce film ... mais il veut en faire un drame historique, s'appuie sur un film ancien (la chute de l'empire romain), ne le signale pas et refait à peu de chose près le même (bien que plus vivant et plus moderne!) ... d'où mon coté un peu hargneux envers ce qui aurait pu être le meilleur péplum jamais réalisé ... Notons quand même avec un intérêt amusé pour ma part que le numérique rend certainement une part plus importante à la ville éternelle même si les décors paraissaient plus grandioses dans la version originale ... à l'inverse, moins d'erreurs de localisation géographiques dans le nouveau (on ne confond plus suburb et latium comme dans l'ancien!) ... en clair, il y a à boire et à manger dans ce film!
Je suis tout à fait d'accord avec vous sur le fond historique. Je sais très bien que le scénario est totalement faux du point de vue de l'Histoire. Mais ce n'est pas ce que je juge dans ma critique. J'ai trouvé l'histoire vraiment prenante et bien écrite. Toutefois vous avez raison de signaler que ce n'est pas du tout ce qu'il s'est passé à l'époque. Je vais m'empresser de le rajouter à la critique car beaucoup de personnes ont sans doute pensé que c'était un film historique ou au moins basé sur des réalités.
Pas tout à fait d'accord avec votre critique, une fois n'est pas coutume, je me permets quelques remarques historiques qui pour moi envoient de grands coups de glaive dans le scénario ... Tout d'abord, l'idée générale d'un chef d'armée tombée en digrâce et revenant sous les traits d'un esclave gladiateur n'est tout simplement pas imaginable dans la Rome Antique, malgré le fait que l'on idéalise souvent le régime républicain du SPQR et que l'on fasse dire n'importe quoi à n'importe qui pourvu que cela plaise au peuple moderne ... Panem et Cricenses n'était sans doute pas réservé à cet âge peu glorieux ... d'autre part, Marc Aurèle n'a jamais été tué par son fils, qui aurait commis, malgré sa toute puissance un crime de lèse-majesté (l'empereur ne porte en effet pas de titre d'empereur, inexistant à l'époque, par contre il porte celui de premier prêtre, Pontifex Maximus, indiquant son rang religieux!!!). Commode n'était en effet pas nécessairement désigné pour remplacer son illustre père (bien que cela soit en fait le voeu même de son géniteur), qui loin d'être le philosophe dont tout le monde parle, était plutôt rageusement un soldat mauvais et fourbe, donnant plus généralement dans les trilles de lâcheté! Commode ne devient 'empereur' que par ses grandes générosités envers l'armée et surtout par sa connaissance de l'état et du Sénat, ce qui n'est pas du tout montré ici!!!! Il est à noter par ailleurs que Commode n'est pas le fils de Marc Aurèle, mais le premier fils de sa femme Faustine avec un simple galdiateur, chose habituelle chez les romaine sd ehaut rang à l'époque déjà de Néron, autre imperator mal jugé car très peu connu. Autre erreur historique dérangeante pour le scénario que vous jugez si bon, les combats n'avaient pas été interdits par Marc Aurèle et remis au goût du jour par Commode, simplement, pour faire le deuil de son père, le nouveau imperator choisit de célébrer des jeux festifs durant près de deux mois dans tout l'empire, rendant ainsi honneur à son père, favorable à ce genre de combat car gardant le peuple dans un état de semi-somnolence ... quant à la finale sentant le réchauffé et l'attendu, jamais Rome ne fut confiée aux mains du Sénat à partir du moment où Octave prit le pouvoir ... Commode est décédé assassiné dans son bain par un jeune homme nommé Narcisse, soudoyé par la femme de l'empereur et l'amant de celle-ci, son futur mari. C'est directement Pertinax, responsable au même titre que Marcia, épouse infidèle de Commode, du complot visant à tuer l'empereur, qui devient empereur ... donc pas de règne du Sénat .... Quant à ceux qui voulaient faire de Commode un colosse monstrueux et irrévérencieux patenté, il convient de faire remarquer que le peu de preuves historiques livrées sur Commode nous viennent d'historiens tardifs, n'ayant pas vécu sous le règne de ce soit-disant despote et travaillant pour le compte d'empereur souhaitant montrer combien eux étaient supérieurs aux autres !
Pâle copie de l'excellent péplum 'La Chute de l'Empire Romain', Gladiator mérite bien moins que son aura invicible l'entourrant. Bourré de clichés mensongers et d'acteurs excellents mal conseillés, il devient rapidement une honte historique et un non-sens politique ! Les mêmes défauts que pour l'original donc, mais ici multipliés à outrance par un Ridley Scott manichéen et peu renseigné ... Il faudra donc classer ce film comme un film d'action et non comme un film historique si l'on veut rester précis ... Quant à l'interprétation du Grand Commode, elle prête vulgairement à rire tant elle est grotesque (d'ailleurs, on hésite dans tout ce film à savoir à qui va l'amour réel de Commode, sorte de complexé abrutti, pédophile et psychopathe - loin de l'original donc!!!) ... dans la famille Phoenix, je garde l'admirable et magnifique River, après ... Les trois seuls personnages sauvant leurs restes seront donc Harris (magnifique empereur controversé et faux philosophe Marc Aurèle), Oliver Reed (malheureusement décédé alors que parvenu au terme d'une carrière vraiment exceptionnelle) et Derek Jaccobi (excellent sénateur au caractère parfaitement romain).