Film sur le boxeur Jack LaMotta, boxeur flamboyant, éternel challenger.
C'est un peu un film à oscar pour De Niro. On retrouve les visuels de scorsese, et ca c'est très bon ( ralentis, arrêt-image ).
Les combats de boxe sont visuellement sympas, même si dans le derniers tiers du film, on a 5 minutes d'affilée qui résument 4 combats; c'est un peu indigeste.
Tout ce qui touche à la psychologie 'parano' du boxeur est vraimment bien rendu; ce qui a trait aux fédérations de boxe, à la triche, est bien vu aussi je trouve.
Jalon essentiel dans la remarquable filmographie de Martin Scorsese, Raging Bull nous narre dans un magnifique noir/blanc le tracé de vie fait de hauts et de bas du boxeur Jake La Motta. De Niro livre ici sans aucun doute sa performance la plus impressionnante. Inutile de dire qu'il porte à lui seul le film sur ses épaules.
Raging Bull est un film qui a mis beaucoup de temps à voir le jour. C'est Robert De Niro qui a poussé Martin Scorcese, alors en très mauvaise santé, a entreprendre la réalisation de cette histoire, celle d'un boxeur du Bronx d'origine italienne qui a connu ses heures de gloire dans les années 50, avant de connaître une sombre déchéance dûe à un caractère violent, impulsif et paranoïaque. La performance de Robert De Niro est absolumment énorme! Cet acteur ne cessera jamais de me bluffer... Il incarne ce boxeur avec une telle justesse que cela en devient parfois dérangeant. Et quand on voit sa transformation physique à la fin du film (l'acteur a dû prendre près de 30 kg pour rendre la déchéance de La Motta crédible), on hallucine, tant il apparaît comme méconaissable. Scorcese a même craint pour la santé de l'acteur durant le tournage, tant ce dernier avait du mal à respirer avec ses kilos en trop... A noter que l'on retrouve également un certain Joe Pesci aux côtés de De Niro, qui incarne ici le frère de La Motta, légèrement moins excité que dans les autres productions de Scorcese (Les Affranchis et Casino notamment...) Comme souvent, le rendu de l'image en noir et blanc est excellent, donnant une véritable identité au film. Raging Bull est un bel hommage à un homme dont les médias américains ne voulaient pourtant plus entendre parler. Un film puissant, dont la force réside en grande partie dans la performance impressionnante de Robert De Niro. Epatant!!!
Raging bull est un ovni dans la carrière de Deniro, un film assez exeptionnel bien différent ce que Deniro ai pu faire ou à fait depuis. C'est plus l'histoire d'un individu, coplètement auto destructeur et paranoïaque qu'un film sur la boxe.
Puissant coup droit dans la mâchoire que de visionner se chef d’œuvre de Scorcese. Porté par un De Niro déchaîné dans le rôle du taureau du Bronx Jake La Motta qui vas d’abord voir son heure de gloire avant de tomber dans l’anonymat le plus totale à cause de son comportement autodestructeur, violent et de son envie d’ètre champion. Secondé par un Joe Pesci dans un rôle inhabituel pour lui chez Scorcese, puisqu’il joue le rôle de Joey, le frère de Jake, pas forcément violent, souvent réfléchis, bref un peu tout le contraire de ces rôles dans « Les Affranchis » et « Casino » du même réalisateur.
« Raging Bull » n’est pas qu’une histoire de boxe, en réalité c’est plus un sujet secondaire. Le comportement psychologique de Jake La Motta étant mis en avant. De sa relation avec la jeune Vickie, en passant par celle avec son frère ainsi que celle qu’il entretien avec lui-même. On suit le parcours d’un homme coléreux, déterminé et autodestructeur, ce qui le mènera irrémédiablement vers une longue et lente chute.
Vu la qualité du métrage, on ne peut que penser que Martin Scorcese à réaliser là un film qui lui tenait vraiment à cœur. Dans un premier temps, c’est assez faux, puisque n’étant pas amateur de boxe, il accepta la proposition de la biographie du boxeur par Robert De Niro avant de la laisser dans un placard pendant un bon nombre d’année. Confiant par la suite la mise en place du script à Paul Schradder (Taxi Driver), le côté autodestructeur et malsain du boxeur qui en ressorti captivèrent Martin Scorcese qui s’y reconnu et livra alors une version plus personnelle de la biographie, arrivant alors à réaliser un nouveau et puissant chef d’œuvre. Martin Scorcese est assurément l’un des plus grands du métier.