Le volet de clôture honorable mais pas exceptionnel d'une trilogie qui avait des chances d'être parfaite si on évoque ses premier et second opus. La mise en scène de Coppola s'avère un peu tiède, le coup de Michael Corleone avec puis contre le Vatican ne s'avale pas très bien et Andy Garcia semble à côté de la plaque dans son interprétation caricaturale de jeune chien fou. Reste que le film, en dépit de ses faiblesses manifestes, distille un beau souffle dramatique – ou du moins de jolis vestiges de la force romanesque des Parrain 1 et 2 –, jouit d'un Al Pacino toujours aussi impérial et possède la même musique envoûtante de ses prédécesseurs (Nino Rota rules), ce qui fait que l'on suit l'ensemble avec intérêt.
Ce film est bon, mais ne l'est néanmoins pas autant que le parrain premier du nom (plus abordable, je le préfère néanmoins au N°2).
Le probleme, c'est que le Parrain I est sorti en 72, le II en 74... et le III en 90! L'esprit n'est plus tout a fait le même, mais bon... le film est sympa, coppola maitrise son sujet, et Al pacino est toujours aussi excellent. Que demande le peuple?
Le plus fâde des trois opus par son récit cahotique et n'évitant pas toujours les écueils malheureux et les poncifs du genre ... toutefois ceci reste du très grand art certes un peu trop théâtral dans le jeu des acteurs et trop apuyé dans la réalité hypothétique voulue par l'auteur ... une scène finale d'anthologie pour conclure cette magnifique trilogie qui espérons-le le restera ... trilogie !