NON !!! mais peut être le deuxième ou 3éme aprés le chef d'œuvre ultime : the king of new york et le très bon l'ange de la vengeance.
Peut être le dernier vrai bon film d' abel avant qu'il ne se mette à s'auto parodier (the blackout beurp). Tous les thèmes du bonhomme sont présent la réalisation " à l'arrache" et du grand keitel. Mais dans le genre rédemption ratée on est très loin du king walken...
Bon attention ça reste quand même un très bon film.
Il faut l'avouer, ce film comporte beaucoup de qualités; Ses conditions de tournages tout d'abord, en 18 jours, beaucoup de plans caméra sur l'épaule, un film très "artisanal" quoi !, ce qui ne signifie pas un film bâclé, bien au contraire. L'histoire est some toute simple, et elle repose grandement sur le personnage de Keitel qui interprete là un personnage absoluement infecte !, c'est un flic pourri, adepte de toutes sortes d'addictions possibles et imaginables.
Sa famille, il l'a néglige, son boulot, il passe plus de temps a s'intéresser aux matchs de base-ball qu'a ses enqûetes. Ce persannage détestable,pour lequel Keitel n'a pas du trop se forcer dont la présence dans une église un véritable sacrilège, va s'interresser aux viol sordide d'une religieuse, non par par compassion, mais uniquement pour la prime.
C'est un film coup de poing, qui comporte peu d'action en fait, mais plutôt des scènes dérangeantes : le viol, lorsque Keitel se masturbe devant les 2 filles....., et aussi un langage ordurier.De plus, le réalisateur à l'instar du film "henri portrait of a sérial Killer" s'ingénie à filmer les endroits des plus sordides de New-York. L'ennui dans ce film, c'est que Ferrara passe un peu trop de temps à filmer Keitel complètement défoncé (réellement) !, il ya beaucoup de longueurs.
Mais c'est à voir, ça nous ouvre d'autres horizons de ce que l'on voit de manière assez classique au cinéma, ça casse les clichés du flic qui vole au secour de la veuve et de l'orphelin, et qui se dévoue corps et âme au service de la loi, une sorte "d'anti-inspecteur Harry" en somme.
Dans le genre descente aux enfers, c'est un bel exemple. Il faut grandement remercier Harvey Keitel pour cette performance d'acteur. Le pire c'est que je n'ai même pas ressenti de sympathie pour le personnage qu'il incarne dans le film ! Difficile me direz-vous d'avoir de la sympathie pour un flic drogué, alcoolique, qui délaisse sa famille et ses gosses et qui se branle en publique en abusant de son autorité. Le réalisateur à fais un excellent boulot avec sa caméra en filmant un New-York sale, moche et pourri. Et c'est cet aspect du film qui est pour moi le plus terrifiant. On ressent la peur à chaque coins de rues et le danger à tout instant. Et le talent de Abel Ferrara a sut le filmer à l'écran. Spectacle noir et désolant. Ce n'est pas une histoire d'enquête sur un viol mais la mort d'un homme qui n'a plus de raison de vivre (mais ça c'est mon avis perso'). Attention car ce film n'est pas à mettre devant tout les yeux tant les dialogues sont crus et directs. Pour les âmes sensibles, s'abstenir ! Si vous avez vu ce film et que vous n'avez pas aimez, je suis sure qu'il ne vous a pas laissé indifférent.
Harvey Keitel s'est véritablement surpassé dans Bad Lieutenant, où il incarne un flic en pleine déchéance, prisonnier de ses dettes, de la drogue et de l'alcool. Un homme brisé qui se sait perdu, mais qui va quand-même tenter de se racheter aux yeux de Dieu (l'est croyant) en épargnant les violeurs d'une religieuse, violeurs qu'il voulait préalablement descendre.
J'irai pas jusqu'à dire que j'ai adoré ce film, le scénario n'étant guère passionnant à mon sens, mais la prestation de Keitel m'a bluffé ! On le sent à fond dans son rôle, véritablement imprégné des souffrances psychologiques de son personnage. Du grand art !
N’allons pas par 4 chemin, « Bad Lieutenant » est l’un des meilleurs films que j’ai vus. Abel Ferrara nous entraîne dans le quotidien d’un policier accro a la drogue, au paris et aux méthodes plus que douteuses interprété par un Harvey Keitel hors du commun qui se shootait vraiment lors du tournage, rendant les scènes hyper réalistes, d’autant plus que certains plan séquences dur parfois jusqu'à 5-6 min.
Mais le thème principal n’est autre que la rédemption, après s’ètre fort endetté, profité de jeunes filles et sniffé tout ce qui passe, notre lieutenant se voit confié l’enquête sur le viol d’une sœur catholique et l’apparition qui lui vient du christ crucifié le force a cherché sa rédemption. Martin Scorcese lui-même a salué le film D’Abel Ferrara qu’il ne connaît que trop bien et à déclaré : « Bad Lieutenant d’Abel Ferrara est un film clé. J’aurais voulu que « La dernière tentation du Christ » ressemble à ce film ». Et lorsqu’on sait la passion de Scorcese pour le catholicisme (rappelons que sa première vocation était d’ètre prêtre), on ne peut que reconnaître à quel point il a raison d’envié cette réalisation.
Cependant, ce n’est pas un film à mettre dans toutes les mains puisque l’essentiel réside dans la prestation d’Harvey Keitel, donc ceux qui sont insensible au jeu d’un tel acteur ne vont forcément pas aimer. Wild Side Vide a édité ce film il y a déjà un petit temps et le coffret est à son image, magnifique.
Cette longue descente aux enfers d'un policier corrompu, cupide et drogué jusqu'à l'os, admirablement mise en image par un Abel Ferrara alors au sommet de son art – le cinéaste livrera presque coup sur coup ses trois chefs-d'œuvre en date, à savoir, outre Bad Lieutenant, The King of New York puis Nos Funérailles –, mais surtout entièrement portée par le monumental Harvey Keitel (peut-être la prestation la plus jusqu'au-boutiste, sinon la plus saisissante et la plus intense, jamais jouée dans l'histoire du septième art), fait vivre au spectateur une expérience terminale, tour à tour douloureuse, déroutante et captivante, dont il peut ressortir fasciné, traumatisé, conquis ou encore perplexe.
À l'inverse d'un John McNaughton et de son Henry — Portrait d'un serial killer, l'auteur de Driller Killer et de Christmas n'est point à la recherche d'une esthétique pseudo-documentaire dans le simple dessein d'amplifier le caractère brut et réaliste de sa fiction; en honorant sa réputation – péjorative chez certains – de cinéaste arty, il affiche une fois encore un goût prononcé pour les éclairages baroques et les jeux de lumière tape-à-l'œil, en particulier durant les séquences nocturnes (celle de la boîte de nuit avec les néons bleu-violet et la musique techno en est la preuve culminante). La véracité du fond et l'ampleur visuelle de la forme créent ainsi tous deux une alliance parfaite, même si l'extrême dépouillement de la narration et le refus catégorique des ellipses – on montre tout, on ne sous-entend rien, et ce jusqu'au bout – pourront en faire décrocher plus d'un.
Bad Lieutenant apparaît au final comme une sorte de Taxi Driver des années quatre-vingt-dix, pour la même vision urbaine qu'il délivre et le parti pris similaire de coller aux baskets du héros, ou plutôt de l'anti-héros, jusqu'au terme du récit; les comparaisons s'arrêtent cependant à ce niveau, car l'œuvre de Ferrara s'avère nettement plus dense et éprouvante encore, là où celle de Scorsese se contentait de nous captiver en filmant les bas-fonds du New York seventies non sans l'aide d'un fabuleux numéro d'acteur (De Niro sans doute dans son plus grand rôle).
Si le dénouement du film laisse des concessions, cela n'est pas le cas du plan final, glacial, direct et implacable, mais paradoxalement d'une grande pudicité, qui nous laisse dépourvu du moindre repère. Pour oser l'emploi d'un terme aujourd'hui tant usité qu'il en devient galvaudé, Bad Lieutenant nous inflige une monstrueuse claque en pleine figure, qui fait mal, très mal, et dont on se souvient toute une vie.
Un flic New-Yorkais corrompu jusqu'à l'os aime bien faire des paris illégaux sur les matchs de base-ball mais il s'endette de plus en plus. Une sœur catholique ce fait sauvagement violer et une récompense de 50 000 est offerte pour trouver les coupables. Il essaiera à tout prix de mettre la main sur eux afin de pouvoir payer ses dettes. Abel Ferrara réalise un autre excellent film avec ce Bad Lieutenant. C’est un film assez surprenant qui a été tourné en peu de temps, plus ou moins 18 jours je crois. On suit tout les mouvements de ce flic pourri qui se drogue sans arrêt. Ferrara réussi a créé une ambiance très malsaine et dérangeante. Mention spécial à Harvey Keitel, un acteur tout simplement magistral dans le rôle du lieutenant. Un film que je ne conseil pas à tout le monde, on pourrait aussi bien le classé par mis les ovnis cinématographiques. Bref, un autre chef-d’œuvre de ce réalisateur au même titre que The King Of New-York.