Mon Dieu, que c'est raffiné. C'est un film qui décrit un univers propre raffiné, avec des personnages incroyablement beau, qui s'expriment toujours dans un langage châtié. Mais savez-vous que c'est reposant ?, pas de passions exubérante, de fureurs, de cris, ça fait du bien. Alors bien sur l'ensemble est assez long, car les Japonais ont le temps eux de réflechir, avant d'exprimer leur sentiments. Mis à part cela le scénario est très riche, et présentes des personnages assez compliqués, qui rêve d'amours interdits, malgré de vieilles malédictions, et aussi malgré la morale publique. D'ailleurs, on retrouve ces conflits intérieurs dans le films "lettre d'iwo-jiwa", les Japonais seraient-ils de grands torturés en proie à des passions contradictoires, c'est la question que je me pose à la sortie de ce film ?. Car en fait le coté fantastique du film reste très accessoire, le film est très centré sur ce que j'ai évoqué plus haut. Mais n'empêche que plus je regarde de films Japonais, plus j'apprécie leur cinéma à juste valeur, un petit peu comme lorsque vous êtes un profane de la musique classique, au début vous trouvez Mozart chiant!, et plus vous écouter, plus cela devient une addiction, qui fait du bien à votre âme apaisé. Eh bien là c'est un peu pareil.
Histoire de fantômes en costume durant l'ère japonaise féodale, Kaidan n'a rien à voir avec son homologue primé à Cannes en 64. Il partage ceci dit son unique thème : la narration contée à voix haute, l'aspect quasi jidai geki dans l'âme, et cette recherche d'ambiance et d'esthétisme chère aux deux cinéastes, à défaut que Kobayashi s'en sert pour dynamiser son récit, tandis que Nakata ne l'utilise que pour asseoir son récit dans une époque où les histoires de fantômes semblent tout de suite plus crédibles que dans un appartement dans les hauteurs de Tokyo. Et puis cette mode du film de fantôme contemporain est révolue, peu de vrais artisans arrivent encore à surprendre, sauf peut-être les coréens avec la superbe série des Whispering Corridors (comptant notamment le superbe Memento Mori) et Koji Shiraishi et son étonnant Carved. En revanche, Kaidan manque de souffle malgré sa belle narration et ses belles interprètes.