Plus haletant, mieux rythmé et toujours aussi grotesque scénaristiquement, ce deuxième opus parvient à séduire sans mal le spectateur qui se laisse prendre au jeu de cette histoire bon enfant, où les acteurs sympathiques communiquent aisément leur enthousiasme. Si la série des Benjamin Gates poursuit sur cette lancée, on est rassuré quant au fort probable 3ème épisode des aventures de notre nouvel Indiana Jones...
Si ce film n'était pas pété de thune, avec son scénario débilo-pourrave auquel on ne croit pas une seconde, ses clichés dinosauriens, et ses dialogues de comique de "fin de banquet", on aurait à faire à un gros nanar... Quoique, est-on aussi éloigné du nanar avec de la thune? Mais ne soyons pas méchant, et ne boudons pas notre plaisir: les interprètes sont très attachants, les situations plaisantes et assez bien rythmées, et ce grand n'importe quoi fini par convaincre... dans une certaine mesure... Truffés d'incohérences qui ne semblent pas gêner les scénaristes, qui, soit se disent que le public est vraiment con, soit sont eux-mêmes vraiment très con... soit les deux... sûrement les deux, à la réflexion! ... le film se regarde d'un oeil mi-complice, mi-indulgent, ne laissant à la fin du film aucun souvenir, à part celui de s'être bien amusé! C'est toujours ça de pris!!!
Bon, par où commencer ? Le premier m'avait amusé et intéressé, même si l'histoire était passée à la moulinette (enfin c'est une habitude chez Disney qui vise à rendre les gosses encore plus cons et moins instruits) ... ici, ... ici, c'est un grand ... n'importe quoi ... Sibola est planquée au Dakota, la reine Victoria avait passé des accords avec le général Lee, les yankees divisés autour des restes du mont Rushmore (devenu pour la peine une cachette honteuse !!!), des invraissemblances historiques de la taille de lady liberty ... et j'en passe ... surtout que notre Ben Gates est devenu un copain de James Bond 007 et que la boche de service a perdu son léger accent gutural ... Ed Harris s'en sort mais encore une fois on se demande comment les scénaristes peuvent espérer nous faire gobber un seul instant cette suite rocambolesques de fariboles des premiers âges ! En outre et pour en finir avec BG2 ... je ne remercierai jamais assez la mentalité pro-américaine qui veut dans ce film nous dire combien le Président est bon (j'y crois, les gars ! Entre Sarko dans l'hexagone et Bush aux States, y a pourtant comme un os !) et combien grrrrrrrrrrrrrande est l'Amérique ... quant au titre réel en anglais, je comprends assez pourquoi il n'a pas été traduit en français ... trésor national, on se fout de la gueule de qui là ?