Pour ma part, j'ai trouvé ça ennuyeux. Les seules scènes dont j'arrive le mieux à me souvenir sont celles de l'attaque des moines aveugles et du final avec les deux gladiateurs avant de nous laisser sur le générique. Et l'idée des mutants télépathiques n'est pas originales car elle a déjà été utilisé 13 ans plus tôt dans le bien meilleur Le secret de la planète des singes. Désolé, mais le charme de ce film n'a pas fonctinonné sur moi.
Passé un générique pour le moins étrange, où défilent de grands noms du cinéma 'bis' transalpin sous une musique expérimentale et les images de l'explosion de la première bombe nucléaire, qui laisse entrevoir un gros post-nuke fauché situé entre "Running Man" et "Mad Max" (ce qui se confirme plus ou moins par la suite, tout de même), force est de constater que ce "Endgame" n'est pas forcément la débâcle à laquelle l'on est en droit de s'attendre.
Joe D'Amato plante son scénario (écrit par George Eastman) dans un futur incertain où fait rage une émisson de T.V-Réalité douteuse, qui consiste à lâcher un homme dans un millieu hostile où il sera pourchassé par de gros guerriers sanguinaires.
Si le cinéaste italien n'a certainement pas bénéficié d'un budget faramineux, il semble en faire bon usage et réussit à nous concocter plusieurs passages plutôt réussis.
Visuellement parlant, "Endgame" est, sans surprise, plutôt pauvre et son action dans un avenir dévasté est surtout un prétexte pour masquer un manque de moyens évident.
De plus, les costumes et maquillages sont très limités.
Tout donne l'impression d'être recyclé d'autres productions du genre, voire même de film d'héroic fantasy (les costumes en peau de bêtes..).
Ceci dit, le potentiel apocalyptique des veilles rues désertes et sombres, absolument infréquentables (voir le cadavre se faisant dévorer par des rats au début du film); des vieilles usines désafectées ou encore des mines désertiques abandonnées au fin fond du désert est exploité au maximum et, de ce fait, D'Amato arrive à créer une ambiance futuriste assez sombre où l'on aimerait vraiment pas y vivre.
A celà, s'ajoute de nombreuses péripéties bien menées où l'on découvre toute une galerie de mutants peu commodes qui donneront lieu à quelques fusillades spectaculaires (la bataille dans le camps des moines aveugles est somme toute spectaculaire), d'autant plus que les figurants sont nombreux et tombent comme des mouches !
Proposant donc une mise en scène rythmée et distillant une certaine atmosphère peu rassurante, Joe D'Amato tire également bénéfice de son casting, rassemblant quelques stars du cinéma de genre: Al Cliver (Shannon), George Eastman (Karnak), Laura Gemser (bien connue des amateurs de cinéma érotique), Al Yamanouchi (Ninja), Gabriele Tinti et même Gordon Mitchell.
A noter, dans un tout petit rôle, la présence de Michele Soavi (qui fut également assistant réalisateur de Joe D'Amato ici).
Rien de bien nouveau à l'horizon donc, si ce n'est un film sympathique, divertissant, non-dénué de charme et offrant quelques bonnes idées scénaristique (les mutants télépathes).