Malgré un décalage évident vers le thriller pure, Fulci surprend encore même aprés des chefs d'oeuvres comme L'AU-DELA. Trés gore et moins trash que dans ses précédents films, il n'empêche qu'il instaure un climat de suspense inhabituel dans ce genre de production. En plus, il y a un véritable suspense palpable tout au long du film. Beaucoup disent qu'il est évident de deviner qui est l'éventreur en question mais je pense le contraire. Car à force de ce creuser la tête à défaire un puzzle, certains oublient de se laisser emporter par la magie du cinéma de Lucio Fulci. C'est-à-dire apprécier du début jusqu'a la fin un excellent suspense policier, avec une démarche classique mais dont le talent fait toute la différence. On retrouve toujours une des nombreuses marques du maître, les fameux meurtres en gros plans ! Souvenez-vous de celui de L'AU-DELA ! Les interprètes sont aussi trés troublants, même les seconds rôles. Pour preuve cette séquences "orgasmique" dans un bar mal famé. A faire croire un hérétique ! Je dirais même que le film vaut, pour une fois, par ses seconds rôles. Le psychiatre homosexuel, le flic qui aime les prostitués, l'épouse incognito des expériences sexuelles les plus sordides,...Bref, rien qui nous ferais oublier le film. Car oui, dus exe il y en a. Trop ? Peut-être que oui au premier abord mais en y réfléchissant, et comme le dis horreur.net, ce "sexe" est entièrement justifié et en aucun cas gratuit. Alors jetez-vous dessu (sur le film, par sur votre voisin) car ce RIPPER là est le meilleur giallo de Fulci que j'ai pu voir.
Regarde le film en entier avant de donner une opinion un peu rapide, n'ayant vu que l'un ou l'autre passage, je pense que tu verras le fllm sous un autre jour, à moins que tu n'aimes pas les films gore, mais je suppose qu'en ayant vu la jaquette ou l'affiche, tu ne t'attendais pas à une histoire d'amour.
Un film très sadique niveau meurtres .
un très sympatique giallo teinté d'erotisme mais on s'ennui un peu des fois .
un très bon fulci a voir absolument .
Je suis un peu déçu, je m'attendais à mieux, certe on a affaire a un assassin particulièrement sadique, les meurtres sont franchement horrible, mais le film manque de soufle.
A accomoder le baroque graphique du giallo argentesque au sordide urbain no man's landesque de William Lustig (Maniac) et d'Abel Ferrara (New York 2H du Matin), le sertir d'une complaisance visuelle extrème inhérente (le dernier meurtre offre des gros plans au razorblade difficilement soutenables) dont il sut être l'un des orfèvres les plus pugnaces (revoir la séquence de l'écharde énucléante de l'Enfer des Zombis pour ne plus jamais y revenir !),
mais aussi à tenter avec une farouche gratuité (et là encore une compacte complaisance) une radiographie -possiblement réactionnaire- des options sexuelles de ses contemporains (névrose, prostitution, homosexualité, bondage, humiliation, nymphomanie, "voyeurisme audio", ...) dictant les actes et réactions de chacun, en se laissant aller à un psychologisme opaquement revengesque, et balancé à la va-comme-je-te-colle-dans-le-scénar afin de pouvoir atteindre le générique de fin sans trop de casse,
Lucio n'a, sans doute permis, pas signé son meilleur titre, avec ce Squartatore di NY (on lui préfère ici-bas le morbide lautréamo-lovecraftien de sa prime trilogie zombiesque).
Mais assurément a-t-il gagné une dernière fois peut-être (la suite allant de Charybde en Scylla sans plus jamais toucher 20.000), comme seul un barré latin, roublard et atrabilaire le pouvait encore, ses galons de maître ès-malaise, la production ayant longtemps eu le ventre fouillé aux ciseaux (elle aussi, en juste retour !) ou se trouvant purement interdite par diverses censures nationales, ecoeurées ici ou scandalisées là.
Pas nécessairement un gage de qualité en soi, mais une garantie de promesses suffisament weirdeuses pour noircir les lignes de par chez nous (www.eightdayzaweek.blogspot.com), pas ?...
Un très bon film du grand Fulci, un giallo violent se déroulant dans les bas-fonds de New-York avec des scènes flippantes et une bande-son formidable, même si ce n'est pas le genre auquel Fulci nous a habitué. J'avoue qu'on comprend très vite qui est le véritable tueur mais le film reste impressionant, même plus de 20 ans après sa sortie. Les scènes de meurtres sont particulièrement glauques et une bonne dose d'érotisme donne à ce film tout son "piquant'.
Après sa saga zombienesque , fulci s'attaque au giallo .Et il se débrouille très bien dans ce genre, il instaure un climat malsain et glauque dans son film. Ces meurtres sont encore une fois voilent bien qu'il ait fait plus gore dans le passé (L'au delà ,frayeurs).
Mais le gros point fort du film réside dans ses personnages et la fin du film .Les protagonistes ont tous une personnalité ambigu (bien que alexandra delli colli fait très stéréotype dans son rôle de bourge en chaleur ) et lucio nous réserve un rebondissement ultime qui donne une autre tournure au film (le tueur n'est en rien mysogine ).
Sinon la musique fait très 80 bien que pas très adéquate au film .
Bref c'est fulci que j'apprécie avec Frayeurs et zombie 2 .
Une grosse déception. Le brûlot pervers, gore et dérangeant prédit par les multiples commentaires racoleurs du DVD ne laisse en fait place qu'à un banal métrage policier teinté de giallo. Lucio Fulci s'avère bel et bien loin des quatre grands chefs-d'oeuvre de l'horreur qu'il nous a pondus antérieurement (La Maison près du Cimetière, Frayeurs et surtout le duo culte L'Au-delà - L'Enfer des Zombies) et encore que l'on sente quelques vagues bribes de sa maestria durant certains passages du film, force est d'avouer que cet Éventreur de New York distille un certain ennui par son absence de véritable rythme et son trop-plein de bavardages peu attrayants.
Côté gore, plus grand chose à l'horizon non plus, on pourrait même avouer que tout cela n'est pas gore du tout (bien que le dernier meurtre commis par le psychopathe ainsi que le sympathique coup de feu final assurent pas trop mal) et à titre de simple exemple nous sommes de ce côté-là à des années-lumières de l'orgie de violence graphique extrême orchestrée par Tom Savini dans le superbe Maniac, qu'on tend par ailleurs à comparer à ce très inférieur L'Éventreur de New York.
Une relative pénurie de gore donc, surtout de la part du grand spécialiste de la bidoche latine faisandée qu'est habituellement Fulci, quelque peu rachetée par une bonne bande-son alternant sonorités funky et rock ainsi qu'un semblant de suspense, surgissant vers le dernier tiers du film, plutôt habilement entretenu.
En ce qui concerne l'érotisme tant annoncé, il est vrai que certaines séquences se révèlent passablement corsées sur ce point (rien de bien folichon non plus, mais tout de même). Pas totalement dénué d'intérêt, certes, Fulci demeurant un très bon technicien, et ce même à la non-apogée de son art, mais un thriller vite vu, vite oublié, et dont le soi-disant gros gore manque cruellement à l'appel au final.
Bah moi j'ai bien aimé. J'ai trouvé ça glauque et malsain. Par contre il est très regrettable de ne pas retrouver la musique typique des films de Fulci. Soit dit en passant, les petites scènes gores sont bien sympa.