Un bon film italien . l'erotisme est très torride , ya du gore par ci par là ... mais le film a tout de même un gros manque de rythme . A voir seulement quand on s'ennui .
Quand j'ai vu ce produit de néo publishing...
je me suis dit cool...va y avoir du gore...du sauvage...
rien du tout...ca vaut un film erotic du dimanche soir... lamentable...moi j'ai mi le dvd a la poubelle...apres l'avoir regardé...pour les pervers et les vieux gars peut etre...
Vendu comme un film de loup-garou, "La Louve sanguinaire" ( ou "La Louve se déchaine" selon les humeurs ) se révèle être finalement tout sauf cela. Visiblement, le réalisateur a hésité quand au ton à adopter et, dans le doute, a transformé son film en un melting-pot aussi inconsistant que curieux. Ainsi si le premier quart du métrage correspond à nos attentes avec cette superbe introduction dans la lignée des films gothiques de la Hammer house avec cette chasse au lycanthrope femelle ( au maquillage grossier mais au regard vraiment flippant ), le reste part dans tous les sens sans aboutir à quoique ce soit de vraiment cohérent et de consistant: ainsi toutes les 20 minutes on a l'impression d'avoir changé de registre en visionnant tour à tour du fantastique, du porno soft souvent gratuit ( la nymphomane de l'hôpital adepte des caresses saphiques, le couple d'amants dans le foin, les jeunes mariés dans le lit nuptial, les plaisirs solitaires de l'héroïne....), du slasher ( Daniela qui rôde dans la campagne et qui massacre tous ceux qui s'approchent d'elle ), du polar ( le flic qui mène son investigation mollement ), de la romance à l'eau de rose ( course en duo sur la plage avec vu sur soleil couchant et musique sirupeuse inclus ) et du rape and revenge ( viol et vengeance sanglante de l'héroïne sur ses agresseurs ). Le résultat final n'est certes, pas vraiment désagréable à voir, mais se révèle tellement confus et tripatouillé n'importe comment qu'on a la vague impression de s'être fait avoir. Un OVNI du genre à réserver aux curieux.
Le réalisateur est issu du cinéma d'exploitation à caractère fortement érotique ("La vie sexuelle dans les prisons pour femmes", "Prostitution", "Les nuits chaudes de Cléopâtre", "16 ans dans l'enfer d'Amsterdam"...) et celà s'en ressent par la présence de quelques séquences purement gratuites (la nymphomane lesbienne dans l'asile psychiatrique, les deux jeunes mariés forniquant, femmes souvent dénudées, mise en valeur de vagin touffus....).
Pour autant, Rino De Silvestro nous propose un film intéressant, d'autant plus que c'est l'un des seuls traîtant du thème des loups-garous dans le cinéma 'bis' Italien.
Ce focalisant bien souvent dans la psychanalyse et l'histoire de la lycantropie (la scène d'introduction est, à ce titre, vraiment réussie), le scénario brasse les genres et finalement (à partir de la seconde moitié du film) enchaîne une série de péripéties qui semblent improvisées pour un résultat finalement sympathique mais qui peut aussi déconcerter: entre fantastique et érotisme - à l'origine - se superpose une histoire de viol, de vengeance et une romance acidulée avec une belle bagarre à l'appui (menée par Howard Ross, vu dans "L'éventreur de New-York").
Par contre, ce métrage peut aussi surprendre par son économie d'effets spéciaux....
Une seule véritable transformation au début (le maquillage n'est pas toujours très réussi mais le regard vorace de l'actrice est saississant) et très peu d'effets gores (qui se résument surtout à quelques taches de sang)... Mais l'ambiance est bien travaillé, rapellant par moment les films gothiques produit en masse durant les années 60...
La photographie est donc irréprochable (de très belles couleurs sont rendues) tandis que la mise en scène propose quelques plans intéressants, notamment dans les zooms (ce que l'on croit la lune est en fait un phare de voiture, ...)
Même si il se perd un peu dans son sujet, "La louve sanguinaire" reste une petite curiosité fantastique transalpine à découvrir, d'autant plus qu'elle semble accessible à tous.