Sans aucun doute, Kiki est le film le plus mineur de la filmographie du cinéaste (si l'on excepte On Your Mark réalisé pour le groupe Chage & Aska). Mais qui dit mineur ne veut pas dire forcément sans intérêt, Kiki est simplement la tranche de vie d'une gamine en pleine crise d'adolescence qui découvre les joies de la magie dans un univers qui ressemble à notre midi, plein de vie et d'humanisme tendre. L'un des films les plus simples et touchants de son auteur, loin des fables écologiques qu'on lui connaît.
Ou quand Miyazaki nous enchante avec une histoire simple... Kiki la petite sorcière est un anime qui baigne dans la bonne humeur. Contrairement aux autres films de l'auteur qui paraîtront peut-être plus mélancoliques, plus cérébraux, ce Kiki nous épate par l'optimisme béat et la désinvolture dont il fait preuve. Ca fait du bien et on ne voit pas l'heure passer ! Du coup, on est moins regardant sur les quelques séquences biens prévisibles dont le film n'est pas exempt... Evadez-vous un peu !
L'histoire toute simple mais pleine de poésie, d'une petite apprentie sorcière qui part faire ses preuves dans une autre ville que la sienne. J'adore les dessins, les paysages et les personnages (surtout le chat qui est délirant).... c'est du Myazaki tout simplement. Alors on se laisse allé à la féerie et à la magie de ce petit conte bien sympathique, pas du tout violent comme dans Princesse Mononoké. Une petite touche de fraicheur et on en redemande (car le film est quand meme court !)