En voyant freaks, j'ai parfois du mal à savoir si c'est la véritable difformité des "monstres" ou l'histoire en elle-même qui me subjugue. Finalement je pencherai pour les deux. Une oeuvre unique de Tod Browning qui ne peux laisser indifférent.
Que dire de cette scène hallucinante où l'homme tronc se roule une clope ? Tout est dit.
De Browning, tout en finesse et en sentimentalisme, tout en humanité et en contratse. Browning nous livre là une oeuvre achevée d'une puissance incroyable, véritable fer de lance de l'acceptation de l'autre. Ce n'est pas un film simple, c'est une poésie, une ode à la diversité. Techniquement comme émotionellement superbe!
Un film à la poésie macabre intemporel, aussi monstrueux qu'attirant, signé par le génial Tod Browning, qui eut l'idée de génie d'engager de vrais monstres de foire, d'où un réalisme poignant de vérité. La noirceur d'âme de l'héroïne n'a d'égale que la gentillesse de ces monstres qui veulent ressembler à tout le monde. La séquence finale, sous un orage apocalyptique, conserve aujourd'hui une force prodigieuse. Un must du genre, dans l'esprit d'Elephant Man...
Voila un film unique dans l'histoire du cinéma ,le plus dérangeant,le plus malsain de tous les temps.Freaks est surtout une ode a l'humanité et a la tolérance.Browning cherche en effet a faire passer le message suivant:les monstres ne sont pas toujours ceux que l'on croient...dire que ce film a été censuré d'une demi-heure!Ce qui rend par dessus tout ce film extrèmement dérangeant c'est que les "freaks"qui jouent dedans:hommes-troncs,hydrocéphale,nains,hommes-squelettes...sont de vrais personnes du cirque Barnaum!En tout cas ce film est une véritable claque meme près de 80ans plus tard...
Qui est un monstre, qui est humain? c'est la question que pose ce film, et à laquelle on ne trouve pas vraiment de réponse. La monstruosité apparente, la monstruosité d'une âme, chacun est habité d'une part sombre qu'il ne peut pas cacher bien longtemps. Le plus émouvant dans ce film (ce chef d'oeuvre!)c'est l'humanité et l'amour qui s'en dégage malgré les scènes parfois dures qui nous sont présentées. On ne peut pas rester insensibles face à la détresse de Frieda, le machiavélisme de Cléo la trapéziste. La fin du film est étrange, presque cauchemardesque, incompréhensible. Comment tout ça a-t-il pu arriver...?
Un des chefs d'oeuvres du cinéma d'épouvante. Freaks melent réalité cruelle des fetes foraines et fiction (la femme oiseau de la fin). Une vraie claque... un pamphlet contre l'injustice ! Belle lecon pour tout le monde : nous sommes tous différents mais nous avons tous un coeur, une ame !