Du grand Spielberg : des effets spéciaux très réussi, un casting costaud, un scénario avec ce qu'il faut de rebondissements...
Mais ça reste du Spielberg... Bourré de bons sentiments, ce film que j'espérais un poil plus pervers (en ce qui concerne justement la personnalité de David, ce robot si humain, et son ressenti) n'est finalement qu'une relecture moderne d'un genre de Pinocchio high-tech...
Car c'est là tout le problème que j'ai eu en allant voir ce film au ciné (et ça ne date pas d'hier, pourtant je m'en rappelle vraiment très bien...). Je me suis fermement ennuyée, et je suis même sortie! (au prix de la place, franchement, faut le faire!!!) pour aller fumer une clope avec un pote qui s'ennuyait aussi fermement que moi!
Haley Joel Osment venait de sortir du "Sixième Sens" de Shyamalan, gros succès pour lui... En effet, ce gamin était terriblement expressif dans ce film de fantômes, et il arrachait des larmes au plus endurci lorsque, submergé de sanglots, il annonçait à sa mère qu'il pouvait communiquer avec la Mamy trépassée depuis belle lurette!!! C'était très bien dans le "Sixième Sens", ça avait fait un carton, et lancé en flèche la carrière du jeune garçon... Le problème, c'est qu'il devait être entouré d'agents qui avaient repéré le filon :"vas y mon Coco, encore un peu plus de sanglots dans la voix... prend ton nounours et supplie ta maman adoptive..."
Pourtant, Dieu sait que j'aime les enfants, j'en ferai même un jour quelques uns à moi, mais là je lui aurais coller une bonne paire de calottes!! ça va bien 5 minutes le cinoche!!
Alors oui, Kubrick, le grand Kubrick, le mec qui prenait tout son temps pour faire un film au millimètre de pellicule près, ce mec là devait réaliser A.I.
En aurait-il fait un conte moderne où David est si humain qu'il a en lui des travers pervers? La folie l'aurait-elle envahit, faisant de lui un véritable et pur esprit, et non plus une machine résonnant à coups de logarithme? On ne le saura jamais, le destin voulu que son dernier film fut une commande de l'Eglise de Scientologie...
Et qui sait, Kubrick aurait très bien pu réaliser de nouveau l'exploit de "2001 l'Odysée de l'Espace" : un film qui se regarde sous acide et dont les tenants et aboutissants nous échappent malgré tout (dans ce cas, je serais sûrement aussi sortie de la salle pour fumer ma cancerette...) ...
En attendant, on n'a que la peloche de Spielberg à se mettre sous la dent... prenons le pour ce qu'il est, et admirons les images qu'il est capable de pondre! A ce moment là, je sors mon âme d'enfant du placard et je vais regarder ce Spielberg, les yeux grands ouverts, émerveillée, du pop-corn dans la bouche, et sans me poser aucune question, je trouve que c'est bien triste et qu'HJO joue à la perfection...
Les films ou les œuvres littéraires qui traitent des robots sont nombreuses. Car du Golem, à Terminator en passant par Frankenstein, le cinéma a toujours mis en scène des hommes qui se prennent pour Dieu et cherchent à créer un être à leur image. Dans ce film, l’idée de départ me met franchement mal à l’aise, l’idée que l’on puisse donner à un robot une allure de petit garçon, pour des parents en mal d’enfants est tout de même assez abominable. C’est vrai qu’un garçon robot a tout les avantages : il ne fait pas de caprices, il ne fait pas de bêtise, il ne grandit jamais, il est parfait…. Vous me direz que ce n’est qu’un film, d’accord !, c’est vrai !, mais et si c’était cela le futur ?, vous auriez dit à un homme de 1850 qu’un jour on traversait l’atlantique en avion en quelques heures il vous aurait rit au nez, et pourtant…… d’autant que les robots ça existe, mais uniquement au niveau industriel. Donc, on imagine, un être parfait, par rapport à l’humain qui lui est si imparfait, mais c’est justement cela qui fait son intérêt, son imperfection et sa faculté à se remettre en question. Le film devient
bouleversant le jour ou l’enfant de chair et de sang de la famille d’adoption du robot sort de sa léthargie. Car le robot qui répond au nom de David, n’est plus vraiment une machine. Ce film laisse plané beaucoup d’interrogation sur ce qui caractérise un être humain. Quand ?, a partir de quel critères peut-on dire qu’un être quel qu’il soit est un humain ou non ? . De plus le film comprend une deuxième parti que je qualifierait de plus mystique, qui certes incite moins à ma réflexion, et est plus intéressante graphiquement
Je crois que niveau histoire triste, c'est vraiment celle où c'est triste pendant quasiment tout le film, la plupart sont triste par moment, d'autres au début et d'autres à la fin, mais AI c'est triste tout le temps. Une histoire bien à la Kubrick. Je pense que le film aurait été mieux si c'était Kubrick qui l'avait réalisé (mais quelqu'un là haut n'était pas du même avis). A voir
Spielberg signe ici une superbe critique violacée d'une société sclérosée ... effets spéciaux d'une très grande qualité, acteurs exceptionnels, scénario brillant ... pourtant, comme mes collègues ont pu le dire auparavant, la première partie reste de meilleure qualité que la deuxième ... sinon, nous assistons ici à un très grand spectacle légèrement tire-larmes (mais c'est devenu une marque de fabrique chez Spielberg) mais tjs réaliste ... a tout prendre, je trouve l'idée des robots pensants bien plus brillantes ici que dans I Robot, mais chacun ses goûts !
Un film de science-fiction couvrant un sujet archi-classique de la sf (les robots ont-ils une âme?) mais désirant sortir des sentiers battus en adoptant une sorte de transposition moderne de PINOCCHIO. Mais en dépit de l'ambition du projet, A.I. demeure néanmoins un produit inégal oscillant entre le sublime (la première partie montrant l'androïde enfant devenir malgré lui la victime des sentiments versatiles des humains, les décors et trucages magnifiques...) et le produit quelque peu standard et sans surprise (la deuxième moitié joue un peu trop facilement la carte lacrymale et abuse sur la dimension conte moderne jusqu'à ecoeurement). Un mélange à l'image de son réalisateur: très doué mais sombrant trop souvent dans la "gentillesse" facile. On regrette qu'un projet d cet envergure n'ait pas été achevé par Kubrick vu le potentiel que laissait passer ce film, certes de qualité, mais imparfait.
Mon Dieu quel bide ! Je retourne la jaquette pour tenter de me rassurer mais hélas oui c’est bien de lui. C’est bien Steven Spielberg qui a réalisé ce film. Un mixe de Mad Max, d’un mauvais E.T., ouuuuuu de je ne sais quoi d’autre. Quelle panne d’inspiration de la part du maître. Cette balade d’un travelo gominé, d’un gosse au masque éternellement figé dans la tristesse et de ce nounours Cajoline adoucisseur. C’est édulcoré, gnangnan et parfois proche du ridicule. Je n’accroche franchement pas à la poésie de ce film dont la longueur est proportionnelle à mon incompréhension. Mais qu’est-il arrivé à notre Steven ? Je m’arrête là car cela me fait mal d’écrire du mal de lui... Je retourner vérifier la jaquette…
Adapté Pinnochio dans une version du monde futuriste, on aurait pu sans passer. Le film est trop sentimental et certaines scènes sont quand même exagérées comme lorsque la mère abandonne David. C'est dommage pourtant car les effets spéciaux sont superbement bien fait.
Je serais prêt à un autre qui parlerait cette fois-ci du petit chaperon rouge. C'est touchant comme histoire, surtout la scène dans l'arène où tout le monde croit vraiment que c'est un petit garçon et refuse de le tuer avec de l'acide.
J'adore ce film (bien qu'il soit parfois un peu sage)..Il a des scènes marquantes (lorsque david est obligé de quitter sa mère, le massacre des robots) et les acteurs sont excellents..Mais il n'y a rien à faire, les 20 dernières min avec les extra-terrestres sont intenables et vraiment de trop. Si le film s'était terminé sur la scène de david devant la fée bleue, le film aurait eu beaucoup plus d'impact qu'avec cet interminable happy end et aurait été un chef d'oeuvre incontestable
Je ne savais vraiment pas à quoi m'attendre en regardant ce film, si ce n'est que Steven Spielberg en était le réalisateur (un gage de qualité selon moi!) Et j'avoue être assez surpris par le résultat final. Une idée de scénario très intéressante, mais traitée avec une originalité assez déstabilisante. L'Intelligence Artificielle sera sans aucun doute au coeur des débats dans quelques décennies (progrès de la science, émergence de la robotique, explosion du virtuel...) Spielberg la traite au niveau de la société, mais aussi et surtout au niveau familial, avec les conséquences que cela peut avoir sur l'existence de chacun. Haley Joel Osment est vraiment émouvant en petit robot qui désire tant devenir un vrai petit garçon pour conquérir l'amour de sa "mère adoptive". La prestation de Jude Law n'est pas mal non plus. En fait, j'ai bien apprécié la première partie du film, qui se déroule au sein d'une même famille. La deuxième partie est plus quelconque à mon avis, et tranche trop avec le reste du film (seuls les décors, plutôt grandioses, m'ont marqué, notamment New York sous les eaux!) Au final, ce film me donne le goût de quelque chose d'inachevé, ou tout du moins d'un potentiel pas assez exploité. Reste qu'il s'agit d'un très bon film de SF, qui pose certaines questions appelées à devenir incontournables dans le futur...