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Note du rédacteur: /10
Note moyenne de la rédaction : 0.00/10

 

Critique de Olivier (7/10)
Le principe du « Basé sur des faits réels » mis en avant pour la mise en branle du projet et la promotion du film oriente toute la réalisation de Mark Pellington (Arlington Road) qui se veut définitivement plus intimiste que spectaculaire, tout comme ce fut le cas plus récemment pour La voix des morts ou Mémoire effacée.

Pellington n’en néglige pas pour autant les effets visuels, particulièrement nombreux dans le métrage, avec une récurrence du motif de l’homme-papillon, le mothman. La photographie de Fred Murphy, ayant déjà officié sur Hypnose ajoute elle aussi de l’intensité à une approche qui reste résolument sobre, appuyée par la musique aux accents mélodramatiques de tomandandy.

Censée basé sur des faits réels, La prophétie des ombres ne cesse d’intriguer car elle soulève des questions mais n’apporte pas de réponse. La figure du messager, le mothman – qui tire son nom d’un des méchants de la série télé Batman (1966) – reste jusqu’au bout un mystère : ange ? démon ? extraterrestre ? Provoque-t-il les catastrophes ou cherche-t-il à les éviter ? Plus on en voit et, paradoxalement, plus le mystère s’épaissit. D’autant que le documentaire accompagnant le film sur le DVD multiplie les pistes : certains témoins de l’époque évoquent des soucoupes volantes, la présence de ces fameux hommes en uniforme noir… Un univers familier à toutes celles et ceux qui se remémorent avec nostalgie la série X-Files et que ce film devrait combler. On y retrouve même cet épisode de la faille spatio-temporelle, figurant dans un des épisodes de la série, et que traverse Richard Gere sans s’en apercevoir. Mais Pellington n’explore pas toutes ces pistes car il préfère centrer son attention sur un homme confronté à la perte d’un être cher et à des évènements inexplicables dont on ne sait d’ailleurs s’ils l’aident à faire son deuil ou bien au contraire. Dans La prophétie des ombres, les protagonistes du film, Richard Gere en tête, dans un rôle inhabituel, se montrent tout aussi perdus que nous face aux évènements.

Parmi les évènements se produisant à Point Pleasant, il est à noter que, dans le motel, le fait que le radio-réveil indique 6:14 n’est pas un hasard. En effet, il faut se référer au Chapitre 6 verset 14 de l’Evangile selon Saint-Jean : « […] Celui-ci est vraiment le prophète qui doit venir dans le monde. » Le mothman, nouveau prophète ? Une autre question sans réponse.

Critique de Olivier (7/10)
Le principe du « Basé sur des faits réels » mis en avant pour la mise en branle du projet et la promotion du film oriente toute la réalisation de Mark Pellington (Arlington Road) qui se veut définitivement plus intimiste que spectaculaire, tout comme ce fut le cas plus récemment pour La voix des morts ou Mémoire effacée.

Pellington n’en néglige pas pour autant les effets visuels, particulièrement nombreux dans le métrage, avec une récurrence du motif de l’homme-papillon, le mothman. La photographie de Fred Murphy, ayant déjà officié sur Hypnose ajoute elle aussi de l’intensité à une approche qui reste résolument sobre, appuyée par la musique aux accents mélodramatiques de tomandandy.

Censée basé sur des faits réels, La prophétie des ombres ne cesse d’intriguer car elle soulève des questions mais n’apporte pas de réponse. La figure du messager, le mothman – qui tire son nom d’un des méchants de la série télé Batman (1966) – reste jusqu’au bout un mystère : ange ? démon ? extraterrestre ? Provoque-t-il les catastrophes ou cherche-t-il à les éviter ? Plus on en voit et, paradoxalement, plus le mystère s’épaissit. D’autant que le documentaire accompagnant le film sur le DVD multiplie les pistes : certains témoins de l’époque évoquent des soucoupes volantes, la présence de ces fameux hommes en uniforme noir… Un univers familier à toutes celles et ceux qui se remémorent avec nostalgie la série X-Files et que ce film devrait combler. On y retrouve même cet épisode de la faille spatio-temporelle, figurant dans un des épisodes de la série, et que traverse Richard Gere sans s’en apercevoir. Mais Pellington n’explore pas toutes ces pistes car il préfère centrer son attention sur un homme confronté à la perte d’un être cher et à des évènements inexplicables dont on ne sait d’ailleurs s’ils l’aident à faire son deuil ou bien au contraire. Dans La prophétie des ombres, les protagonistes du film, Richard Gere en tête, dans un rôle inhabituel, se montrent tout aussi perdus que nous face aux évènements.

Parmi les évènements se produisant à Point Pleasant, il est à noter que, dans le motel, le fait que le radio-réveil indique 6:14 n’est pas un hasard. En effet, il faut se référer au Chapitre 6 verset 14 de l’Evangile selon Saint-Jean : « […] Celui-ci est vraiment le prophète qui doit venir dans le monde. » Le mothman, nouveau prophète ? Une autre question sans réponse.

Critique de Olivier (7.5/10)
Au vu du scénario, on pense obligatoirement au Volte-face de John Woo, qui sortira sur les écrans trois ans plus tard. Et il est vrai que les similitudes sont nombreuses, même si, dans La machine, il y a à la base une expérimentation scientifique avec un docteur Lacroix qui n'est pas sans rappeler son confrère Frankenstein (on pensera aussi au docteur Lawrence Angelo du Cobaye.

Si l'idée de base et certaines situations sont très proches entre le film de Woo et celui de Dupeyron, exit chez ce dernier les scènes d'action époustouflantes, cascades et autres explosions. La machine, budget oblige (mais aussi sans doute label cinéma français), est beaucoup plus sobre dans son approche du sujet et, consécutivement, plus froid. La photographie, plus brute et moins colorée que les productions hollywoodiennes, vient accroître ce climat de malaise qui s'installe au visionnage de ce film. En outre, la présence au générique de Gérard Depardieu (le Docteur Marc Lacroix) et Didier Bourdon (Zyto) apporte nécessairement un autre cachet au film que celle d'un Nicolas Cage et un John Travolta : on ne joue pas dans la même catégorie, ni dans le même registre. Chaque acteur est à la hauteur de son rôle, avec une petite réserve pour Erwan Baynaud, le "petit rat". Quant à la fraîcheur d'une actrice comme Nathalie Baye, elle se retrouve bien mise à mal dans cet univers en déliquescence où tous les repères s'effondrent. Ce film est d'autant plus malsain qu'il aborde des tabous, le viol ou encore le marricide, sous des formes détournées à travers les changements d'identité dont seul le spectateur est conscient.

François Dupeyron a en outre la bonne idée de nous offrir un film fantastique dégagé de toute chronique sociale, ce que les productions françaises habituelles, même de genre, ont tant de mal à faire, et on lui en saura gré.

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