Voir la fiche complète du film : Batman (Tim Burton - 1989)

Batman

Tim Burton nous livre sa version du Batman de Bob Kane : univers sombre, héros torturé et bad guy de service dément. A voir.
Publié le 1 Janvier 2008 par JulienVoir la fiche de Batman
8
Clown
Le jeune Bruce Wayne (Michael Keaton) assiste, horrifié, au meurtre de ses parents par un individu qui prend la fuite. Des années plus tard, Bruce Wayne est un milliardaire a qui tout réussi. Pourtant, il vit reclus dans un sombre manoir, rongé par le souvenir tragique de la mort de ses parents. Afin que plus personne ne vive ce qu’il a vécu, il a décidé de consacrer son existence à la lutte contre le crime en devenant une ombre sur les toits de la ville de Gotham City : le justicier Batman, Il va bientôt se retrouver confronté à un ancien membre de la pègre qui, après être tombé dans une cuve de produits chimiques dans une usine, est devenu Le Joker (Jack Nicholson), un homme grimé en clown qui fait régner la terreur à Gotham City…

Tim Burton est un réalisateur « à univers », c’est-à-dire qui travaille beaucoup sur la création ou la transposition d’un univers, d’un monde, à l’écran. Sur Batman, Tim Burton nous offre des visuels impressionnants (il suffit de s’attarder sur les décors mais aussi sur la réalisation et les effets de caméra pour s’en rendre compte). Qu’il s’agisse de la ville de Gotham City, plongée dans une nuit noire (les scènes de jour sont rares) ou de la fameuse « Batcave » de notre héros, tout concourt pour offrir au spectateur un univers très sombre. Un univers qui est à l’image du personnage principal de l’histoire : Bruce Wayne/Batman. Un homme meurtri dans son âme et dans son cœur qui tente de chasser ses démons en combattant le crime. Un personnage au caractère complexe qui ne reflète pas vraiment d’une manière fidèle celui du comics de Bob Kane (dans le comics, il est plus question d’action que d’émotions). Le Bruce Wayne de Burton est en effet quelqu’un de très pessimiste, qui ne se fait plus d’illusions sur son existence et qui est conscient du monde dans lequel il vit, où règne la corruption et le crime…

A la beauté des décors (le manoir, Gotham City, l’église), s’ajoutent la très belle musique du fidèle compositeur de Burton, Danny Elfman. Le thème principal (audible dès l’ouverture du film, lorsque l’on parcours l’intérieur du sigle de batman) est réellement percutant et remarquablement orchestré (on en attendait pas moins de Danny Elfman). Tim Burton sait aussi manier une caméra et il le prouve en réalisant de très beaux plans comme celui, connu, de l’avion de Batman qui transperce littéralement les nuages pour s’aligner sur la lune. C’est beau, mais c’est totalement gratuit. La réalisation est un peu "Tape-à-l’œil" mais à le mérite de maintenir le spectateur scotché à son fauteuil.

Un film intéressant dans la carrière de Tim Burton et qui vaut surtout pour la beauté de ses décors et les prestations remarquables du trio Keaton/Nicholson/Basinger.

Autres critiques

The Monster Project
Sans sombrer dans l’euphémisme, le found-footage est un genre parsemé de déclinaisons inégales qui, bien souvent, ont tendance à le niveler par le bas, parfois au point de le décrédibiliser. Du côté des occurrences notables dotées d’un budget très modeste, on peut évoquer Grave Encounters ou, dans un autre exercice de style, Noroï: The Curse et The Poughkeepsie Tapes . À l’...
Comportements Troublants
Suite au suicide du frère aîné de la famille, les Clark emménagent sur l'île de Cradle Bay, afin de démarrer une nouvelle vie. Steve, qui se remet difficilement de ce drame, tente de s'intégrer dans son nouveau collège, dirigé par une bande d'élèves d'apparence calme et amicale, les Rubans Bleus. Mais d'étranges comportements et certaines rumeurs inquiètent Steve et ses...
Raiders of the Lost Shark
Plus que n’importe quelle autre décennie, les années2010 auront été le prétexte à un florilège de navets et autres nanars en puissance dans le domaine de la sharksploitation. Des étrons cinématographiques tout droit sortis d’un imaginaire aussi limité que dérangé, le survival animalier s’est vu infliger de terribles exactions. En marge des frasques de SyFy et Asylum, de...
Saw 5
Après un quatrième volet assez dispensable, les producteurs continuent de faire marcher la machine à dollars que représente la désormais célèbre série Saw . John Kramer (Tobin Bell) a beau être mort à la fin du troisième film, il n’a jamais été aussi présent à l’écran que dans les derniers opus et ce cinquième film ne change pas la donne… Malheureusement, force est de constater...
Death valley
Si l’on excepte l’incontournable Walking dead et les animes japonais, le zombie et la série TV sont un mélange plutôt rare. Cette créature en décomposition est davantage à l’aise sur grand écran. Pourtant, l’on a eu droit à Dead set , mini-série savoureuse tournant en dérision la télé-réalité de fort belle manière. Plus récemment, le projet avorté de Zombieland et son...