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Le Loup-garou de Londres

Une excellente comédie horrifique qui n'a pas pris une ride.
Publié le 1 Janvier 2008 par JulienVoir la fiche de Le Loup-garou de Londres
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Loup-Garou

Deux jeunes touristes américains, Jack et David, parcourent la campagne anglaise en auto-stop et s'égarent. Ils font halte à l'auberge de "l'agneau égorgé", où ils sont assez froidement accueillis. Avant de quitter les lieux, les habitants leur conseillent de ne jamais s'écarter de la route et, en aucun cas, de ne jamais pénétrer dans la lande. Oubliant ces recommandations, Jack et David entrent par mégarde dans la lande. Jack est alors attaqué par une créature monstrueuse. David est lui aussi blessé par la créature. Les villageois sauvent in extremis David d'une mort certaine. De retour à Londres, David constate des changements dans son comportement. La malédiction du loup-garou semble avoir fait son effet...

John Landis surprend tout son monde en 1981 avec ce film de loup-garou hors normes qui vaut largement le détour. L'année précédente, Landis nous offrait l'une des meilleures comédies musicales avec The Blues Brothers (1980). Avec Le Loup-Garou de Londres, Landis signe un film fantastique (dans tous les sens du terme) certes, mais aussi une véritable comédie. C'est l'un des points forts du film: un humour omniprésent. Et c'est humour, il est du en grande partie à l'acteur Griffin Dune, qui interprète le rôle de Jack, le pote de David qui, après avoir été déchiqueté par le monstre, revient sous la forme d'un zombi pour mettre en garde David. Son état ne cesse d'empirer à chacune de ses apparitions (à la clinique, au cinéma...) et la putréfaction n'est pas loin à chaque fois.

Nous en venons aux effets spéciaux. Ce n'est pas par hasard si notre compère Rick Baker décrocha l'oscar des meilleurs spéciaux en 1982 avec ce film. En effet, il a fait un boulot tout simplement remarquable. La transformation de David au milieu du métrage demeure une scène culte d'un réalisme incroyable.
La réalisation, sans être exceptionnelle, est suffisamment bien emballée pour nous permettre de suivre les aventures de David sans encombres. Rappelons que Landis n'est pas un "spécialiste" en matière de cinéma d'horreur. Il fait toutefois un travail de qualité en soignant sa réalisation, ses lumières et la photographie.

Un film désormais culte dans le cinéma fantastique. Sa suite, Le Loup-Garou de Paris (Anthony Waller – 1997), fait bien pâle figure. Malgré des effets spéciaux assez impressionnants, il est loin d'égaler son modèle (en réalisation et au niveau de l'humour, notamment).

A noter que la même année(1981) sortait un autre classique du film de loup-garou: Hurlements (The Howling) de Joe Dante. Si vous n'avez pas non plus vu ce film... ben dépêchez-vous de le (re)voir !

 

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