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My Soul to Take

Un slasher fantastique traversé par quelques fulgurances géniales, mais qui dans l'ensemble se laisse regarder distraitement...
Publié le 17 Mai 2012 par GeoffreyVoir la fiche de My Soul to Take
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Tueur en série

Est-il besoin de vous faire l'injure d'encore vous présenter Wes Craven, le papa de Freddy Krueger, réalisateur des cultes Scream, La Colline a des Yeux et autre Dernière maison sur la Gauche, mais aussi responsable des tristement célèbres L'été de la peur, La Colline a des Yeux 2 et Cursed ?
On le sait, l'ami Wes est capable du pire comme du meilleur, même si ses derniers essais laissaient à penser que ses plus belles années étaient derrière lui. Et puis est sorti Scream 4, lequel se plaisait à rappeler qu'au contraire de Dario Argento, Wes Craven avait peut-être encore des choses à apporter au cinéma de genre.

Toutefois, avant ce retour en grâce est sorti My Soul to Take, premier film du réalisateur basé sur un des ses propres scénarios depuis Freddy sort de la Nuit en 1994, mais toujours inédit dans nos contrées européennes. Il faut dire que ses résultats américains (environ $7,000,000 de recettes pour un budget de $25,000,000) n'ont pas dû inciter les producteurs à se bousculer au portillon, mais tout de même, une sortie DTV aurait parfaitement convenu à ce petit slasher fantastique pas aussi honteux qu'il n'y parait.
Ceci dit, il faut bien admettre que ce n'est pas forcément à ce niveau que l'on attend quelqu'un qui nous a offert les chef-d'oeuvres suscités.


J'en connais une qui va se faire prendre...

Un tueur shizophrène ressurgit, quinze ans après sa prétendue mort, pour tuer les sept enfants nés cette nuit-là...


The Ripper's maybe not dead...

A n'en pas douter, Wes Craven a tenté de retrouver sa verve d'autrefois en fusionnant deux de ses meilleurs films, à savoir Les Griffes de la Nuit et Scream, en un seul métrage, car les similitudes avec ces deux oeuvres sont parfois flagrantes. Toutefois, le Ripper est loin de valoir Freddy ou Ghostface en terme de charisme, la faute à une présence effective à l'écran plus que réduite et à un look que l'on qualifiera pudiquement de peu réussi.


Encore une histoire de vengeance. Vous avez dit classique ?

Que pouvait encore faire Craven pour se démarquer en réalisant l'énième slasher de sa filmographie ? Vous dites y adjoindre un peu de fantastique, comme pour les Griffes de la Nuit ? Gagné ! Un scénario épatant était bien la seule manière qui lui restait pour nous proposer un film, si pas original, au moins différent. Le souci, c'est que le point de départ est intéressant, mais que l'histoire est maladroitement développée. Certaines questions sont laissées en suspens, tandis que les relations entre les personnages sont parfois bâclées. Et quand elles ne le sont pas, on tombe dans le cliché avec une galerie de personnages comme on en voit tant dans les teen-movies.
De plus, après vingt bonnes premières minutes, le film connait un gros creux avec des scènes sympathiques, mais peu utiles (l'oiseau en classe) et on se croirait catapulté dans un teen-movie comique. Heureusement, le dernier acte reprendra du poil de la bête grâce à une utilisation judicieuse du whodunit.

Notons que les personnages sont bien campés par d'illustres inconnus et que grâce à cela, on est bien en peine de deviner qui va mourir (sauf, of course, le héros), ni dans quel ordre ils vont passer l'arme à gauche. Un bon point à ce niveau.


Pour un peu on se croirait dans American Pie...

Un petit mot sur la réalisation à présent : elle est bonne. Papy Craven sait encore se servir d'une caméra pour proposer des effets surprenants et des séquences bien emballées. Je n'irais pas jusqu'à dire que My Soul to Take joue dans la même catégorie que ses classiques d'autrefois, mais il se place aisément dans le haut du panier de sa filmographie.

Bref, My Soul to Take n'est qu'un petit slasher fantastique traversé par quelques fulgurances géniales, mais qui dans l'ensemble se laisse regarder distraitement. Après la débacle de Cursed, Wes Craven, reprend du poil de la bête, même si l'on est bien loin des cîmes atteintes par ses chef-d'oeuvres d'antan.
Ceci dit, un slasher réalisé par les soins du père Craven reste un slasher bien supérieur à la moyenne du genre.

A propos de l'auteur : Geoffrey
Portrait de Geoffrey

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Réalisateur:
Sortie France:
01 Août 2012
Durée:
107 min.
6.35714
Moyenne : 6.4 (14 votes)

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