Voir la fiche complète du film : The Toxic Avenger (Lloyd Kaufman, Michael Herz - 1984)

The Toxic Avenger

Un classique made in Troma, bien fun, bien trash et bien gore...
Publié le 1 Janvier 2008 par JulienVoir la fiche de The Toxic Avenger
8

Aux Etats-Unis, dans le New Jersey, Tromaville est la ville qui détient tous les records en matière de pollution par les déchets toxiques. Dans le club de remise en forme de la ville, travaille le jeune Melvin. Homme à tout faire du club, Melvin est également le souffre-douleur de tous. Lorsqu'une "farce" tourne mal, Melvin se retrouve dans un baril de déchets très toxiques. Dès lors, sa vie va changer : il a acquis une force hors du commun mais s'est transformé en véritable monstre. Devenu le "Toxic Avenger", Melvin va se lancer dans une campagne de "nettoyage" avec comme objectif de débarrasser la ville de toute sa vermine...

Ami de la poésie et du bon goût, bonsoir. The Toxic Avenger est sans conteste l'un des films les plus connus de la désormais célèbre firme de production Troma. Compagnie derrière des titres comme Class of Nukem' High, Buttcrack, Decampitated, Terror Firmer, Rabid Grannies, Killer Condom... la Troma est devenue depuis ses débuts dans les années 80 une véritable "usine à ovnis cinématographiques". Misant tout sur le trash, le gore, le sexe, le mauvais goût et l'anticonformisme, les productions Troma ont aujourd'hui de fervents adeptes.

Réalisé par les "papes" de la firme, Michael Herz et Lloyd Kaufman, The Toxic Avenger est LE film par excellence qui traduit presque à la perfection "l'esprit Troma". Si le scénario n'est pas exempt de défauts au même titre que la réalisation, le film se rattrape par des personnages et des séquences bien barrées de la cafetière. A ce titre, la scène au début du film, où Bozo, Slug et leurs copines se prennent pour des vigilantes en voiture est excellente : au volant de leur bolide, ils "jouent" à écraser des passants (du hit 'n run). Leur première victime est un gamin à vélo qu'ils renversent. Mais le petit respire encore : marche arrière et le voilà le crâne écrabouillé sous les roues. Les deux nanas sortent alors du véhicule pour prendre des photos (en fin de métrage, l'une d'entre elles se masturbe dans un sauna en matant les photos!). Une séquence tout simplement impensable dans une production "classique". Bref, du "politiquement pas correct" du tout...

La star du film reste ce bon vieux Melvin, le "Toxic Avenger" qui a décidé d'éliminer la pègre de Tromaville. Dès les premières minutes du film, le personnage de Melvin attire la sympathie du spectateur. Et lorsqu'il devient un super-héros, le spectateur n'attend plus qu'une chose : qu'il se venge de ses "tortionnaires". Son arrivée annoncée par un grand morceau de musique classique, Melvin n'y va pas de main morte : arrachage de nez, castration, éventration, écrabouillage de tronche... C'est gore et ça fait plaisir.

On s'amuse également beaucoup grâce à une galerie de personnages aux traits assez grossiers mais très fun : un maire obèse et corrompu jusqu'à la moelle, un chef de la police dont les gimmicks font tout droit référence à celles d'Hitler, des voyous qui ne reculent devant rien (n'hésitant pas à écraser des enfants et à molester sauvagement une pauvre vieille dame), des braqueurs de fast-food violents (l'un d'eux ose même tuer froidement au fusil à pompe le chien d'une jeune aveugle - et future "petite amie" de Melvin !)... Des personnages hauts en couleur qui contribuent pour beaucoup au cachet "délirant" et "anticonformiste" du film.

Au passage, on soulignera également les nombreux passages dévoilant au spectateur la vie privée de Melvin : après avoir empêché un braquage dans un fast-food, il recueille Sarah, une jeune aveugle (heureusement pour lui!). Alors, bien évidemment, il s'amourache de la demoiselle, l'installe dans ses quartiers et l'amène jusque dans son lit pour des ébats hilarants.

The Toxic Avenger est un petit bijou de la Troma qui a permit de renflouer les caisses de la société qui n'était pas, financièrement, dans une très bonne période. Et, avec un budget d'environ 500, 000 dollars, Kaufman et Herz ont accouché d'un super-héros devenu l'emblème de la société. Alors, succès oblige, le film a connu des suites (au nombre de quatre à ce jour et de moins bonne qualité hélas).

Autres critiques

Frankenweenie
Avec Alice au pays des merveilles , Tim Burton avait refroidi bon nombre de ses fans et des amateurs de l'histoire originale. Le film n'était pas forcément mauvais, mais l'association de l'illustre cinéaste à celui de Lewis Carroll avait de quoi faire rêver. Mais les plus grandes attentes sont parfois synonymes de déconvenues magistrales. La déception était au rendez-vous devant un produit léché...
Insensibles
Il n'est jamais facile d'allier film d'horreur et film historique, même si cette partie demeure purement fantaisiste. Le pari est souvent risqué parce que soit l'horreur est oubliée ou reléguée au second plan, soit la partie historique est bâclée et ne sert finalement pas à grand-chose. Avec Insensibles , la donne était encore plus compliquée puisqu'il s'agit du premier film d'un jeune espagnol...
Primeval
De nos jours, au Burundi, dans un pays ravagé par la guerre civile, une petite équipe de journalistes américains monte une expédition pour capturer le célèbre Gustave, crocodile de près de neuf mètres de long, responsable de la mort de nombreux habitants. Adapté d'une histoire vraie, Primeval se présente comme un film de terreur animalier. Toutefois, il ne déroge pas aux codes du film d'aventures...
Le Survivant d'un Monde Parallèle
Certains acteurs, à force de côtoyer les studios de tournage, ont envie de faire leur propre film. Il existe alors deux cas de figure. Le premier cas est celui qui est talentueux dans tout ce qu'il touche : Clint Eastwood, Albert Dupontel, George Clooney... Le second cas est ceux des jeunes premiers qui veulent tenter l'expérience et pas toujours avec talent. Récemment, Joseph Gordon-...
Les innocents
Dans le domaine du fantastique, certaines œuvres littéraires du XIXe siècle demeurent des classiques qui, non contents de poser les bases d’un genre, le transcendaient à travers des intrigues intemporelles. On songe à Edgar Poe, Mary Shelley, Oscar Wilde ou encore Bram Stoker. Dans la même veine, Henry James a écrit Le tour d’écrou , roman remarquable en tout point, tant dans sa prose...