Meat grinder

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Portrait de Vivahorror Vivahorror
America's Most Wanted - 326 critiques
publié le 22/09/2012 - 04:22
10
 

Mon avis

Film tout à fait troublant et sadique, Meat Grinder n'est pas du tout recommandé aux âmes sensibles car il y a certaines scènes qui sont très... Disons que Saw et Hostel ne font clairement pas le poids contre ce film. Ils ont beau être assez dégoûtants, ils n'ont tout simplement pas d'histoire alors que ce film-ci a une histoire assez profonde et plutôt troublante. C'est en bonne partie ce qui rend ce film beaucoup plus gore et sadique que n'importe quel film de torture américain où des jeunes se font torturer à mort mais sans histoire en arrière-plan (ou du moins une histoire très superficielle) Ce film évoque beaucoup la sauvagerie humaine à l'état brut. En général, les acteurs sont bons, l'histoire derrière tout ça est macabre à souhait et le film lui-même est très sombre et sadique. Âmes sensibles s'abstenir.

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Portrait de Dante_1984 Dante_1984
I am Legend - 1124 critiques
publié le 16/07/2010 - 10:39
10
 

Un plat principal consistant

Une jeune femme au passé tortueux décide de se venger de la gente masculine en les torturant. Elle se débarrasse des corps en les broyant, puis se sert de la viande pour sa soupe de nouille, très savoureuse et réputée. La Thaïlande nous avait déjà gratifiée de l’excellente trilogie Art of the devil. Des films abrupts et violents sur fond de folklore local. Néanmoins, cette très bonne franchise n’était qu’une mise en bouche au vu de ce que propose Meat grinder. Pour une fois, le trailer rend à merveille tout ce que l’on peut ressentir à travers l’histoire. Dégoût, malaise, peut-être même de l’empathie, il ne s’agit pas véritablement d’une promenade bucolique, mais plutôt d’un voyage aux confins de la sauvagerie humaine. On saupoudre le film d’une bonne dose de torture-porn. On émince quelques morceaux de viandes fraîches. On remue le tout dans un cadre très typique et inquiétant pour obtenir un film d’un sadisme exacerbé et néanmoins justifié. Le cinéaste insuffle à son histoire une ambiance malsaine et putride au possible. Pour peu, on pourrait presque sentir les relents de la viande fraîchement découpée. Bien que les souvenirs soit parfois un peu trop présents au détriment du récit, ils n’en restent pas moins indispensables à la bonne compréhension des mobiles justifiant pareille boucherie. Le réalisateur tend à dénoncer la maltraitance des enfants via ses souvenirs douloureux, ainsi que la répercussion des actes subis sur leur descendance. Une sorte de cercle vicieux dont il semble impossible de se dépêtrer. A mi-chemin entre drame poignant (il faut reconnaître que l’on s’attache à l’actrice principale) et horreur d’une autre époque, nul doute que Meat grinder apportera son lot de polémiques et de détracteurs. Bien entendu, ces personnes se contenteront simplement de dénoncer la brutalité du récit– qui n’est pas gratuite, je le rappelle – sans approfondir la réelle signification de cette incroyable production asiatique. Doté d’un esthétisme quasi-parfait, Meat grinder jouit d’une photographie somptueuse et d’une réalisation audacieuse. Le résultat est à la hauteur de nos attentes : un film d’une cruauté rare et impressionnante. Bon appétit.

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