Menace Sismique - Secousse Sismique

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Portrait de Dante_1984

Une (méga)faille dans le scénario

Dante_1984 (I am Legend - 1124 critiques)
4
 
À la suite d'une explosion gigantesque, un tremblement de terre parcourt les États-Unis de long en large, menaçant des milliers de vies et, accessoirement, de tracer une belle cicatrice dans les plaines américaines. On connaît Asylum pour copier insidieusement les blockbusters de Hollywood. Toutefois, il est un autre domaine dans lequel la firme excelle : les films catastrophes à (très) petit budget. La firme n'hésite pas à nous fournir ce genre de produits de seconde zone à tour de bras. Elle s'associe une fois de plus avec SyFy pour ce Megafault qui porte décidément très bien son nom.

À la barre, un grand habitué d'Asylum : David Michael Latt. Le personnage sait comment s'épanouir à travers une filmographie des plus... pathétique. Il ne s'agit pas de son premier film catastrophe, mais cela n'augure rien de bon. À l'horizon, un scénario aux relents méphitiques. Nous ne sommes pas en présence d'un survival dans un paysage désolé, mais ce que l'on nous propose est encore pire. On suit en direct le voyage mouvementé de cette faille en s'amusant à compter les inepties scientifiques qui nous sont infligées. Géologie et séismologie sont bien malmenées dans cette sombre idiotie et les solutions pour endiguer le problème s'avèrent tout aussi affligeantes !

Dès lors, on assiste à une joyeuse débandade où les effets spéciaux rivalisent de médiocrité avec la distribution. Un sol qui se fissure avec la régularité d'un métronome sur l'ensemble du territoire américain, des explosions tout juste potables (excepté le panache de fumée qui s’en dégage), des conséquences en cascades qui sont à peine évoquées (la menace de Yellowstone…) ; difficile de plébisciter Megafault pour ses qualités esthétiques ! Toutefois et malgré les limites budgétaires, on notera la persévérance du réalisateur à ne pas masquer ces séquences par des hors-champ pénibles et scandaleux. L’un des rares bons points du film (pour ne pas dire le seul).

Complètement absurde, le film de David Michael Latt multiplie les incohérences et les invraisemblances tant sur le plan technique que scientifique. On assiste donc à un spectacle dénué d'intérêt. Un constat tellement prégnant que le déroulement de l'histoire se révèle un prétexte pour poursuivre cahin-caha son périple. Outre ce récit calamiteux, les effets spéciaux sont à déplorer au compte des victimes. Qui plus est, les acteurs principaux sont handicapés par des personnages des plus apathiques sur le plan émotionnel. N'oublions pas également des lignes de dialogues qui se suivent et se ressemblent. Megafault ne déroge pas à la règle de la liste non exhaustive des défauts si chers à Asylum. Vite vu, vite oublié.

publié le 30/11/2011 - 13:00

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