The Poughkeepsie Tapes

gamora (Newbie - 2 critiques)

8
 

- Véritable petit ovni d'une rare intensité, The poughkeepsie Tapes représente parfaitement le genre de film qui fait peur à la grande Hollywood. En effet, son côté subversif et immoral a fait de ce film une œuvre boudée par la critique, ignorée par le grand public et difficilement trouvable sur le circuit.... à tord. Mêlant Found footage, Faux-documentaire et Fake-snuff, The poughkeepsie Tapes dépeint avec un réalisme troublant, l'épopée macabre d'un sérial-killer intelligent, froid, méticuleux et profondément dérangé. Réalisé par un John Erick Dowdle ( En quarantaine, Devil, Catacombe) qui officiait là son premier film d'horreur ( il sortit 2 autres films avant, dont une comédie), ce métrage est une petite perle de terreur pure de par son côté Underground ( probablement inspiré par la trilogie August Underground), et terriblement perturbant (similaire à Megan is missing). Bien que la qualité de l'image et de l'acting n'est pas élogiant, le film arrive à choquer avec une force déconcertante. Plus qu'une simple pellicule d'une noirceur certaine, le réalisateur inclut la nécrophilie, le viol ou encore le meurtre d'enfants pour augmenter la crudité des images, et associé à cela, l'incapacité des forces de l'ordre, la paranoïa général et les dégâts psychologiques subits par les victimes.

Une œuvre déstabilisante, d'une violence psychologique et graphique insoutenable et réellement perturbante, nous laissant bouche-bée. A couper le souffle, cette fresque horrifique reste indéniablement marquée dans les esprits et fait partie des meilleurs found footage que le cinéma ait pu nous donner à ce jour.

publié le 03/04/2017 - 17:07

Marc.mlc (I am Legend - 1114 critiques)

"The Poughkeepsie Tapes" nous présente un serial killer particulièrement sadique et cruel à travers ses forfaits qu'il a lui même filmé et divers interviews (flics, victimes...). Peu original, mais déstabilisant, à la limite même du soutenable, le métrage ravira les amateurs de sensations fortes même si l'ensemble n'est pas surprenant.
publié le 01/11/2013 - 15:09
Portrait de Dexter

Dexter (Serial Killer - 475 critiques)

8
 
Oui vraiment horrible d'avoir affaire au seul tueur psychopathe pas capable de faire les poches de ses victimes pour s'acheter un camescope décent, parce que la qualité d'image du sien fait clairement pitié !

The Poughkeepsie Tapes nous fait suivre les exaltations d'un gars que sa maman a dû bercer trop près du mur, bref un tueur psychopathe ne s'étant jamais fais attraper. Au moins une chose est sûre, il était inutile de mener l'enquête dans les écoles de cinéma, car le mec filme comme ses pieds et ne sait visiblement pas ce qu'est un cadrage. Sans parler de l'éclairage (dans son antre). Malgré ça j'avoue que le film fait mouche au niveau de la déstabilisation et de l'inconfort provoqué, sincèrement ce film n'est pas là pour nous brosser dans le sens du poil.

Divers témoignages, la plupart d'agent du FBI qui sont beaucoup plus balèzes et motivés à fermer des sites qu'à choper des tueurs, mais aussi de parent de victimes et un d'une victime m'ayant mis la larme à l'oeil (le syndrome de Stockholm est une des pires choses pouvant taper l'incruste dans une vie) seront partie intégrante du film, ou plutôt reconstitution sur la vie d'un tueur vraiment salaud (pas d'autre mot) qui ira jusqu'à narguer par sa présence la mère d'une victime devant sa maison (elle sera persuadée que c'était lui, mais trop tard) ! Maintenant qui était t-il ? A chacun son hypothèse. Policier ? Agent du FBI ? Agent de sécurité ? Modérateur/Chroniqueur sur Horreur.net ? Chacun y verra à boire et à manger dans ce film ne pouvant laisser indiffèrent: soit on le subit au point de l'arrêter, soit la fascination l'emporte et on regrette qu'il se termine.

publié le 23/01/2012 - 19:04
Portrait de Ghylin

Ghylin (Graine de psychopathe - 186 critiques)

8
 
Lorsque des centaines de cassettes vidéos montrant des meurtres, démembrements, tortures et autres joyeusetés, sont retrouvés dans une maison abandonnée au jardin garni de corps putréfiés, la police découvre l'existence d'un tueur en série inédit...

A la manière d'un Projet Blair Witch, le film traite les bandes retrouvées comme dans un documentaire, Pierre Bellemarre en moins. L'effet est sympathique et réaliste, on n'a aucun mal à se glisser dans la tête des différents intervenants, crédibles et justes.

Les bandes vidéos sont abimées, donnant une image sautillante et manquant de couleur, tandis que la bande-son présente de multiples passages inaudibles ou tout simplement incompréhensibles. Forcèment, quand tout le monde hurle en même temps, on a un peu de mal à s'y retrouver. Certains passages sont totalement farfelus, à l'image de la victime en sous-vêtements sautant sur un ballon gonflable pour le faire exploser sous les injonctions du tueur... L'effet "psychopathe" est terrible, le meurtrier apparaissant parfois avec le costume de Scaramouche, criant sa haine sur ses victimes avec une voix très convaincante.

Le seul bémol à ces vidéos est le suivant: certaines scènes se passent hors caméra, on voit seulement une ombre ou un bras dépasser mais pas la scène centrale, hors il paraît évident que si le tueur souhaites garder un souvenir de son forfait, il va bien évidemment filmer toute la boucherie... Cela dit, ce bémol est vraiment insignifiant au regard du reste du film.

Les meurtres sont éprouvants, les tortures insoutenables et la soumission de Cheryl épouvantable. D'ailleurs, son calvaire grandit peu à peu, jusqu'à atteindre un paroxysme dégueulasse en fin de film... Je n'en dirai pas plus...

De par son réalisme et la possibilité qu'un tel individu puisse traîner dans les environs, "The Poughkeepsie Tapes" rempli son contrat de trouille sans aucun problème.

publié le 19/01/2012 - 21:48
Portrait de Dante_1984

Dante_1984 (I am Legend - 1124 critiques)

8
 
Dans la petite ville de Poughkeepsie, les autorités découvrent dans une maison des centaines de cassettes vidéo retraçant le parcours macabre d’un tueur en série qui a agi pendant des années à l’insu de tous. Avant de réaliser l'opportuniste et misérable Quarantine, John Erick Dowdle s’était déjà attaqué au faux documentaire en la personne de ce Poughkeepsie tapes. Une histoire pour le moins dérangeante qui prend place dans un cadre bucolique ou comment l’horreur s’invite dans notre foyer, et ce, de la plus insidieuse des manières possibles. En ayant vu Quarantine avant Poughkeepsie tapes, l’on pourrait craindre le pire et, pourquoi pas, trouver l’origine du mal qui ronge le remake de Rec. Étrangement, il n’en est rien.

Dès les premiers instants, on sent que l’on aura droit à une production à la fois sérieuse et appliquée dans son déroulement. À la manière d’un documentaire d’investigation (l’approche est similaire à des émissions telles qu’Enquêtes criminelles ou Faites entrer l’accusé), le film décompose avec minutie son intrigue. On parle du tueur en série et des victimes sans les voir, les différents protagonistes de l’affaire apportent leur point de vue sur ce sordide fait divers, tout est agencé pour nous préparer psychologiquement à la rencontre d’un psychopathe hors-norme. À ce titre, les séquences "documentaires" sont réalisées de la même manière que les émissions suscitées. Une approche qui entretiendra l’ambiguïté entre la réalité et la fiction tout au long du récit.

Mais Poughkeepsie tapes n’est pas un simple compte-rendu aux images propres et censurées. Très rapidement, le cinéaste parsème son film d’extraits vidéo directement issus des cassettes retrouvés au domicile du serial killer. Dès lors, le changement d’ambiance s’opère. Image flou, cadrage approximatif, couleurs qui s’estompent, mauvaises qualités de la bande vidéo (ondulation de l’image) ou le son crachotant et éructant les bruitages ou les invectives du tueur, les détails ne manquent pas pour définir le soin apporté à l’élaboration de ces extraits. L’atmosphère s’en retrouve décuplée. C’est bien simple, il suffit de cinq petites minutes pour rentrer dans le vif du sujet, suivre les débats et les exactions du serial killer qui monte crescendo dans l’horreur.

On se trouve en présence d’un faux documentaire appliqué, doté d'une ambiance immersive et pourvu d'un sens du malsain certain. Ne vous attendez pas à un florilège d’hémoglobine, mais plutôt à une torture psychologique qui recèle tout de même de nombreux moments de violence physique. Une manière glauque de mettre en œuvre le jeu du chat et de la souris sans que le félin soit inquiété plus que cela de ses méfaits. S’il est dérangeant par son côté brut de décoffrage, Poughkeepsie tapes dénonce également le cynisme des médias (tout comme Megan is missing) sur l’importance d’un sujet quand un autre occupe la tête d’affiche (en l’occurrence pour le cas présent les attentats du 11 septembre). À la fois sordide et troublant, un film qui a le mérite de décrire un fait divers (en partie véridique) sans concession avec un soupçon de voyeurisme, mais surtout avec le réalisme qu'incombe pareil exercice.

publié le 19/10/2011 - 13:04