Kichiku

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furieux

Dr West (I am Legend - 1300 critiques)

Pur folie furieuse, mais où vont-ils chercher leurs idées… Du pur délire bien gore par moment.

publié le 01/12/2019 - 21:11
Portrait de Dante_1984

Le sommeil nous gagne

Dante_1984 (I am Legend - 1124 critiques)
4
 
Alors que leur leader effectue un séjour prolongé dans une prison, un parti d’extrême-gauche se retrouve livré à lui-même. Petit à petit les conflits se multiplient entre les membres. La folie et la cruauté les gagnent. Petite production méconnue dans nos contrées, Kichiku ne s’adresse qu’à un public très particulier. En effet, il faut être patient et tolérant pour trouver un quelconque intérêt dans le film de Kazuyoshi Kumakiri. Difficile de définir un tel projet tellement il se situe en marge de la production de masse. En soi, se démarquer des autres est un atout indéniable, mais on déchante vite quant à la qualité finale. Le gros problème du récit est sa lenteur. Rarement, il m’ait été donné de voir (ou subir) un film aussi indolent et pénible que Kichiku. Il n’y a pas à proprement parlé de mise en place car le rythme de l’histoire est identique du début à la fin. Le film se divise en trois parties (premier et second banquet, puis le banquet final) où il ne se passe strictement rien. Le terme léthargique est un euphémisme lorsque désire parler de Kichiku. A aucun moment, on se sent portés par un message sous-jacent à la trame principale. Nous ne sommes pas en présence d’un film d’horreur (à l’exception de deux ou trois passages gores), ni d’un thriller (pas de tension) ou encore un drame (absence totale d’émotions). Qu’est donc Kichiku ? Simplement une sorte de cinéma d’essai sélectif dont il est difficile de se sentir impliqué. En effet, il faut être au courant du contexte sociopolitique et s’y intéresser grandement pour comprendre ou déterminer les agissements du groupuscule. A cela s’ajoute de gros problèmes au niveau de la bande son. Au mieux des mélodies peu empathiques, au pire absente. Les acteurs semblent également peu impliqués dans leur rôle. Les dialogues minimalistes au possible n’aident en rien leur labeur. En dépit d’un parti pris pour une violence visuelle gratuite assez intéressante, Kichiku requiert une dose conséquente d’adrénaline pour ne pas sombrer dans le coma. Elitiste, cruel et sans l’ombre d’un doute soporifique, le film de Kazuyoshi Kumakiri est un essai peu enthousiasmant de son hypothétique talent. Depuis, il s’est tourné principalement vers le drame et la comédie.
publié le 02/04/2010 - 08:28

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