The Ghostwriter

7.9/10
The Ghostwriter

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Portrait de Fab-4 Fab-4
Serial Killer - 991 critiques
publié le 08/11/2016 - 19:51
7
 

Dangereuse bio

Notre héro est embauché pour jouer les p'tits nègres et terminer les mémoires d'un ancien premier ministre. Le problème c'est que l'écrivain qu'il remplace est mort d'une manière étrange. Quant à son employeur, il semble tirer quelques casseroles derrière lui...

Thème vraiment très original pour ce film qui est bien écrit, bien joué et bien réalisé. Tout ceci est très bien ficelé mais je trouve ce thriller politique finalement peu passionnant car ça manque de pêche, de caractère et de tension, surtout dans la première heure. Heureusement, la seconde partie du film est plus intéressante, les choses s'accélérant quelque peu jusqu'à un final assez inattendue.

Un bon film, sans faille technique, à l'intrigue atypique et au final rehaussant le manque d'émotions général ressenties.

A voir.

Portrait de VonRolling VonRolling
America's Most Wanted - 369 critiques
publié le 05/10/2012 - 10:17
10
 

Subtile secret

Roman Polanski est toujours aussi bon. Rien à voir avec la fantôme d'un Dario Argento planant sur de récents nanars. The Ghostwriter est avant tout un véritable plaisir pour les amateurs de très bon cinéma qui aiment qu'on sollicite leur matière grise. Car contrairement à la tendance actuelle, Polanski demande à ses spectateurs de l'attention, du recul, et surtout un raisonnement global sur son nouveau chef d'oeuvre.

Je conseille à ceux qui s'ennuieraient dès la première demi-heure de ne pas insister. Ils vont passer à côté du film. Ghostwriter est tissé de subtilités qu'il faut saisir dès le départ pour en apprécier toute la puissance à la fin. Personnellement, j'ai été épaté par le rythme de l'histoire. L'envie de comprendre m'a scotché à mon fauteuil et je n'ai pas vu le temps passer.

Pour faire court, Ghostwriter semble être un parallèle avec une partie du parcours de Polanski. On ressent la mise en quarantaine, et l'esprit d'analyse de la situation en espace clos. Puis, dans ce petit espace qu'est l'île ou réside l'ancien premier ministre, un secret d'une ampleur colossale se dévoile pas à pas.

Le choix de l'histoire est déjà très bon, mais la mise en scène est une véritable leçon et le panel d'acteurs laisse sans voix. Tout est réglé au millimètre avec un talent absolu. Pour ceux qui comprenette l'ampleur de la révélation finale, il y a fort à parier que l'histoire se re-déroulera quelques fois dans votre tête les jours suivants. J'ai compris beaucoup de choses dans les heures qui ont suivi. Car Ghostwriter n'a pas qu'une simple dimension politique (avec ses échos parfois très reconnaissables). Les relations humaines y ont une place d'honneur.

Je n'ai maintenant plus qu'une seule envie: me procurer ce film en Blu Ray pour en apprécier toutes les qualités d'images et de son (les dernières scènes sont d'une beauté incroyable), mais aussi et surtout, pour décortiquer chaque passage de l'histoire, montée comme une horloge.

En quelques mots: merci Mr. Polanski de relever ainsi le niveau. Ghostwriter, c'est de l'excellent cinéma !

Portrait de Lebreihz Lebreihz
I am Legend - 2308 critiques
publié le 01/10/2012 - 00:47
8
 

Nègre littéraire un boulot ingrat

Outre l'intrigue politico-médiatique, le film met également en lumière un travail un peu particulier, celui de nègre littéraire, qui est avouons le assez ingrat. L'ensemble est plutôt bien mené, bien qu'il n'y ait que très peu d'action. Ce qui est assez notable c'est la performance des acteurs notament pierce borsnan en politicien plus que douteux.
Leduffpascal@cp
Copycat Killer - 30 critiques
publié le 06/04/2011 - 13:40
10
 

Le maitre de l'angoisse !

Ewan MacGregor est un écrivain à la carrière ratée choisi pour remplacer le ' nègre ' de l'ex-Premier Ministre Anglais Adam ( Pierce Brosnan ) décédé dans d'étranges circonstances. Roman Polanski est un grand cinéaste. Un TRES grand cinéaste. Il le prouve à nouveau ici avec son nouveau film. Sur une trame qui rappelle le grand cinéma paranoïaque américain des années 1970, comme LES TROIS JOURS DU CONDOR de Sydney Pollack, il raconte une histoire qui pourrait être quelconque filmée par un autre. Le scénario est brillant dans sa construction, sans être révolutionnaire mais suffisamment malin pour intriguer et nous embarquer avec lui pendant 2h15. La mise en scène du cinéaste de 76 ans rappelle son talent légendaire. Il crée une atmosphère constamment étrange, à la limite du fantastique dans son ambiance, une des grandes marques de fabrique de Polanski. Atmosphère subtilement soulignée par la musique envoûtante de ce grand compositeur qu'est Alexandre Desplat. Un grand sens du montage et du cadre, dans les scènes en voiture entre autres, un soin discret apporté aux décors, la maison sur la plage étant un exemple d'ouverture sur l'extérieur mais aussi de repli contre le monde, ou d'absence de réelle liberté selon les scènes et ce qu'elles racontent. [spoiler] Ewan Mc Gregor est parfait dans le rôle de cet écrivain fantôme, qui suit les traces de son prédécesseur, soulignant la pertinence de l'expression anglaise ghost writer, le destin du dernier titulaire du poste étant un rappel constant de la menace qui pèse sur lui et sur l'enquête qu'il mènera presque malgré lui. [/spoiler] La scène où il obtient son poste de nègre est un des nombreux exemples dans le film de dialogues spirituels et d'une attention toujours constante du soin accordé aux seconds rôles par Roman Polanski. James Belushi est un patron de maison d'édition inquiet des ventes du livre de l'homme politique et trouve ici une épaisseur qu'il n'a pas souvent eu l'occasion de montrer jusqu'ici dans son parcours d'acteur. Son crâne rasé, son embonpoint lui vont très bien pour incarner un homme que l'on écoute sans sourciller. Un simple haussement du haut de son visage indique son agacement face aux propos de Tim Preece, éditeur sous ses ordres, manifestement hostile au personnage de Ewan Mc Gregor. Tim Preece est un comédien de 70 ans à la filmographie réduite mais qui montre ici en quelques minutes de présence qu'il devrait être plus utilisé par le cinéma anglais. Les exemples de la qualité de cette oeuvre sont nombreux et font de ce film policier un des grands films de genre de ces derniers mois et probablement des mois à venir. La tension est constante, la mécanique fonctionne sans souci. Aussi bien dans son approche du polar/film d'espionnage mais aussi dans son regard sur la politique contemporaine et sur les relations humaines. Parmi les autres comédiens à briller, on trouve aussi Pierce Brosnan dans le rôle de cet ancien Premier Ministre qui évoque sans le moindre doute Tony Blair, malgré les dénégations de l'auteur Robert Harris, qui fut longtemps un proche de Blair. Evidemment les distances avec la réalité sont nombreuses mais les rapprochements le sont tout autant. Le conflit en Irak, le Tribunal Penal International de la Haye sont évoqués avec une vraie force politique mais aussi avec une grande ironie. Olivia Williams est son épouse délaissée et sa déception sur leur vie commune est flagrante, jalouse des rapports de son mari avec Kim Cattrall en super assistante incessement présente dans leur intimité. Toutes deux sont d'une grande justesse et laissent planer le doute sur leurs motivations respectives. Tom Wilkinson qui avait marqué The Full Monty ou Michael Clayton de sa grande présence est délicieusement ambigu dans son rôle de mentor. Le passage d'un petit mot de main à main est une des traces de la virtuosité du cinéaste franco -polonais, tout comme cette ultime scène qui relie la fin de son histoire à son commencement. Un film riche, un vrai plaisir de cinéma. Du grand art...
Portrait de Spalding Spalding
Copycat Killer - 58 critiques
publié le 10/08/2010 - 15:44
8
 

Un bon film

Encore un bon film de Roman Polanski qui prouve, s'il en était besoin, la permanence du talent de ce réalisateur et sa faculté de passer d'un genre à l'autre sans décevoir.

Sur fond de thriller politique, ce film séduit par le jeux de ses acteurs principaux : Brossman et Mc Gregor. La photographie est de surcroît trés réussi, quand bien même las paysages sont souvent brûmeux. Pas de ciel bleu ici, mais une intrigue plutôt réussi qui se déroule du point d'un nègre, auteur anonyme mandaté par un personnage politique afin qu'il rédige ses mémoires sans révelation compromettante.

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