Holocauste

9.0/10
Holocauste

Critiques spectateurs

Réalisateur: Marvin J. Chomsky Avec James Woods, Michael Moriarty, Meryl Streep, Ian Holm, Joseph Bottoms

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Portrait de Lebreihz Lebreihz
I am Legend - 2308 critiques
publié le 03/07/2016 - 16:44

Des bourreaux et des victimes ordinaires !

Cette fameuse série ! je l'ai vu 4 fois , dont la première en 1978 , dont evidement je ne saisi pas complètement le sens.

Donc à chaque fois qu'elle passe à la télé je ne peux m'empêcher de la visionner , car elle permet de poser beaucoup d'interrogation sur la nature humaine.

Ce qui est particulier dans ce film, c'est que l'on ne se centre pas sur les politiques, Hitler, Goebells, Goerin et les autres complices ne sont pas mis en scène, en fait le fim se concentre sur les administratifs , avec des nazis authentiques , Himmler, Heydrich.....et ce Nazi fictif qu'est Dorf.

Vous aurez remarqué que j'ai mis en titre "des bourreaux et des victimes ordinaires" car finalement le film s'articule autour de Dorf, et la famille Weis.

Biens sur le réalisateur reprend les temps forts de la seconde guerre mondiale : de la nuit de crystal, en passant par l'invasion de l'union soviétique, jusqu'a l'évasion de sobibor.

Et à chaque fois les personnages imaginaires du film y sont impliqués.

Alors lequel est le plus intéressant ? Eric Dorf , hélas ! que voulez-vous le bourreau succite toujours plus d'interogations que sa victime..Dorf qui à la base est....pacifiste, de mileu populaire , d'ailleurs "dorf" en Allemand signifiant "village".....le genre de type qui bien que, très instruit , il est juriste, ne trouve pas de travail dans cette Allemagne des années 30. Quand vous constaterez son ascension au sein de la SS, jusqu'a en devenir lui même un des organisateurs de "la solution finale"....vous réaliserez que les plus grands assassins de l'histoire sont décidément les gens les plus ordianires qu'il soit .

Finalement l'homme est un homme ordinaire !, bon mari, bon père , cultivé.....on est plus dans les clichés que l'on nous montre souvent c'est à dire des nazis cyniques, qui se réjouissent à l'avance des meurtres de masse auquels ils vont devoir participer.d'ailleurs au cour d'une réunion de haut gradé le mot "extermination" met tout le monde mal à l'aise !

C'est encore plus curieux , cette relation intime qu'il ya entre Dorf et ses victimes les Weis, victimes par procuration d'ailleurs ! Dorf n'a pas pour vocation a appliquer lui-même ce qu'il a imaginé dans sa tête, surtout concernant une famille dont le père était son medecin !

Car curieusement dorf ne semble pas être anti-sémite, pas plus que l'Allemand moyen d'ailleurs . C'est pour ça qu'il a fallu créer par le biais de l'ignoble journal "der stummer" dirigé par le non moins ignoble julius streicher .....un stéréotype....c'est à dire , le Juif aux ongles aussi crochus que le nez, coiffé d'une callote qui ne cherche qu'a détruire l'Allemagne , bref le Youpin quoi !

Sauf que les weiß,qui sont "blanc" "weiß" en allemand, sont une famille qui n' a rien ni de près ni de loin quelque chose à voir avec le judaïsme, et encore moins avec la juiverie mondiale, d'ailleurs les prénoms des enfants sont tout ce qui a de plus Allemand , et pas un seul hanoukkia horne le salon de Mr et MMe weis !, tout ça pour vous dire que les victimes elles aussi sont ordiaires !

et il est fort à parier que les 6 millions de morts aient eut la moindre conivence avec les banquiers du genre de goldam sachs...très peu de Juifs sont riches en fait , certains souvenez-vous étaient même vendeurs de téléphone portable....rappelez-vous que dans tout peuple il y a "le petit peuple" qui trime et l'élite !

En fait il ya un passage pendant lequel Dorf et son Heydrich explique que "l'antisémitisme institutionel" permet de canaliser les masses populaires ! on a l'impression que tout ces gens sont fascinés par le judaïsme, au point de comparer les longues files de Juifs a une scène tirée de l'ancien testament , évoquant un exode ....sauf que là c'est l'exode vers la mort !

En fait on se met à la place de ce Dorf, l'homme au bout d'un temps ne plus revenir en arrière.......attention !, je ne cautionne en rien ses agissements....mais voila il est dans le processus de l'obéissance ...et plus il évolue dans ce processus ....plus il obéit, même si au fond de lui-même il se rend compte qu'il n'est qu'un assassin.Seulement voila....s'il refuse d'appliquer un ordre...alors implicitement il reconnait qu'il a eu tord d'aller jusque là !, c'est ce que j'appelle le point de non retour , une sorte de "singularité de l'autorité". Curieusement ! vous n'arriverez pas à détester ce Dorf, a par peut-être vers la fin ouil se définit lui-même comme un "simple livreur de courrier" devant l'officier Américain

Curieusement on pourrait appliquer le même raisonement pour les victimes ....pourquoi sont -elles dociles! eh bien parce que ceux qui viennent les arrêter sont des policiers d'une autorité qu'ils jugent également légitimes....et au bout d'un temps la victime se révolte pas ...car sinon elles reconnait implicitemnt qu'elle a eut tord ....d'aller jusque là !

On est tous obligé d'obéir aux ordres d'une autorité lambda , mais, à vous d'avoir sufisament de bons sens, de refuser d'appliquer certains ordres qui vous jugeriez contraire à votre morale !

Au bout d'un temps tout de même, "lors d'une visite d'inspection" l'horrible réalité va lui éclater en pleine figure ! Eh bien oui ! que voulez-vous, fusiller des gens à la mitrailleuse ...c'est violent !, surtout quand on vous demande d'achever ceux qui bougent encore, à l'aide de votre lugger , en mettant une balle dans la tête du nourisson de trois mois...imaginez que vous retrouviez vos enfants après ça !, si l'image de l'innocence assassinée vous reviens sans arrêt en tête ....c'est un coup a faire une dépression nerveuse ! pauvres Nazis, le métier de génocideur est parfois dificille !

Et après une (ridicule) crise de larme plus tard , bobonne sera là pour vous remonter le morale, en vous faisant comprendre que vous n'avez jamais après fait qu'obéir aux ordres, bobonne en fait manipule son nazi de mari depuis le début , et après tout que ne ferait-on pas pour s'élever scoialement !

Donc charge à notre homme de trouver des solutions ou les contacts entre la victime et son assassin seraient réduit....Après tout si on applique "la division scientifique du travail" on va faire en sorte que chaque participant ait un rôle tellemnt moindre dans le processus de telle sorte qu'il n'ait pas à son niveau personel l'impression d'avoir participé à un génocide...après tout les policiers font leurs travail de policier, les cheminots font leurs travails de cheminot....et ainsi de suite jusqu'au directeur du camps de concentration qui pourra toujours dire à la limite qu'il ne fesait que son travail de directeur de prison....une des séquences les plus abjectes du film l'illustre très bien , lors du gazage des handicapés mentaux , les medecins conduisent les victimes dans ...une pièce, d'autres ferme la porte....et plus tard un type en bleu de chauffe met le diésel en marche pour asphixier les victimes....remarquez après réflexion....larguer une ogive nucléaire sur une ville en tuant 300000 personnes, répond à la même logique ! En fait "l'expérience de Millgram" décrite dans "I comme icare " décrit très bien le processus de la soumission à aune autorité que "nous" jugeons "légitime"

Et heureusement dans un sens !, car sinon il n'y aurait plus de socièté possible. Après , libre à vous de faire preuve de bon sens et de ne pas appliquer les ordres à la lettre, si votre employeur vous demande de signaler à la police un pauvre bougre qui dort sans sa voiture ,mon intelligence que je juge naturellement très elevée , et ma dignité humaine m'empêche de le faire, et tant pis pour l'avertisseemnt que votre employeur vous notifiera

Alors pourquoi me suis-je intéresser à ce film , car le monde va mal ! et d'autres génocides sont en cours notament de la part de DAESH qui eux à l'inverse des Nazis sont des barbarres revendiqués comme tels ! eux assument leurs monstruosités en diffusant les images massivement !, ce qui est particulier c'est que leurs crimes sont motivés au nom de dieu, voyez quoi !, ce ne sont pas eux qui tuent ....c'est la volonté de dieu !Finalement seuls les assassins en série , sont des assassins parfaitement assumés, ils tuent , par ce qu'ils aiment ça, et ne cherche pas à dissimuler leurs motivations derières des causes assez vagues !

Beaucoup de bons points dans ce film, a part peut-être la réalisation orienté un peu trop "téléfilm", ça manque de drame quoi !, ce n'est pas "la liste schindler", et associé au doublage des acteurs , Dorf en tête !, qui emploi un ton tout a fait insupportable d'homme détaché, qu'il emploie lors qu'il visite une chambre à gaz en fonctionement un comme Bobby Ewing , dont il a la voix française ferait visiter une raffinerie à peu près !

Alors que va t-il se passer ?, aura-t-on la même chose ?, Non ! pas de manière aussi caricaturale, car n'importe comment aujourd'hui tout se sait très vite, mais bon ! faites confiance au génie humain pour ce qui est de se détruire les un et les autres ! l'homme exelle dans la monstruosité plus que dans n'importe quel domaine !

Portrait de Dante_1984 Dante_1984
I am Legend - 1124 critiques
publié le 25/02/2010 - 12:33
10
 

La tragédie du 20e siècle

A l’aube de la seconde guerre mondiale, le destin de deux familles unies par un mariage. L’une est juive, l’autre adopte la doctrine nazie. Holocauste est une mini-série divisée en quatre parties. Le feuilleton débute en 1935, lorsque le nazisme devient une idéologie reconnue par l’Allemagne. Dans ce contexte délictueux, on découvre le quotidien de deux familles que tout oppose. Marvin Chomsky parvient à conserver une objectivité surprenante face à un sujet aussi complexe que celui-ci. Une chronique sociale où victimes et bourreaux sont amenés à se rencontrer dans des circonstances aussi éclectiques que différentes. Le cinéaste n’enclave aucunement ces personnages dans les clichés ou les idées reçues. Il se contente de décrire avec circonspection la tragédie du 20e siècle. Ainsi, on alterne les différents points de vue afin d’offrir au spectateur un regard multiple sur les différents évènements entourant cette fresque historique. La première partie s’attèle à introduire les personnages via une union entre les deux familles. La montée en puissance du nazisme inquiète, mais ne surprend personne dans une Allemagne déchirée par une première guerre mondiale dévastatrice pour sa population. Le chômage gangrène une société désespérée et avide d’un nouveau leader capable de revaloriser l’image de la patrie. A ce titre, la nomination d’Hitler au titre de chancelier est une providence dont personne ne se cache. De ce fait, on ferme volontiers les yeux sur des propos antisémites. La scène où le prêtre fait un sermon en faveur des juifs en est l’exemple le plus frappant et explicite. Tandis qu’il parle, ses ouailles quittent l’église, refusant d’entendre de « pareilles inepties » contradictoires à la doctrine officielle. La ségrégation se veut progressive. La propagande latente et la manipulation des médias (presse et radio) entretiennent la peur et l’ignorance des allemands et mettent en exergue le désarroi et l’impuissance des juifs. Entre les promesses d’une carrière prestigieuse et l’opportunisme d’une vie meilleure, les allemands franchissent le pas. Quand bien même il n’adhère pas à l’idéologie nazie. Alors que les juifs souffrent davantage de jour en jour, les allemands sombrent dans un idéalisme utopique totalement dépourvue de sens. Tout cela ne peut découler, malheureusement, qu’au carnage que fut la seconde guerre mondiale. Dans la seconde et troisième partie, nous entrons de plein de fouet dans la guerre. La ségrégation des juifs laissent la place à leur extermination. Le réalisateur montre avec retenue les exécutions sommaires des juifs. On est épouvanté par l’horreur perpétrée par les nazis et la facilité déconcertante avec laquelle ils assassinent sans le moindre sentimentalisme de nombreuses personnes. Ils les dépersonnalisent afin de leur ôter toute once d’humanité. Un paradoxe effroyable étant donné que se sont les bourreaux qui en sont dépourvus. L’étrange docilité des juifs face à leur destin interloque. Ils ne se défendent pas, ne gémissent pas. Ils demeurent calmes et soumis en toutes circonstances, même à l’approche de leur mort. Concernant la quatrième et dernière partie, elle s’applique à montrer l’enfer des chambres à gaz et la révolte du ghetto de Varsovie. L’épilogue gagne en intensité étant donné que l’histoire prend fin. Les protagonistes font un état des lieux de ce qu’ils ont vécu. L’espoir renaissant dans la communauté juive tandis que les nazis tentent de se sauver. Misérables jusqu’au bout. Certains collaborent même avec les américains et continuent à se réfugier dans le déni le plus total au vu des atrocités qu’ils ont commises. En conclusion, Holocauste est une fresque historique exhaustive et poignante sur une période de l’histoire dont on doit perdurer le souvenir afin d’éviter que cela se reproduise dans de telles dimensions. Même si cela c’est reproduit à moindre échelle. Un triste exemple que celui du Rwanda, mais ceci est une autre histoire.

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