The line

8.0/10
The line

Critiques spectateurs

Réalisateur: James Cotten Avec Ray Liotta, Andy Garcia, Esai Morales, Armand Assante, Valerie Cruz

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Portrait de Sardaukar Sardaukar
America's Most Wanted - 318 critiques
publié le 24/04/2010 - 05:03
8
 

Quand Tijuana remplace…

… Chicago.

Voilà le genre de film qu’on découvre souvent par hasard au détour d’un programme télé et qu’on commence à visionner sans trop savoir ce que cela donnera. Et fort heureusement, on réalise vite qu’on est tombé sur un bon cru.

Ce film à pour lui d’être avant tout un film de gangsters à l’ancienne. Certains détails on été mis au goût du jour : La Cia remplace la police, les Talibans les associés venus d’ailleurs (Très souvent Sud-Américain ou venu de la vieille Europe c’était selon) et la toile de fond se tisse au Mexique devenu "Le pays" du crime organisé. C’est surtout dans ces fondamentaux, qu’on retrouve ce classicisme si jubilatoire. Le rythme, base fondamentale de tout film, est ici, lent sans jamais être pesant. Au contraire, il amène presque à la contemplation. Le côté humain primant et l’histoire ce voulant axées sur ses personnages principaux. La violence est présente sans jamais être gratuite. Idem pour la représentation du sexe, de l’alcool et de la drogue qui sont des éléments dont on n’abuse jamais. Au contraire, ils servent l’histoire.

En parlant d’histoire justement, comme pour Traffic, ce ne sont que des tranches de vies qui nous sont présentée et l’on reste souvent sur notre faim. Hormis cette déception, on a droit à ce qu’on nomme UN CASTING… et juste pour celui-ci, je demande une minute de silence (Un ange passe...). Sérieusement, c’est à couper le souffle autant de grands et de petits acteurs qui joue juste ! Oui, juste, ni trop ni pas assez… Ajoutez un scénario plus malin qu’il n’y paraît et vous voilà devant un petit plaisir qu’il ne faut pas bouder. Même la ville de Tijuana est un acteur qui donne sa réplique, le tout sur une bande son maîtrisée du tout au tout.

Bref, un film de gangster « à l’ancienne » à voir absolument ! Ni plus, ni moins !

Portrait de Dante_1984 Dante_1984
I am Legend - 1124 critiques
publié le 06/03/2010 - 10:51
8
 

La ligne à ne pas franchir

A Tijuana, Pelon hérite du cartel de la drogue gérait par Javier Salazar, mourant. Son choix attire les véhémences de son fils illégitime, Diablo. Une guerre des gangs s’engage alors entre les deux frères ennemis pour contrôler le marché le plus rentable du Mexique. Nombre de tueur à gages arrivent à Tijuana pour exécuter l’homme à abattre : Pelon. Malgré un casting quatre étoiles (Ray Liotta, Andy Garcia, Bruce Davison...) The line n’a pas bénéficié d’une sortie cinéma dans nos contrées. Un choix qui relève de la prudence au vu des nombreuses scènes de dialogues qui parsèment le récit. Si le film de James Cotten est estampillé thriller, l’avancement du récit est lent, pour ne pas dire contemplatif. Le cinéaste dépeint Tijuana, la ville la plus dangereuse du Mexique, dans ses pires aspects. Drogue, prostitution, corruption, les ruelles sordides exsudent la déchéance. A la manière de Michael Mann, Cotten nous gratifie de plans aériens somptueux de la ville (de nuit comme de jour). Cette décadence contraste avec les luxueuses villas des barons de la drogue. De fastueuses demeures des plus paisibles. Il est à déplorer certains clichés dans l’histoire, mais également dans la caractérisation des protagonistes (la jeune mère qui se prostitue afin de subvenir aux besoins de sa petite fille, le tueur à gages en quête de rédemption…). Malheureusement, ceci n’est pas le seul défaut du film. Le scénario de départ propose un panel de personnages éclectiques et complexes évoluant dans un cadre recherché des plus intéressants. Intrigues et histoires secondaires s’entremêlent dans des situations variées. Le souci ? La durée du film. 96 minutes n’est pas suffisant pour développer convenablement tout les aspects du récit. Ainsi, certains pans demeurent sous-développés ou au pire inexploités. Le meilleur exemple est sans contexte les deux talibans arrivant au Mexique. Palpitant sur le fond, puisque ceux-ci négocient avec la pègre locale pour faire passer ce que bon leur semble à la frontière des Etats-Unis. En réalité, cela n’apporte rien à l’histoire et ne constitue en rien la menace à laquelle on était en droit de s’y attendre. On en ressort frustré et quelque peu déçu. Néanmoins, The line est un thriller de bonne facture. Doté d’une excellente réalisation, d’un casting de premier choix et d’un contexte hostile et sinistre, le film de James Cotten ravira les amateurs du genre.

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