Le Sorcier du Nepal

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Portrait de Dante_1984

Romance et mysticisme

Dante_1984 (I am Legend - 1124 critiques)
4
 
De retour d’un voyage au Népal, Joe fait la rencontre de la mystérieuse Sheila. Celle-ci lui apprend qu’il doit lutter contre les forces du mal grâce à des pouvoirs mystiques. Entre eux, une idylle ne tarde pas à naître. Avant de s’atteler à la saga Histoires de fantômes chinois, Ching Siu-Tung s’attelait déjà au mysticisme avec ce Witch from Nepal. On s’étonne alors que ce film est demeuré dans l’oubli quand l’on voit l’illustre réputation (amplement mérité) d’Histoires de fantômes chinois. Si le début ne laisse rien paraître, au fil de la progression du récit, on se rend compte que Witch from Nepal est bien loin de nos espérances.

Relativement lent, le scénario ne s’encombre pas de dialogues patauds ou redondants. Le cinéaste préfère couper court aux discussions de pacotilles. Aussi, très peu de communication par le biais de la parole. La majorité du ressenti se fait dans le regard, une attitude ou un geste. Ce genre de procédé sied à merveille pour les histoires à l’eau de rose où le romantisme est omniprésent. Malheureusement, la quête principale s’efface assez rapidement au profit de cette idylle où Joe se retrouve tiraillé entre son amour et cette jeune inconnue. Ainsi, l’on se retrouve avec un film très fleur bleue, préférant compter pâquerette plutôt que de se pencher sur la menace imminente qui pèsent sur leurs épaules.

Là encore, on se retrouve désemparé face à une approche plutôt bâclée et sans saveur. La quête du bien et du mal dans ce qu’elle recèle de plus basique n’a rien de transcendant. Aucun dilemme cornélien, pas de rebondissements de dernières minutes. Le réalisateur ne se contente que du strict minimum. Même les personnages n’ont rien de marquants. Héros, jeune femme en détresse et grand méchant qui ne sait que miauler à chaque plan où il apparaît. Tout cela paraît bien fade au vu de la réputation du cinéaste et de sa tête d’affiche. Si la filmographie de Chow Yun-Fat n’est pas exempte de tout reproche, elle se révèle quand même nettement au-dessus de bon nombre d’acteurs. Force est de constater que Witch from Nepal fait partie de ses films les moins mémorables.

Bref, Witch from Nepal est une production hong-kongaise décevante. Romantisme exacerbé, histoire sans tension et sans réels enjeux, protagonistes sans saveur. Nul doute que le temps n’arrange pas des défauts déjà bien handicapants à la base. En somme, il recèle tout ce que l’on peut faire de plus basique. Vingt-cinq se sont écoulés et il est difficile de faire l’impasse sur ses nombreuses lacunes. Seuls les effets spéciaux, un brin désuet, offre un charme suranné à l’ensemble ; ce qui, vous en conviendrez, est bien peu pour sauver le film. A présent, on comprend mieux pourquoi le film est passé inaperçu.

publié le 21/12/2010 - 10:10

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