Balada triste

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Portrait de Warhammer

Une clownesquerie

Warhammer (Serial Killer - 929 critiques)
6
 
Un film trés,trés,trés spécial c'est clair. Au départ je me réjouissais de voir enfin un film sur le monde du cirque,car trés fascinant et finalement peu de film sur cet univers si particulier. Mais je dus déchanter trés vite,même si pendant un temps on nage effectivement dans ce monde là. Mais à partir du moment où le clown triste péte les plombs à cause d'une trapéziste complétement cinglée,à la fois tringlée et martyrisée par le clown rigolo(qui ne fera rire personne pour le coup), alors ça part en vrille,j'oserai meme dire dans le grotesque parfois,si bien qu'on se croirait rapidement dans une série B,avec enchainement de violences,situations risibles ou hallucinantes. Le point fort dans tout ça,c'est qu'il est bien difficile de savoir comment ça se termine. Franchement ce film ne plaira à tout le monde,moi je suis resté un peu sur ma faim or si on me demande est-ce que le film vaut d'etre vu?je dis oui sans hésiter car dans le genre c'est un ovni mais pas sûr de l'aimer pour autant. En revanche je suis resté estomaqué devant Carolina Bang,un vraie bombe sexuelle mes amis,il ya encore de la bave sur mon parquet.
publié le 23/07/2012 - 14:56
Portrait de Seblechien

Mon avis

Seblechien (America's Most Wanted - 271 critiques)
Alors là, pas du tout ma tasse de thé! Après toutes vos éloges, je m'attendais a une révolution cinématographique. Et puis, dodo! Zzzzzzzzzzzzz

Après, c'est bien interprété, super bien tourné, triste et glauque. Mais pour ma part soporifique!

Mais bon, je m'abstiendrai de noter votre "ovni" qui aura bien remplacé derrick pour ma sieste du dimanche après midi.

publié le 28/02/2012 - 10:38
Portrait de AqME

Du clown triste

AqME (America's Most Wanted - 604 critiques)
8
 
Film espagnol à la très bonne réputation, Balada Triste fait figure d'OVNI filmique, car il s'agit là d'un film totalement déjanté, loufoque, pétri de bonnes idées pouvant sembler absurdes et qui pourtant fonctionne. C'est le premier film d'Alex de la Iglesia que je regarde et autant le dire tout de suite, je ne suis pas déçu. Le monsieur avait déjà réalisé des films à la réputation plus que flatteuse comme crimes à Oxford ou encore Le Jour de la Bête, et il signe ici une sorte de drame complètement barré, à la frontière entre folie, amour et haine. Il s'agit d'un mélange des genres hallucinants dont la compréhension déjoue notre entendement et où des personnages aussi improbables que réels se croisent dans un scénario à la fois beau, triste et apocalyptique. Mais finalement, ce film n'est-il pas réservé à une élite? La folie ambiante et les personnages déjantés ne sont-ils pas trop loufoques pour plaire à un large panel de spectateurs? Le film peut-il réconcilier les coulrophobes avec nos amis au nez rouge?

Le scénario de ce film est étonnant. D'ailleurs, il est assez difficile de l'exprimer avec des mots et des phrases, car il s'agit d'un mélange de plusieurs histoires pour donner un final déroutant et nihiliste. Je vais essayer de faire simple et court. Le film débute en pleine guerre civile en Espagne. Un clown se retrouve enrôlé dans l'armée, puis il finit prisonnier. Avant de se faire fusiller, il dit à son fils de devenir clown et de se venger. Le petit Javier grandit, et il devient le clown triste d'un cirque de barjots. Il va y rencontrer un homme canon nain, un dresseur d'éléphant amoureux de son animal, un couple de dresseurs de chiens en crise, une magnifique trapéziste qui semble avoir plusieurs personnalités et un autre clown, formant son duo, violent, haineux et compagnon de la trapéziste. Mais Javier va tomber amoureux de la trapéziste et il se rend bien compte que l'autre clown la maltraite. Malgré cela, elle joue avec Javier pour rester avec l'autre taré. Javier, s'enfuyant dans les bois, va subir les pires humiliations, jusqu'à devenir un clown triste psychopathe, dézinguant tout le monde pour retrouver sa belle. Ce film est une sorte de pot pourri de tous les genres, mais la prédominance du drame est indéniable. Entre la guerre civile, les humiliations du héros, les excès de tout un chacun, la violence exacerbée des personnes du cirque, on se retrouve dans une mise en abîme où tout n'est que haine, violence et jalousie. Mais la force de la Iglesia, c'est qu'en plus, il rajoute un dose d'humour noir bien sympathique et un environnement détruit mais diaboliquement beau, maîtrisant la caméra avec un art qui laisse sans voix. Néanmoins, le film n'est pas pour tout le monde. Il est tellement bordélique, tellement noir et tellement déjanté qu'une personne non avertie risque fort de se lasser de ce métrage.

Les acteurs sont tous vraiment très bons. Carlos Areces, incarnant Javier a vraiment le profil pour ce rôle. A la fois lourdaud et gracieux, il apporte la tristesse pure du film, et le devenir de son personnage, incorporant une haine viscéral en plus de la tristesse profonde est vraiment interprété à merveille. D'ailleurs, il donne de sa personne lors des scènes perdues dans les bois. L'autre clown, son ennemi juré, joué par Antonio de la Torre, est lui magistralement interprété, mêlant jalousie, désespoir et violence, il fait vraiment peur et assure un méchant de choix. Carolina Bang, jouant la trapéziste, est vraiment magnifique, et elle aussi tient bien son rôle, proposant une dichotomie sans faille, partagée entre le souffle d'air pur pour Javier et la pétasse pour Sergio le méchant clown. Le reste du casting est aux petits oignons et finalement, toute cette bande de bras cassés devient une réalité presque palpable et plausible. Bien évidemment, certaines scènes sont complètement incongrues , à tel point que l'on se demande pourquoi les personnages font cela, mais avec l'ambiance du film, tout cela passe comme une lettre à la poste. Le final, magistral, est un modèle du genre, proposant une fin noire, triste et sans concession.

Au final, Balada Triste s'impose comme un film bizarre, barré, mais très efficace et vraiment maîtrisé. Malgré tout, le coté trop taré du métrage risque fort de déplaire à certains, jusqu'à jouer sur leur compréhension. La Balada Triste est le genre de film dont il faut se préparer avant de regarder sous peine de ressortir déçu à cause d'une incompréhension mesquine. Bref, pour ma part, c'est très réussi, c'est touche à tout et ça vaut vraiment le coup d’œil. Pour les amateurs de bizarreries et les amoureux du cinéma espagnol.

publié le 23/02/2012 - 19:52
Portrait de Aragami

Supert fim

Aragami (Copycat Killer - 39 critiques)
8
 
Très bon film et une histoire d'amour complètement barrée ce passant durant la révolution espagnole.
publié le 18/12/2011 - 12:40

Bille de clown

Skindred (Copycat Killer - 63 critiques)
8
 
Une histoire d'amour brutale avec 2 clowns complétement disjonctés pendant la guerre civile espagnole... c'est original et bien filmé... mais de là à dire que c'est un chef d’œuvre...
publié le 01/11/2011 - 18:18

Mon avis

Lilium (Newbie - 1 critiques)
10
 
Il est de ces moments ou l'on a envie de quelque chose de bien précis, ou l'ordinaire vous emmerde fermement et ou le quotidien vous semble d'un ennui abyssal. Par un hasard fort à propos vous vous décidez, pour calmer cette langueur (monotone), de vous payez une toile. Le petit cinéma Arts et Essais devrait bien proposer quelque chose qui fasse l'affaire. D'un pas nonchalant vous vous dirigez donc vers celui-ci, la séance étant à 21 heures, vous avez largement le temps. 20h30 et vous êtes déjà arrivé (sic), personne. Ah ! qu'elle sont loin les queues interminables des méga-complexes d'abrutissement de masse, sentant le pop-corn bidon vendu au prix du caviar (« mais c'est du bio » objecteront-ils). Dehors, la musique assourdissante de la fête foraine estivale égrène ses boum-boum symptomatiques, couvrant maladroitement les cris des jeunes pré-pubères digérant leur barbe à papa cramponné la tête en bas dans des lessiveuses improbables. La nausée vous guette, ce n'était peut être finalement pas une si bonne idée, et puis après une journée de boulot hein... Dans le hall spacieux du temple de la culture ou vous vous trouvez, un frais relatif relève les poils de vos bras et vos yeux, a demi-clos d'une fatigue sourde, scrutent les murs de celui-ci à la recherche d' affiches vous informant des films projetés cette semaine. Et là, soudainement, après avoir tourné d'à peine un quart de tour votre nuque, vos yeux découvrent écarquillés l'affiche de BALADA TRISTE.... Un calme résolu s’empare de vous, une quiétude nouvelle vous submerge et c'est enveloppé de ces psychotropes psychiques que vous vous installez dans la salle de projection. Quelques minutes après, une poignée de spectateur vous a également rejoint, comme si eux même cherchaient un abri. Le noir s'installe et la lumière jaillit sur l'écran... ----- La projection terminée vous retrouvez la fête foraine, vous la voyez maintenant d'un tout autre œil, vous avez l'impression de marcher droit, de ne plus être vraiment ici, d'être resté le spectateur devant l'écran. BALADA TRISTE est un film unique, une leçon de cinéma magistrale, le plaidoyer d'une fissure, d'une époque, d'un pays, une critique sans concession, c'est tout cela à la fois et bien plus encore. C'est ce sentiment d'avoir vu quelque chose qui ne ressemble à rien, de riche et de foisonnant, un cri sublimé par une tristesse douloureuse et le plaisir enfantin du jeux. Non, finalement, j'ai bien fait de ne pas rester devant TF1 ce soir.
publié le 02/07/2011 - 02:12
Portrait de Victoryanne

De La Iglesia dans son element

Victoryanne (Graine de psychopathe - 149 critiques)
10
 
Une histoire farfelue, un peu violente, pleine d'humour, de sensibilite. De La Iglesia excelle encore une fois dans son art et nous livre ici un film sans aucune fausse note. Le rire est au rendez vous, l'action et l'emotion elle aussi. Il n'y a decidement que dans son esprit a lui qu'un tel scenario pouvait prendre place, un melange de drame, de folie et d'humour decalle qui lui est cher et le resultat est stupefiant, je dirais meme qu'il releve du genie. Non seulement il sait choisir ses acteurs et donner une personalite a ses personnages qui les rend aussi attachants que detestables pour certains mais il sait aussi maitriser sa realisation et offre ici une photographie qui est, pour moi, le meilleure de tous ses films jusqu'a present. Une histoire attachante, triste comme le titre l'indique mais pleine de charme, le tout cloture par une fin riche en emotions sans verser dans le melodrame. Avec Balada Triste De la Iglesia prouve qu'il est l'un des meilleurs et des plus originaux realisateurs hispaniques, sans conteste.
publié le 20/04/2011 - 11:40

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