Inferno

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Hades
Newbie - 4 critiques
publié le 09/09/2021 - 19:35

La suite de Suspiria ?

L'intro de Inferno nous permet une transition ouverte pour tous les fans de Suspiria car la jeune Rose lit un livre qui évoque Mater suspirorium comme l'une des trois mères et vivant à Fribourg, où ont eu lieu les événements de Suspiria. Bien que Markos n'est jamais nommé ainsi dans le précédent film, le titre "Suspiria " est assez parlant.
Comme pour Suspiria ce film nous pose comme héroïne une jeune femme qui se retrouve dans un lieu qui l'amène à mener des recherches. Seule cassure avec Suzy c'est que Rose meurt à la moitié du film, clin d'oeil à Marion Crâne de Psychose. C-est son frère qui prend la relève et qui continue des recherches sur le mystère des trois mères.
Le film se montre plus sombre et plus énigmatique que son prédécesseur. En fait, le mystère sur le livre des trois mères est le point important du film car c'est ce qui amène les protagonistes à une quête bien à leur dépend.
Le domaine ou se situe l'action est cette fois un bâtiment new-yorkais en plein coeur de la ville, ce qui est loin du paysage isolé à laquelle se situé l'école de danse de Suspiria. Pour autant, le bâtiment peux être perçu comme un labyrinthe, voire une prison. Tous les protagonistes sont épier et le danger vit constamment auprès d'eux. On sent la solitude de ces gens, leurs inconfort et comme dans son prédécesseur on ne sait pas à qui se fier. La tendance est à la paranoïa.
On apprend que c'est ici que vit Mater Tebebrarum la plus jeune et la plus cruelle des trois mères. Les divers crimes commit dans ce film font d'ailleurs honneur à sa réputation pour autant elle n'est qu'un nom sans visage, les scènes de meurtre ne mettant pas en avant son identité. Ce qui renforce son aura de terreur.
On peut aussi noter l'apparition à Rome de Mater Lacrymarum la plus belle des trois mères qui cherche à séduire Elliot le frère de Rose sans réel succès. Sa présence n'est que de quelques minutes ce qui est dommage mais nous rappelle qu'elle n'est pas l'antagoniste du film. Cependant, on notera la performance de l'actrice qui a su interpréter avec brio ce personnage qui fait que l'image de Mater Lacrymarum à la beauté froide et implacable reste gravée dans nos mémoires.
Le film souffre parfois de non-dit, on ne saura jamais si le personnel du bâtiment était ou non en lien avec Mater Tebebrarum, chose assez explicite dans Suspiria car le personnel de l'école faisait tous parti du Coven de Mater Suspirorium. Ici on ne peut qu'émettre des suppositions. La gérante semblait en savoir plus que le majordome sur ce qui se tramait et semblait en bonne entente avec la sorcière, la encore on ne saura jamais si elle connaissait sa vraie identité.
Pour revenir à Mater Tenebrarum, son personnage semble plus complexe que celui de sa soeur Mater Suspirorium. Alors que Suspirorium accomplissait des crimes avec son Coven pour augmenter sa puissance maléfique, Tenebrarum semble agir plus par instinct meurtrier bien que ses motivations soient aussi d'un autre ordre puisqu'elle cherche à préserver le secret sur elle et ses soeurs. Intéressant de noter qu'elle est la gardienne de varelliri l'alchimiste qui à créer les trois maisons ou vivent les trois soeurs et qu'elle s'assure de son maintien en vie pour jouir de son malheur. Le fait qu'elle soit l'infirmière censé apporter le bien n'est pas anodin se faisant elle montre une hypocrisie et une arrogance sans vergogne.
La plupart des personnages sont déplaisants ou caricaturaux je pense notamment au libraire aigri. Rose et Elliot se démarquent car ils sont ouverts au mystère et défie leurs peurs bien que Elliot le soit pour trouver sa soeur là ou Rose était plus intéressé par le mystère en lui-même. On pourra aussi parler de la camarade d'Elliot qui chercher aussi à percer le mystère mais par amour pour Elliot, bien que son rôle permette juste d'assurer la transition entre Rose et Elliot.
Elliot est très peu communicatif et manifeste très peu ses émotions. Chose qu'on pourrai lui reprocher mais c'est ce qui fait la force du personnage.
Le fait intéressant c'est que Tenebrarum ne meure pas de la main d'Elliot mais par sa propre folie meurtrière qui est responsable indirectement de l'incendie de sa maison dans laquelle elle finit en poussant un dernier cri mémorable.
La musique est entrainante et par certains points l'arrivé de Tenebrarum pour tuer rappelle les actions dans le film Les frissons de l'angoisse du même réalisateur.
Les couleurs restent un point fort du film. On est entraîner par ses contrastes de bleu et du rouge.
Le monologue de Tenebrarum à la fin du film et sa transformation en squelette en brisant le miroir est pour moi la scène culte du film.
Ma conclusion est que si Inferno par bien des points ressemble à son prédécesseur il arrive à mon sens par bien des points à tirer son indépendance et créer sa propre approche horrifique. On ne peut casser le lien entre les deux films car Inferno dévoile des secrets à peine effleurer dans Suspiria mais sa construction complexe et soigné, l'ambiguïté et le mystère autour de ce film lui donne une richesse, une maturité qui font que je le considère comme un des meilleurs films d'horreurs jamais réalisé.
Quand un film d'horreur gagne une notoriété créer une suite est souvent affaire d'argent pour rentabiliser sur le succès naissant d'une possible saga dans le cas de Suspiria fait une suite de ce chef d'oeuvre était un véritable défi et Dario Argento a eu le génie de ne pas se répéter et d'élargir son univers avec des codes différents tout en gardant certains aspects comme l'exploitation des couleurs.

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Portrait de Fab-4 Fab-4
Serial Killer - 977 critiques
publié le 18/04/2020 - 12:18
6
 

Derrière le rideau...

Je ne sais pas si c'est avec Argento que j'ai du mal car je suis loin d'avoir vu tous ces films mais à part "Le Sang Des Innocents" que j'ai adoré, je n'ai pourtant pas vraiment accroché au reste... comme cet "Inferno".

C'est très esthétique avec ces couleurs chatoyantes un peu psychées venues d'ailleurs, une ambiance visuelle mais aussi sonore particulière. Je ne suis personnellement pas particulièrement sensible à tout cela mais on peu saluer le travail et l'originalité du style. C'est tout de même bien foutu.

On subit quelques sursauts, un peu de tension dans certaines scènes et un sentiments d'effroi dans certaines autres. Mais c'est assez maigre en émotions dans le fond et trop lent par moment. Un fond et une histoire qui ne sont d'ailleurs pas très compréhensibles. C'est peut être voulu mais au final je reste sur ma fin et suis passé à côté de cette thématique alchimique...

Je lisais cet phrase de l'un d'entre vous dans la critique du troisième volet de cette trilogie : "Suspiria et Inferno dissimulaient leurs faiblesses derrière le grand rideau du délire". Et je trouve cela tout à fait juste, sauf que pour moi même l'enrobage n'a pas suffit à me convaincre totalement devant ce film.

La réalisation : OUI mais...
Le script : euh...mouais...

A essayer.

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Portrait de VonRolling VonRolling
America's Most Wanted - 369 critiques
publié le 17/08/2013 - 16:55
10
 

Suite et Fin du Cauchemar ?

Après le succès international de Suspiria, Dario Argento devient un incontournable du cinéma de genre. Son virage vers le fantastique est une réussite complète. Tellement complète que ses recettes juteuses excitent un maximum les investisseurs. Le fer est encore chaud, il faut donc vite se pencher sur un Suspiria 2.

Malheureusement (ou heureusement), à cette époque, Dario est malade. Il souffre d’une hépatite, de fatigue et d’une dépression. Sans doute, ses sources d’inspirations plus ou moins illicites l’ont un peu rongé… En tout cas, c’est dans un hôtel de New York que l’étincelle va se produire. En mêlant ses souvenirs d’enfance et ses délires nocturnes, il imagine ce qui sera Inferno. Entre nous, je pense que Daria Nicolodi est à l’origine des axes majeurs de l’œuvre.

Plutôt que de nous conter une histoire dans la juste continuité de Suspiria, l’équipe met en boîte un film différent, plus mature, mais aussi très complémentaire à celui de 1977. Résultat : la magie opère à nouveau. On retrouve toute la puissance visuelle jouant sur les architectures et les couleurs. On retrouve l’approche expérimentale qui fait toute la différence. On retrouve une intrigue décalée où flotte une âme diabolique et un danger permanent. Bref. Si le choc n’est pas aussi intense, Inferno se place aisément parmi les meilleurs films de son réalisateur.

Pour revenir sur la fameuse Trilogie des Trois Mères, je pense qu’il s’agit avant tout d’un fantasme commercial. La première trilogie de Dario Argento n’en est déjà pas vraiment une. Pour celle des sorcières, j’ai le même sentiment : Suspiria peut être vu comme une intro et Inferno comme sa conclusion. En somme, Mother of Tears n’était pas nécessaire puisque le deuxième opus évoque les 2 mères complémentaires. Donc, je considère que les 2 premiers films sont un diptyque. Le troisième s’apprécie plus comme une œuvre à part revenant sur le même sujet.

Inferno aurait pu être parfait à quelques détails près : ce n’est pas James Woods qui tient le rôle principal mais Leigh McCloskey. Comment dire… l’interprétation n’est pas à la hauteur de celle de Jessica Harper. Après, on a vu pire… Côté effets spéciaux, même s’ils sont en partie supervisés par la grand Mario Bava, certains ont tellement vieilli à mes yeux qu’il m’est difficile de resté plongé dans l’univers du film à 100%.

Au final, Inferno évite les pièges des suites banales en proposant un nouveau voyage horrifique à travers une approche visuelle et sonore différente. Selon Dario Argento, il s’agit de « son film le plus pur. » Pour moi, il fait surtout partie des meilleurs films d’horreur conceptuels qu’il m’ait été donné de voir.

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Portrait de Warhammer Warhammer
I am Legend - 1058 critiques
publié le 24/06/2013 - 13:04
8
 

Tenebrae

Ce que j'ai toujours apprécié chez Argento c'est sa capacité de se renouveler à chaque film qu'il réalise car même si son style est reconnaissable assez rapidement par ses fans les plus assidus,il s'amuse à traiter différemment chacun de ses films. L'exemple le plus parlant est encore cet inferno par rapport à suspiria car ces 2 films sont intimement liés. Si suspiria était très direct en prenant la forme d'un slasher surnaturel violent dans une ambiance angoissante à souhait,Inferno lui est un peu plus complexe moins gore mais plus macabre. Mais inferno à ce mérite de se transformer en thriller dont l'intrigue assez tarabiscotée rend l'issue incertaine,contrairement à Suspiria qui était limité en un seul lieu(ou quasiment)dont le final sera peu surprenant même s'il est remarquable au demeurant(et flippant surtout). Dans Inferno,l'intrigue nous promène à New-york et Rome dans une ambiance souvent surréaliste presque envoûtante dont on pourra admirer la superbe photographie,les meurtres sont finalement peu nombreux mais bien orchestrés par mr Argento plus en forme que jamais. Certains passages sont superbement réalisés comme cette séquence d'ouverture dans l'eau sous l'immeuble avec ce cadavre qui surgit ou encore ce passage secret sous le parquet etc... En revanche je regrette une musique pas toujours à la hauteur,si par moment elle réussit à rendre une atmosphère bien sombre au film parfois elle est carrément hors-sujet,bref ce ne sont pas les goblins qui signent la musique et ça s'entend. Si au final je lui préfère Susperia, je pense ne pas beaucoup me tromper en affirmant qu'Inferno est un des films les plus aboutis d'Argento. Du bel ouvrage en somme.

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Portrait de Vivahorror Vivahorror
America's Most Wanted - 326 critiques
publié le 02/06/2012 - 07:41
10
 

Un petit bijou cinématographique

En général, lorsqu'un film a bien marché, il y a des suites. Et, en général, les suites sont moins bien que l'original. Mais Inferno a réussi à être aussi bon voire même meilleur que Suspiria. J'ai adoré l'histoire. J'ai adoré la bande sonore. Les acteurs étaient très doués, voire même excellents dans le cas de certains. Bref, j'ai passé un excellent moment devant ce film. Seul bémol: Les sous-titres n'ont pas accompagné le film au Québec. J'ai donc dû me le mater en anglais sans sous-titres et il faut dire qu'avec l'accent italien assez prononcé, c'était très difficile de comprendre mais j'ai réussi malgré tout. Si vous le voyez, profitez-en.

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Portrait de Seblechien Seblechien
America's Most Wanted - 271 critiques
publié le 14/04/2012 - 19:40
8
 

La papate de Mr Argeto s.v.p

Suite et continuité de Suspiria, l'oeuvre majeure du non moins légendaire, le susnommé Mr Argento. Même décors simplement somptueux, dans d' immenses maisons ou règne une ambiance angoissante et malsaine a souhait. Qui 30 ans plus tard il faut bien l' avouer, fait toujours son effet, et ça même passé de mode. On note aussi le même jeux de lumières de rouge et de bleu, des couleurs criardes qui ne font que sublimer au suspense morbide du film. Et a peu de chose près, le même scénario. Le tout orchestré par une mise en scène et des prises de vue signées de la patte du maître. Avec, mais ce n' est que mon avis, quelques passages, en particulier les meurtres, un peu longuets. Qui orront bien faillis me plonger dans les bras de Morphée.zzZZZzzz. Ainsi qu' une bande son beaucoup moins efficace que dans Suspiria. Mais ou sont donc passés les Goblin's? Musique classique, beurk, j' accroche pas. Inculte direz vous? Des effets spéciaux ketchuplastique d' époque, dont il n' y a pas de quoi avoir honte. Des acteurs assez bons dans l' ensemble, qui nous livrent une interprétation digne de se nom. Et oui nous sommes en 1980, jeunes incultes!! rires.... Bref, du Dario Argento dans toute sa splendeur. Pas son meilleur mais encore moins son plus mauvais. Une part d' histoire du film d' horreur. A voir, pour les amateurs du réalisateur.

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Portrait de Jojo-reactor Jojo-reactor
Graine de psychopathe - 186 critiques
publié le 02/04/2012 - 23:19
10
 

Une trouille inimaginable!

Vous allez peut-être rire mais j'ai une peur bleu de ce film. Si si je vous assure. Déja je me souviens que dans mon enfance il m'avais traumatisé mais quand je l'ai revu il y a quelques mois, ce fut pire; j'étais pétrifié sur place. Je crois que c'est définitivement le seul film qui provoque en moi une trouille inimaginable. Et juste pour ça, il mérite des applaudissements car je me tape des films très violents, très gores mais là... rien à faire. Faut dire que l'ambiance du film c'est du jamais vu et surtout pour moi. C'est une ambiance à la fois malsaine, dérangeante, lugubre, sombre et y'a aussi quelques chose de particulier. Les meurtres rendent ce film 2 fois plus intense. Au niveau des acteurs, de la réalisation y'a vraiment rien à dire, c'est parfait. Je trouve ce film très glauque et dérangeant pour l'ambiance. J'en flippe encore de ce fameux "Inferno" et c'est pas demain la veille que je le regarderais encore!

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Portrait de William William
Copycat Killer - 48 critiques
publié le 06/07/2011 - 17:32

Mon avis

Le second volet de la trilogie des Trois Mères, moins bon que le premier mais meilleur que le dernier, est l'occasion pour Dario Argento de donner libre cours à son imagination et de proposer une mise en scène d'une grande inventivité, ponctuée de quelques plans superbes. L'aspect graphique des meurtres est préservé et les jeux de lumière permanents donnent à chaque scène une coloration bien particulière. Il est vrai que le film semble se décomposer en plusieurs tableaux successifs, voyant les personnages principaux alterner et évoluer dans un univers ésotérique, sans qu'ils comprennent jamais vraiment le fin mot de l'histoire. Le problème est que certains passages ne tiennent pas la route, rendant le film bancal : la fin, grotesque (la Mort apparaissant sous la forme d'un costume de squelette parfait pour fêter Halloween), étant la meilleure illustration des quelques égarements qui ne permettent pas de placer Inferno aux côtés de Suspiria, dans les plus grandes réussites du maître italien.

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Portrait de Killafornia Killafornia
Graine de psychopathe - 208 critiques
publié le 18/01/2011 - 14:22
10
 

Mon avis

Fort du succès commercial de l’ésotérique « Suspiria », Dario Argento se voit confier un budget assez conséquent pour mettre en scène le 2ème volet de la trilogie des « trois mères », qui n’en est pour autant pas une suite. S’articulant autour du même canevas de la sorcellerie et de la conception du monde, la différence fondamentale entre les deux films réside dans la science occulte traitée. Si le premier film s’axait principalement sur la nécromancie, le second quant à lui s’attaque brillamment à l’alchimie.

« Inferno » se veut le point névralgique de la mythologie des trois mères, le film que Dario Argento considère comme sont plus pur. Baignant dans un cadre graphique sensiblement proche, voir plus violent, de « Suspiria », avec ses pastels aux tonalités bigarrées et criardes, ce second volet a pour vocation de faire tomber le spectateur en léthargie. Rien n’est explicitement éludé et tout y est continuellement embrumé. Par conséquent, nous sommes les témoins de la quête et des tourments des divers protagonistes épousant le dogmatisme d’une réalité abandonnée à la rêverie la plus totale de telle sorte que toute réaction soit en emphase avec un environnement lui-même subjugué par sa propre imagerie baroque.

Cette prise de position permet d’accentuer l’enveloppe oppressante du métrage ainsi que de le définir comme surréaliste, Argento abandonnant alors furtivement toute prise de position policière réelle, genre premier du réalisateur. Il y a bien un portrait de la cupidité et du jusqu’au boutisme humain à travers la concierge, mais l’ensemble prends plus la place de verbiage au sein du film. Et c’est dans ce renoncement presque apostasique que se scelle le point de rupture avec son premier volet qui se présentait comme un très habile mélange de genre, naviguant frénétiquement entre giallo et film de sorcellerie. Cette abnégation policière n’empêche toutefois pas « Inferno » de se structurer au moyen de modèles schématiques similaires à ceux de « Suspiria » se matérialisant à travers les obsessionnelles références au « Alice au pays des merveilles » de Lewis Carroll et dont la première scène dans l’eau, référence directe à la tanière du lapin est surement la plus démonstrative dans le second volet de la trilogie.

Comme dans tous ses films, l’architecture prend la place d’un personnage complexe et conscient. La cajolerie maladive qui s’éprend des décors permet d’ennoblir l’ensemble et d’offrir une puissance mystique supplémentaire à l’image de l’hôtel dont la chaleur lumineuse vient frapper continuellement la rétine du spectateur à chaque fois qu’elle peut s’offrir le cadre de la caméra. Un contraste saisissant avec la ville de New York dont le paysage urbain s’encre plus dans la réalité, comme en témoigne la scène des chats à central park ou, outre les comportements humains et animaliers, le surréalisme ne se dessine que par l’éclipse lunaire.

Au niveau sonore, Keith Emerson contribue grandement à immergé le spectateur dans un monde inconnu ou les réalités ne tiennent plus. Bien que moins expérimental et psychédélique qu’avec ses compères Lake et Palmer, la qualité de sa composition offre une symbiose parfaite avec le souci esthétique de Dario Argento et la photographie de Romano Albani. Le compositeur Giuseppe Verdi permet lui, d’accentuer la grandiloquence du monde occulte et des pouvoirs institutionnels.

Résultat psychanalytique des rêves impressionnants de son réalisateur, « Inferno » est un métrage au subconscient profond et aux mystères non résolus. Bien accueillis par la critique, il n’en reste pas moins un film difficilement accessible prenant le rôle d’initiation finale au cinéma d’un des plus grands maitres de l’épouvante.

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Portrait de Goodmad Goodmad
Serial Killer - 874 critiques
publié le 03/12/2010 - 13:18
10
 

Magnifique! coloré et magique!

Je reste encore un peu sous le choc visuel de ce Inferno qui m'as énormément surpris. La décoration (la scène de la pièce souterraine inondée, excellent), la lumière extrêmement bien géré et varié, ces mélange de couleurs absolument magnifique, même la musique est super bonne, au même niveau que celle de Suspiria. Bon par contre j'avoue que l'histoire se suite moins bien et les acteurs sont moins bons que dans Suspiria, mais Inferno reste mon préféré de la trilogie. C'est quand je revoie Suspiria et Inferno que je vois à quel point Argento à merdé à mort sur Mother of Tears.

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