Inferno

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Portrait de VonRolling

Suite et Fin du Cauchemar ?

VonRolling (America's Most Wanted - 369 critiques)
10
 
Après le succès international de Suspiria, Dario Argento devient un incontournable du cinéma de genre. Son virage vers le fantastique est une réussite complète. Tellement complète que ses recettes juteuses excitent un maximum les investisseurs. Le fer est encore chaud, il faut donc vite se pencher sur un Suspiria 2.

Malheureusement (ou heureusement), à cette époque, Dario est malade. Il souffre d’une hépatite, de fatigue et d’une dépression. Sans doute, ses sources d’inspirations plus ou moins illicites l’ont un peu rongé… En tout cas, c’est dans un hôtel de New York que l’étincelle va se produire. En mêlant ses souvenirs d’enfance et ses délires nocturnes, il imagine ce qui sera Inferno. Entre nous, je pense que Daria Nicolodi est à l’origine des axes majeurs de l’œuvre.

Plutôt que de nous conter une histoire dans la juste continuité de Suspiria, l’équipe met en boîte un film différent, plus mature, mais aussi très complémentaire à celui de 1977. Résultat : la magie opère à nouveau. On retrouve toute la puissance visuelle jouant sur les architectures et les couleurs. On retrouve l’approche expérimentale qui fait toute la différence. On retrouve une intrigue décalée où flotte une âme diabolique et un danger permanent. Bref. Si le choc n’est pas aussi intense, Inferno se place aisément parmi les meilleurs films de son réalisateur.

Pour revenir sur la fameuse Trilogie des Trois Mères, je pense qu’il s’agit avant tout d’un fantasme commercial. La première trilogie de Dario Argento n’en est déjà pas vraiment une. Pour celle des sorcières, j’ai le même sentiment : Suspiria peut être vu comme une intro et Inferno comme sa conclusion. En somme, Mother of Tears n’était pas nécessaire puisque le deuxième opus évoque les 2 mères complémentaires. Donc, je considère que les 2 premiers films sont un diptyque. Le troisième s’apprécie plus comme une œuvre à part revenant sur le même sujet.

Inferno aurait pu être parfait à quelques détails près : ce n’est pas James Woods qui tient le rôle principal mais Leigh McCloskey. Comment dire… l’interprétation n’est pas à la hauteur de celle de Jessica Harper. Après, on a vu pire… Côté effets spéciaux, même s’ils sont en partie supervisés par la grand Mario Bava, certains ont tellement vieilli à mes yeux qu’il m’est difficile de resté plongé dans l’univers du film à 100%.

Au final, Inferno évite les pièges des suites banales en proposant un nouveau voyage horrifique à travers une approche visuelle et sonore différente. Selon Dario Argento, il s’agit de « son film le plus pur. » Pour moi, il fait surtout partie des meilleurs films d’horreur conceptuels qu’il m’ait été donné de voir.

publié le 17/08/2013 - 16:55
Portrait de Warhammer

Tenebrae

Warhammer (Serial Killer - 929 critiques)
8
 
Ce que j'ai toujours apprécié chez Argento c'est sa capacité de se renouveler à chaque film qu'il réalise car même si son style est reconnaissable assez rapidement par ses fans les plus assidus,il s'amuse à traiter différemment chacun de ses films. L'exemple le plus parlant est encore cet inferno par rapport à suspiria car ces 2 films sont intimement liés. Si suspiria était très direct en prenant la forme d'un slasher surnaturel violent dans une ambiance angoissante à souhait,Inferno lui est un peu plus complexe moins gore mais plus macabre. Mais inferno à ce mérite de se transformer en thriller dont l'intrigue assez tarabiscotée rend l'issue incertaine,contrairement à Suspiria qui était limité en un seul lieu(ou quasiment)dont le final sera peu surprenant même s'il est remarquable au demeurant(et flippant surtout). Dans Inferno,l'intrigue nous promène à New-york et Rome dans une ambiance souvent surréaliste presque envoûtante dont on pourra admirer la superbe photographie,les meurtres sont finalement peu nombreux mais bien orchestrés par mr Argento plus en forme que jamais. Certains passages sont superbement réalisés comme cette séquence d'ouverture dans l'eau sous l'immeuble avec ce cadavre qui surgit ou encore ce passage secret sous le parquet etc... En revanche je regrette une musique pas toujours à la hauteur,si par moment elle réussit à rendre une atmosphère bien sombre au film parfois elle est carrément hors-sujet,bref ce ne sont pas les goblins qui signent la musique et ça s'entend. Si au final je lui préfère Susperia, je pense ne pas beaucoup me tromper en affirmant qu'Inferno est un des films les plus aboutis d'Argento. Du bel ouvrage en somme.
publié le 24/06/2013 - 13:04
Portrait de Vivahorror

Un petit bijou cinématographique

Vivahorror (America's Most Wanted - 326 critiques)
10
 
En général, lorsqu'un film a bien marché, il y a des suites. Et, en général, les suites sont moins bien que l'original. Mais Inferno a réussi à être aussi bon voire même meilleur que Suspiria. J'ai adoré l'histoire. J'ai adoré la bande sonore. Les acteurs étaient très doués, voire même excellents dans le cas de certains. Bref, j'ai passé un excellent moment devant ce film. Seul bémol: Les sous-titres n'ont pas accompagné le film au Québec. J'ai donc dû me le mater en anglais sans sous-titres et il faut dire qu'avec l'accent italien assez prononcé, c'était très difficile de comprendre mais j'ai réussi malgré tout. Si vous le voyez, profitez-en.
publié le 02/06/2012 - 07:41
Portrait de Seblechien

La papate de Mr Argeto s.v.p

Seblechien (America's Most Wanted - 271 critiques)
8
 
Suite et continuité de Suspiria, l'oeuvre majeure du non moins légendaire, le susnommé Mr Argento. Même décors simplement somptueux, dans d' immenses maisons ou règne une ambiance angoissante et malsaine a souhait. Qui 30 ans plus tard il faut bien l' avouer, fait toujours son effet, et ça même passé de mode. On note aussi le même jeux de lumières de rouge et de bleu, des couleurs criardes qui ne font que sublimer au suspense morbide du film. Et a peu de chose près, le même scénario. Le tout orchestré par une mise en scène et des prises de vue signées de la patte du maître. Avec, mais ce n' est que mon avis, quelques passages, en particulier les meurtres, un peu longuets. Qui orront bien faillis me plonger dans les bras de Morphée.zzZZZzzz. Ainsi qu' une bande son beaucoup moins efficace que dans Suspiria. Mais ou sont donc passés les Goblin's? Musique classique, beurk, j' accroche pas. Inculte direz vous? Des effets spéciaux ketchuplastique d' époque, dont il n' y a pas de quoi avoir honte. Des acteurs assez bons dans l' ensemble, qui nous livrent une interprétation digne de se nom. Et oui nous sommes en 1980, jeunes incultes!! rires.... Bref, du Dario Argento dans toute sa splendeur. Pas son meilleur mais encore moins son plus mauvais. Une part d' histoire du film d' horreur. A voir, pour les amateurs du réalisateur.
publié le 14/04/2012 - 19:40
Portrait de Jojo-reactor

Une trouille inimaginable!

Jojo-reactor (Graine de psychopathe - 186 critiques)
10
 
Vous allez peut-être rire mais j'ai une peur bleu de ce film. Si si je vous assure. Déja je me souviens que dans mon enfance il m'avais traumatisé mais quand je l'ai revu il y a quelques mois, ce fut pire; j'étais pétrifié sur place. Je crois que c'est définitivement le seul film qui provoque en moi une trouille inimaginable. Et juste pour ça, il mérite des applaudissements car je me tape des films très violents, très gores mais là... rien à faire. Faut dire que l'ambiance du film c'est du jamais vu et surtout pour moi. C'est une ambiance à la fois malsaine, dérangeante, lugubre, sombre et y'a aussi quelques chose de particulier. Les meurtres rendent ce film 2 fois plus intense. Au niveau des acteurs, de la réalisation y'a vraiment rien à dire, c'est parfait. Je trouve ce film très glauque et dérangeant pour l'ambiance. J'en flippe encore de ce fameux "Inferno" et c'est pas demain la veille que je le regarderais encore!
publié le 02/04/2012 - 23:19
Portrait de William

Mon avis

William (Copycat Killer - 48 critiques)
Le second volet de la trilogie des Trois Mères, moins bon que le premier mais meilleur que le dernier, est l'occasion pour Dario Argento de donner libre cours à son imagination et de proposer une mise en scène d'une grande inventivité, ponctuée de quelques plans superbes. L'aspect graphique des meurtres est préservé et les jeux de lumière permanents donnent à chaque scène une coloration bien particulière. Il est vrai que le film semble se décomposer en plusieurs tableaux successifs, voyant les personnages principaux alterner et évoluer dans un univers ésotérique, sans qu'ils comprennent jamais vraiment le fin mot de l'histoire. Le problème est que certains passages ne tiennent pas la route, rendant le film bancal : la fin, grotesque (la Mort apparaissant sous la forme d'un costume de squelette parfait pour fêter Halloween), étant la meilleure illustration des quelques égarements qui ne permettent pas de placer Inferno aux côtés de Suspiria, dans les plus grandes réussites du maître italien.
publié le 06/07/2011 - 17:32
Portrait de Killafornia

Mon avis

Killafornia (Graine de psychopathe - 208 critiques)
10
 
Fort du succès commercial de l’ésotérique « Suspiria », Dario Argento se voit confier un budget assez conséquent pour mettre en scène le 2ème volet de la trilogie des « trois mères », qui n’en est pour autant pas une suite. S’articulant autour du même canevas de la sorcellerie et de la conception du monde, la différence fondamentale entre les deux films réside dans la science occulte traitée. Si le premier film s’axait principalement sur la nécromancie, le second quant à lui s’attaque brillamment à l’alchimie.

« Inferno » se veut le point névralgique de la mythologie des trois mères, le film que Dario Argento considère comme sont plus pur. Baignant dans un cadre graphique sensiblement proche, voir plus violent, de « Suspiria », avec ses pastels aux tonalités bigarrées et criardes, ce second volet a pour vocation de faire tomber le spectateur en léthargie. Rien n’est explicitement éludé et tout y est continuellement embrumé. Par conséquent, nous sommes les témoins de la quête et des tourments des divers protagonistes épousant le dogmatisme d’une réalité abandonnée à la rêverie la plus totale de telle sorte que toute réaction soit en emphase avec un environnement lui-même subjugué par sa propre imagerie baroque.

Cette prise de position permet d’accentuer l’enveloppe oppressante du métrage ainsi que de le définir comme surréaliste, Argento abandonnant alors furtivement toute prise de position policière réelle, genre premier du réalisateur. Il y a bien un portrait de la cupidité et du jusqu’au boutisme humain à travers la concierge, mais l’ensemble prends plus la place de verbiage au sein du film. Et c’est dans ce renoncement presque apostasique que se scelle le point de rupture avec son premier volet qui se présentait comme un très habile mélange de genre, naviguant frénétiquement entre giallo et film de sorcellerie. Cette abnégation policière n’empêche toutefois pas « Inferno » de se structurer au moyen de modèles schématiques similaires à ceux de « Suspiria » se matérialisant à travers les obsessionnelles références au « Alice au pays des merveilles » de Lewis Carroll et dont la première scène dans l’eau, référence directe à la tanière du lapin est surement la plus démonstrative dans le second volet de la trilogie.

Comme dans tous ses films, l’architecture prend la place d’un personnage complexe et conscient. La cajolerie maladive qui s’éprend des décors permet d’ennoblir l’ensemble et d’offrir une puissance mystique supplémentaire à l’image de l’hôtel dont la chaleur lumineuse vient frapper continuellement la rétine du spectateur à chaque fois qu’elle peut s’offrir le cadre de la caméra. Un contraste saisissant avec la ville de New York dont le paysage urbain s’encre plus dans la réalité, comme en témoigne la scène des chats à central park ou, outre les comportements humains et animaliers, le surréalisme ne se dessine que par l’éclipse lunaire.

Au niveau sonore, Keith Emerson contribue grandement à immergé le spectateur dans un monde inconnu ou les réalités ne tiennent plus. Bien que moins expérimental et psychédélique qu’avec ses compères Lake et Palmer, la qualité de sa composition offre une symbiose parfaite avec le souci esthétique de Dario Argento et la photographie de Romano Albani. Le compositeur Giuseppe Verdi permet lui, d’accentuer la grandiloquence du monde occulte et des pouvoirs institutionnels.

Résultat psychanalytique des rêves impressionnants de son réalisateur, « Inferno » est un métrage au subconscient profond et aux mystères non résolus. Bien accueillis par la critique, il n’en reste pas moins un film difficilement accessible prenant le rôle d’initiation finale au cinéma d’un des plus grands maitres de l’épouvante.

publié le 18/01/2011 - 14:22
Portrait de Goodmad

Magnifique! coloré et magique!

Goodmad (Serial Killer - 874 critiques)
10
 
Je reste encore un peu sous le choc visuel de ce Inferno qui m'as énormément surpris. La décoration (la scène de la pièce souterraine inondée, excellent), la lumière extrêmement bien géré et varié, ces mélange de couleurs absolument magnifique, même la musique est super bonne, au même niveau que celle de Suspiria. Bon par contre j'avoue que l'histoire se suite moins bien et les acteurs sont moins bons que dans Suspiria, mais Inferno reste mon préféré de la trilogie. C'est quand je revoie Suspiria et Inferno que je vois à quel point Argento à merdé à mort sur Mother of Tears.
publié le 03/12/2010 - 13:18
Portrait de Victoryanne

Mater Tenebrarum

Victoryanne (Graine de psychopathe - 149 critiques)
8
 
Inferno est pour moi un film incomparable...certes apres avoir vu Suspiria en gros on sait ce qui va se passer mais Inferno est pour moi superieur a son predecesseur. Les couleurs et ambiances sont toujours aussi bien gerees et le film contient pour moi une des scenes les plus originales et flippante du cinema en la presence de (attention spoil!) la scene aquatique avec le cadavre...qui est tout simplement hallucinante et a la fois d'une grande esthetique. Inferno malgre ses 30 d'age garde toute sa saveur.
publié le 31/10/2010 - 13:52

Mon avis

Evil-pimp (America's Most Wanted - 643 critiques)
6
 
Film correct, supérieur à Suspiria. Bon film, avec des effets sympathiques. Quelques moment de frissons, même si la fin reste pas terrible .
publié le 13/05/2009 - 05:16

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