Old Boy

6.6/10
Old Boy

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Portrait de Warhammer Warhammer
I am Legend - 1058 critiques
publié le 25/08/2015 - 11:23
7
 

Le remake

Il était évident avant même que ne débute ce remake du chef-d'œuvre de Park chan wook qu'il serait nettement moins bon.
C'est comme si vous me demandiez de battre Usain Bolt au 100 m avec 50 m d'avance,c'était perdu d'avance.
Mais visionnons avant d'être définitif.
Tout d'abord l'histoire de base est grosso-modo la même donc la comparaison avec la version coréenne est inévitable, c'est le final qui diffère quelque peu et là les américains n'ont pas su capter toute la puissance dramatique et glauque de l'oeuvre originelle.
Comme d'habitude j'ai envie de dire puisque à chaque fois que les américains s'attaque à un film japonais ou coréen, ils se cassent lamentablement les dents.
Que voulez-vous ils se croient meilleurs que tout le monde mais l'argent ne fait pas tout.
Seul les acteurs parviennent à tirer leur épingle du jeu avec un Josh Brolin convaincant et un Sharlto Copley dont j'apprécie le style assez singulier.
Je mets tout de même un bon 7/10 pour l'ensemble de cet oldboy version US qui constitue un honnête divertissement.
Mais si vous n'avez jamais vu ce film,préférez largement la version coréenne de 2003 c'est la claque assurée.

PowerCorine
Graine de psychopathe - 94 critiques
publié le 05/05/2014 - 18:28
6
 

Correct

Bon remake! J'ai aimé que le film s'en tienne à ce que son prédécesseur avait fait, au niveau de l'intrigue et des dialogues. Josh Brolin est plus ou moins bon dans son rôle, se qui nuit énormément. Sinon, les scènes d'action sont bonnes et le maquillage est bien fait. Il manque de conviction et de réalisme dans les dialogues, mais somme toute, c'est un bon divertissement.
Portrait de Sardaukar Sardaukar
America's Most Wanted - 318 critiques
publié le 10/03/2014 - 03:37
6
 

Version 2013

Une copie d'une copie issue d'une copie perd de sa superbe... Sincèrement, on s'attendait à quoi. J'ai beaucoup hésité avant de débuter le visionnement de cette adaptation de Spike Lee, un peu comme si j'avais peur que cela entache le souvenir de la maestria que représente l'adaptation de « Park Chan-wook » sorti en 2003.

A l'annonce du projet de Spike Lee de réaliser un remake du film et non une adaptation du manga, j'ai été interpelé comme beaucoup, quant aux objectifs de la démarche. En effet, que souhaitait Spike Lee ? Difficile aujourd'hui d'y répondre tellement, les informations sont peu présentes, sans oublier que je ne fais pas parti du secret des dieux. Plus sérieusement, Spike Lee c'est (ou plutôt c'était) la marque de fabrique d'une époque celle des années 90-2000. C'est un réalisateur connu pour ses controverses, ses fortes convictions politiques et une défense « agressive » de la communauté afro-américaine. C'est le réal' qui nous à proposer des films comme She's Gotta have It (1986), Mo' Better Blues (1990), Malcom X (1992), mais aussi Inside Man (2006), celui-là représentant d'ailleurs pour beaucoup, dont-moi, son dernier « vrai film à succès »... d'où, chez beaucoup, le secret espoir que ce remake soit LE film qui rende à Spike une partie de sa superbe. Malheureusement, et j'en suis le 1er déçu, ce film n'est de loin pas son meilleur, ni son pire, mais ne tient absolument pas la comparaison d'avec celui dont il s'inspire. En effet, sans tomber dans la verve assassine, je dirais que ce qui manque plus à ce film, en occultant l'autre, c'est « d'identité » ! Un sentiment mitigé m'a suivi tout le long du film, qui ne semble pas s'assumer pleinement. Souvent j'ai été confus vis-à-vis des propos et quand à l'interprétation portée à l'image. Mais commençons, par le propos, pour celui qui a déjà vu le film initiale, vous vous rendrez vite compte que le diable est dans les détails et que les choix pris par le scénariste, ainsi que le réal' et le jeu des acteurs ne sont de loin pas en faveur de cette cuvée, 2013. Comme dit, plus haut, et ce qui surprend, quand on pense à Shelton Jackson Lee, c'est un certain politiquement correct qui ressort de l'ensemble, ainsi, que de certaines fautes de goûts. Prenons par exemple, une des scènes culte du 1er que représente le plan-séquence de 3 minutes où l'on voit le « héro » se battre, souffrir, vaincre, perdre, etc. Dans cette version 2013, Spike l'avait dit « il va surpasser l'original de Park Chan-wook » mais sur 7 minutes ! A la sortie du film, la « rumeur » a voulu que cette « scène dantesque » soit coupée au montage par le distributeur du film... Plus sérieusement, le VRAI problème avec cette séquence, c'est son ton, plus que ça durée ! J'ai personnellement eu l'impression d'assisté par moment à un mauvais nanar avec son héro invincible que les cascadeurs « affrontaient » maladroitement et dans la minute qui suivait à un combat de rue façon « Broadway » voir même « West Side Story », impossible donc de prendre ceci au sérieux et donc de s'immerger dans l'histoire. Pour ce qui est de la nuance du film, comprendre sa personnalité, celui de Park était le second d'une trilogie basée sur la « vengeance » impossible, donc d'ignorer ceci et d'ailleurs c'est ce qui ressort de celui-ci, mais rien ne nous prépare à la tournure que prend celle-ci... En ce qui concerne la version « 10 ans après », c'est là que le bât blesse, car le film manque de cette substance qui fait l'identité forte d'un film, bon ou mauvais d'ailleurs. Ici l'on semble hésité entre plusieurs chemins, sans jamais en prendre aucuns, le résultat est sans appel : « échec ! » Et pourtant, au-delà des effets d'annonces de Spike Lee lui-même, de la bénédiction de Park Chan-wook : « Quoi que vous fassiez, faites-en votre film », d'un scénariste qui nous annonçait fièrement : « J' 'ai commencé à imaginer la myriade d'émotions et de sentiments qui doivent jaillir dans ce genre de situations, les conséquences sur la psyché, sur l'âme, et je me suis demandé si celles-ci pouvaient affecter une personne au point de la faire devenir autre. », sans oublier la préparation commando de Josh Brolin, et blablablablabla... « Bullshit ! » Rien ne ressort de ce travail ! Enfin, rien qui ne servent le film et c'est bien dommage. L'interprétation, ne sauve rien ici, tellement les acteurs se sont limités au format syndical prôné par Hollywood, soit aucune prise de risque soutenu par un jeu standard, donc vouez à l'échec là aussi.

Bref, « une copie d'une copie issu d'une copie perd de sa superbe... logique qu'on en arrive à ce résultat. Préférez (toujours) l'original, soit ici le manga ou le film de 2003, qui sont infiniment PLUS dans TOUS les domaines ».

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