May

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Portrait de Fab-4

Dans l'intimité de l'horreur...

Fab-4 (Serial Killer - 911 critiques)
8
 

Quelle étrange surprise que ce May dont je n'avais jamais entendu parler... Il a pourtant à priori marqué les critiques à sa sortie et pour cause...
Ca commence comme un drame. Le drame d'une jeune fille perturbée par son handicap, une jeune fille seule et timide. Et puis rapidement, un rayon de soleil vient éclairer la vie de May ; une romance débute... Mais la psychologie de notre héroïne est déjà bien trop atteinte pour construire quoi que ce soit...avec des êtres vivants. Ca part alors sacrément en sucette dans la seconde partie du film !
Etrange et noir, rock et vraiment pas banal, ce film vous marquera forcément. Une galerie de personnages bien perchés et une réalisation sobre et intime qui contraste et tranche avec le fond du propos. C'est assez déroutant mais franchement intéressant.
Un très bon film, plutôt unique dans son écriture et sa réalisation. A voir !!!

publié le 28/10/2014 - 19:07
Portrait de J.Kramer

Mon avis

J.Kramer (Newbie - 6 critiques)
8
 
Excellent film ! Pour moi, le gros point fort du film est le personnage principal que j'ai trouvé impeccablement travaillé au niveau de sa personnalité et de sa psychologie. May est très attachante. À mon avis, beaucoup s'identifieront à elle vis-à-vis de sa quête et de ce qu'elle peut vivre en terme de rejet. L'actrice qui l'incarne m'a bluffé ! Elle retranscrit parfaitement la psychologie de May qui mêle fragilité et naïveté, mais aussi force, et détermination. Elle est également remarquable dans le jeu des émotions nombreuses et variés par lesquelles May passe tout au long du film. Sinon, les autres personnages ont une vraie importance dans ce qui arrive à May. Leurs différentes personnalités sont les repères qu'aura May vis-à-vis de l'amour et de la relation aux autres. Ce qu'elle vivra avec chacun d'entre eux la mènera encore plus dans l'incompréhension, la détresse, et la folie. L'autre point qui m'a marqué dans le film est l'intensité qui monte habilement crescendo jusqu'à la fin. Une parfaite démonstration psychologique de ce vers quoi peut mener la vaine quête d'amour pour beaucoup de gens. Je trouve que les images d'horreurs et de folie qui imagent la détresse psychologique des personnes se sentant seules, abandonnées, rejetées, non-aimées, sont parfaitement dosées et bougrement efficaces ! Sans spoiler, la toute fin est sublime. Et troisième point, la relation qu'entretient May avec sa poupée. Il m'a semblé que c'était tout le symbole du film vis-à-vis du regard et de l'évolution horrifique du film. Difficile d'en dire plus sans spoiler tellement c'est l'axe principal du film. Côté négatif, très peu de choses, finalement. Je regrette que dans la construction du film, la montée de l'intensité soit si longue par rapport au reste. J'ai eu une sensation de déséquilibre à ce niveau là. Par exemple, j'ai trouvé des longueurs dans le film, puis, à la fin, je me sus dit: "Déjà la fin ?" Je regrette également l'idiotie ponctuelle de May. Naïveté, inexpérience ne sont pas synonymes d'idiotie... Enfin, j'ai peut-être ressenti un léger manque d'intensité en dernière partie de film. Une superbe montée jusqu'à ce moment-là qui m'a semblé manquer un poil d'effet pour être parfait. Ce sentiment rejoint le précédent sur la construction du film en terme de temps, en fait. Un bon 8/10 pour moi !
publié le 24/03/2014 - 16:43
Portrait de Warhammer

La pauvre petite

Warhammer (Serial Killer - 929 critiques)
10
 
Oui pauvre May, personne ne veut d'elle ou du moins à long terme, alors pour se faire un ami qui ne la repoussera plus et ne lui causera aucun torts, elle va faire preuve d'audace pour s'en fabriquer un. Finalement il faut attendre une heure avant que le gore et un certain malaise s'installent mais on ne s'ennuie pas pour autant, la grande force de ce film est que pour une fois on s'attache à notre tueuse (c'est plutot rare!!) ,elle n'a pas de chance, elle est maladroite, elle est différente de la masse, on se fout de sa gueule tout le temps, bref on l'aime!! Angela bettis est juste fantastique dans ce film, à la fois moche, belle, fragile et forte. J'ai adoré aussi les références à Argento avec un final remarquable qui remet au gout du jour le mythe de frankenstein avec brio. Bref un film qui est appelé à devenir culte à moins que ce ne soit déjà le cas.
publié le 20/11/2011 - 14:29
Portrait de Scarecrow

Etrange relation...

Scarecrow (America's Most Wanted - 302 critiques)
10
 
Jai deja mis mon avis il y a environ 3 ans, javais vu le film dans des conditions pas top, je me permet donc de mettre un avis, un vrai, quelque chose de mieux . Quand le film debute , l'histoire est prenante, on est bien dedans. On a meme le sourire, on se rend compte que may est une personne unique, surtout à part. Au fil du temps, on va vite comprendre que la demoiselle est comment dire, tres tres bizzare comme elle dirait elle meme. Elle arrive à nous faire sentir se sentiment de leger malaise. Quand elle rigole, c'est que quelque chose ne va pas, ou bien cest crade ou de l'humour noir. Angela Bettis joue sont role mieux qu'a la perfection, sa fout limite les jetons! Passons à la poupée, les plans fixe sur celle font sentir quelque frissons. Son visage est presque neutre, legerement triste. C'est la piece maitresse du film. Quand on apprend l'importance de la poupée dans le film, une atmosphere bien noir arrive tout doucement, on la sent venir.. Jai senti un hommage à Argento, que se soit par le sang ou les images, et surtout que l'un des personnage est fan du giallo. Il y a quelque scenes qui mon bien marqué, je pense à celle dans l'ecole avec la poupée, on le reveil de may, qui comment dire aura un petit probleme avec ses yeux, cest la meilleur scene pour moi . Certes le debut de film cest calme, mais jai senti une seconde d'ennui . C'est seulement plus tard que l'on vera notre chere may, dans sa seconde peau, deuxieme personne, sa va donner. Elle ira j'usqua prendre l'apparence de la poupée. Son visage , ses expressions , maniere seront plus les memes. La demoiselle est tellement attirée par le physique, qu'elle va se faire une sculpture de chaire si je peux dire, il y a une raison à cela. Selon moi c'est un grand grand film. Un peu visuel, mais surtout psychologique. A part, limite un petit chef d'oeuvre
publié le 15/09/2010 - 10:42

Vraiment captivant.

Lady Blood (Graine de psychopathe - 190 critiques)
10
 
May est un très très bon film. J'aime déjà beaucoup cette actrice, et c'est la première fois que je la vois dans un tel rôle. Elle joue à la perfection May, fille perdue, pas moche mais complètement folle. On entre vite dans le film, les personnages sont tous très bien interprétés, bref on ne s'ennuie pas une seconde. Il faut du temps pour voir l'hémoglobine et bien qu'il n'y en ai pas temps que ça, l'ambiance est flippante. J'avais envie de crier à Adam (interprété par le fabuleux Jeremy Sisto) de se tirer de là et d'arrêter de fréquenter May. Les meurtres sont vraiment originaux et puis la fin est tout simplement sublime. A voir sans aucune hésitation.
publié le 27/04/2010 - 21:48

Breaking heart...bloody heart

Dariofulcio13 (Graine de psychopathe - 142 critiques)
10
 
Pour son premier long-métrage, Lucky McKee livre une incroyable perle noire d'une originalité et d'une fraicheur rarement atteintes au croisement d'un CARRIE et d'un FRANKENSTEIN si l'on devait tenter une analogie.

MAY repose essentiellement sur la performance hallucinante de l'excellente Angela Bettis, une jeune fille maladivement introvertie, naïve et mal dans sa peau qui, dans sa quête désespérée pour dénicher l'être capable de l'accepter et de l'aimer, n'atteindra que la déchéance et la folie.

La première partie commence assez gentiment, comme dans une comédie indépendante, où l'on voit les tentatives laborieuses (et souvent drôles) de la pauvre fille qui cherche à séduire un bel Apollon. Une occasion pour dresser un portrait savoureux des protagonistes hauts en couleur entourant son existence: une collègue lesbienne nymphomane et délurée, un patron avec un accent hilarant à couper au couteau, des clients d'une clinique vétérinaire qui accumulent les cas loufoques, un garagiste un brin dérangé admirateur incurable de Dario Argento...Aidé par une excellente bande-son et par une superbe mise en scène maitrisée de bout en bout, on s'attache très facilement à MAY jusqu'à se surprendre à partager ses joies et ses peines.

Puis progressivement, les circonstances pénibles s'accumulent, faisant progressivement perdre pied à l'héroïne. Subtilement, l'ambiance évolue vers le glauque et bascule vers un fantastique discret (la poupée qui semble s'exprimer par l'intermédiaire du verre de sa cage) jusqu'à l'explosion finale, un pétage de plombs sanglant mais jamais gratuit. Cette partie dérange fortement et fait preuve d'un sadisme rare (l'oeil)...mais cette violence est ici usée dans une volonté d'instaurer une poésie visuelle raffinée et ambiguë (le plan final de toute beauté).

En fin de compte, il est difficile de trouver un quelconque défaut à ce premier essai vraiment maitrisé et convaincant. Certains pourraient peut-être trouver le rythme un peu lent et être réfractaire au final étrange. Mais ce ne sont que des défauts minimes pour un tel condensé de qualité, tellement rare à cette dose de nos jours.

publié le 14/06/2009 - 17:20

Pas mauvais...

Gringoslem (Copycat Killer - 59 critiques)
8
 
May est un joli film qui sort des sentiers battus et ça fait plaisir. On assiste à la plongée dans la démence d'une jeune femme pas très bien dans sa peau et pas bien du tout dans sa tête. Le scénario avance lentement mais de façon graduelle vers l'horreur. On se prend de sympathie pour May par rapport à ses relations avec les autres. May ne sait pas comment s'y prendre avec les gens, dû à une enfance qui n'a pas été facile (on le suppose au début du film), et est rejetée ou trahie par les personnes auxquelles elles s'attachent. May n'a eu et n'aura toujours que pour seule amie une poupée. Et elle se fabriquera la sienne... Plus psychologique qu'horrifique, ce film nous raconte l'histoire d'une femme qui vit dans un monde à part totalement déconnectée de la réalité. Le jeu de l'actrice est excellent. Pour moi, le film aurait pu être un peu plus rythmé et quelques longueurs m'ont un peu ennuyé. Mais malgré cela, on ne sait vraiment jamais comment va se poursuivre l'intrigue et comment cela va se terminer. Autre petit bémol, une fin pas vraiment aboutie et un peu bâclée.
publié le 20/01/2008 - 02:33
Portrait de Scarecrow

Schizo

Scarecrow (America's Most Wanted - 302 critiques)
10
 
Un film asser calme faut le dire, mais qui a une ambiance que je nait jamais vu dans aucun film...Cette relation entre la fille et la poupée est vraiment terrible!Il est vrai il y a pas tout le monde qui peut aimer quoi...Il faut aimer c'est tout...
publié le 21/12/2007 - 22:13

Tout en discretion...

Rcol (Graine de psychopathe - 96 critiques)
8
 
Je ne connaissais pas le film May. Par pur hasard je l’achète en me référant à mon intuition. Et elle ne s’est pas trompée mon intuition. Ce film est un vrai petit bijou d’émotion qui vous retourne comme une crêpe à tout bout de champs. Cette mignonne May nous fait chavirer le cœur avec sa naïveté, sa candeur et sa beauté. On souffre avec elle à travers ses échecs et on pleurerait presque de tendresse avec cet amour naissant pour le beau mécanicien. Et puis… On sombre dans l’horreur, l’insoutenable. Le plus effrayant c’est que nous ne sommes même plus doués de pitiés pour les Autres qui la ridiculisent maladroitement ou intentionnellement. Sa vengeance est terrible et on ressort de ce film chamboulé. Etonné même de constater le peu de publicité autour de ce film admirable. L’interprétation de Angela Bettis est remarquable de sensibilité mais elle serait vaine sans la prestation de Jeremy Sisto décidément inquiétant. Vous avez encore des doutes ? Foncez !!
publié le 01/01/2007 - 00:00

Un petit chef-d'œuvre

Sir Gore (America's Most Wanted - 526 critiques)
8
 
L'arrivée du nouveau millénaire ne fut hélas pas des plus flatteuses en matière de films d'horreur. On nous avait nourri de slashers post-Scream tous plus pitoyables et insignifiants les uns que les autres, et voilà pas qu'un sous-genre, devenu obsolète à force d'exploitation allègre, ayant fini par gaver son public, cède sa place à un autre, le survival, bien évidemment hérité des classiques seventies (Massacre à la Tronçonneuse) mais remis au goût du jour de façon peu subtile. Sortirent ainsi en l'espace de quelques années consécutives les Détour Mortel, Massacre à la Tronçonneuse 2003, La Colline à des Yeux et autre Wolf Creek, de pâles pétards mouillés encensés par une presse coincée qui pensait assister à du cinéma vénère, trash, percutant et transgressif, alors que lorsque l'amateur averti assiste à tout cela, il se rend compte que ce n'est pas plus offensif que les Urban Legend, Souviens-toi l'été dernier et compagnie, que l'on avait vu pulluler durant la seconde partie des années quatre-vingt-dix. Toujours les mêmes recettes, toujours les mêmes pitchs dénués de toute imagination, toujours le même traitement impersonnel, comment ne pas s'ennuyer devant ces insipides productions à l'intérêt surtout lucratif ? Heureusement, il y a les exceptions (Haute Tension, Hostel, Freddy contre Jason, Saw et sa suite) qui font montre d'un peu plus de dynamisme et d'audace - cruauté plus poussée qu'à l'accoutumée, effets gore et/ou humour noir, sens de l'autodérision -, permettant de passer d'excellents moments et démontrant d'une façon assez rassurante que le genre n'est pas encore tout à fait mort. May va plus loin encore. À mille lieues d'un simple hommage nostalgique à un certain âge d'or de l'épouvante, cette œuvre en retrouve toute la force et l'originalité. Dans le fond, on pourrait parler d'une sorte de Carrie des années 2000, mais rien n'y fait penser dans la forme, pourtant. Le talentueux Lucky McKee, dont l'activité cinématographique demeure restreinte, signe une formidable histoire dans laquelle s'entrechoquent drame social, thriller angoissant et horreur sanguinolente. Mais nul doute que la réussite de May doit également beaucoup à la magnifique interprétation d'Angela Bettis, d'une grande sensibilité, d'abord touchante de par sa douceur et sa timidité, puis progressivement inquiétante, et enfin, terrifiante durant le dernier tiers du film, où elle bascule dans la folie. Tout comme Carrie, May possède une sorte de charme caché; elle ne parvient pas à former une vie sociale et amoureuse et s'enferme de plus en plus dans sa douleur, au point de perdre tout repère et toute raison. Ceci va la pousser à se révolter contre ceux qui lui ont causé du tort moral, de manière irréversible. Si l'on se voit forcé de saluer la finesse du scénario, il en va de même pour l'aspect formel du film: McKee soigne ses plans et ses images comme il se doit, délivrant une réalisation parfaitement pondérée, jamais académique et jamais stylistique non plus. Surprenant, subtil, triste et dérangeant à la fois, May fascine et envoûte comme aucune autre œuvre, ce qui suffit à en faire l'un des films de genre les plus aboutis de ces dix dernières années. Une expérience qui peut certes dérouter, mais n'en demeure pas moins essentielle pour un public à la recherche de quelque chose s'écartant judicieusement du formalisme actuel.
publié le 01/01/2007 - 00:00

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