Masters of horror 4 - Jenifer

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Sir Gore (America's Most Wanted - 526 critiques)
6
 
Le fait de participer à la série Masters of Horror donnait à Dario Argento l'occasion de se racheter des deux dernières bourdes qu'il avait alors commises successivement (Card Player et Do you like Hitchcock ?), pathétiques reflets d'un talent noyé dans le cinéma de consommation bas de gamme, dépourvu de la moindre once de savoir-faire et de personnalité. L'on aurait indéniablement été ravi de déclarer que Jenifer gomme tous les précédents faux-pas du maestro, qu'il le dépêtre du has-beenat, qu'il démontre toute l'étendue de la fougue du papa de Suspiria, encore inaltérée aujourd'hui même. Mais en dépit de l'affection que l'on voue à Argento l'auteur génial d'une bonne série de gialli étincelants et de films d'épouvante fantasmagoriques, il serait mensonger de dire que ce Jenifer augure un véritable retour aux grandes heures du cinéaste. Par où commencer ? Par la durée du métrage, sans doute; n'omettons pas que la longueur de chaque épisode de Masters of Horror équivaut à environ soixante minutes. Aussi, le budget et la période de tournage accordés, les conditions fixées et la production imposée ne jouent pas forcément en la faveur d'un tel réalisateur. Peut-être qu'avec une plus grande liberté artistique, Argento aurait fait de cette histoire d'amour morbide entre un flic et une femme-monstre l'une de ses œuvres majeures. Las ! On se contentera d’assister à un téléfilm horrifique de cuvée moyenne, qui oscille entre le passable et le médiocre. Premier écueil: la mise en scène. Cadrages tremblotants, montage bateau, photographie terne et peu élégante, une mauvaise impression de tourné à la va-vite et sans réel souci visuel se dégage de l'esthétique. Sur ce point, Jenifer se rattache d'emblée à Card Player, réalisé une année auparavant, qui nous affectait de sa réalisation bâclée et insipide. Où peuvent bien être passés les mouvements de caméra virtuoses et le raffinement plastique de Ténèbres, Inferno, Suspiria, Les Frissons de l'Angoisse et même Phenomena ? Quel contraste ! Venons-en à l'intrigue. Le récit ne se foule pas, et entre quelques rebondissements dont le caractère corsé fait plaisir (Jenifer dévorant un chat et deux gosses), l'ensemble traîne bêtement en longueurs et n'offre rien de bien palpitant, si ce n'est une ou deux charmantes scènes érotiques. Claudio Simonetti, le leader de Goblin, demeure toutefois en grande forme et poursuit dans son style du moment en signant une excellente musique qui brasse electro, comptines pour enfants et thèmes plus classiques. Quelques séquences jouissives, une bande-son efficace et une variation plutôt étonnante dans son fond sur le mythe de la Belle et la Bête suffisent-ils à faire de Jenifer une réussite ? Pas tout à fait. S'il y a bien un dernier vrai bon film en date du maestro à mentionner, c'est du Sang des Innocents dont il s'agit. Même si Argento redresse le tir à la suite de deux thrillers d'une grande médiocrité, son Jenifer manque sacrément d'ampleur, de spontanéité et d'ambition pour satisfaire pleinement.
publié le 01/01/2007 - 00:00

Enfin!

CornyTheLoonie (Newbie - 3 critiques)
8
 
Enfin un come back de Mister Argento. Comparé à son Phantôme de l'opéra ou au très mauvais polar jeu de cartes, il n'y a pas photo. L'histoire est déroutante et met mal à l'aise. Oseriez-vous dire que toutes les scènes vous ont laissé froid? Moi non. Mais il y a toujours le petit détail hard pour vous refroidir vite fait (raaah le gros plan sur la langue de Jenifer, j'en frissonne encore de dégoût). La musique m'a trotté dans la tête pendant un bon bout de temps. En bref un grand + pour cet épisode qui m'a réconcilié avec Dario.
publié le 01/01/2007 - 00:00

Jenifer

Boogie (America's Most Wanted - 344 critiques)
10
 
La belle et la bête inversés... Jenifer fait à la fois preuve d'une cruauté sans égale, un erotisme torride et une pitié de tout les instants... Une réussite pour Argento...
publié le 01/01/2007 - 00:00
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Matt (America's Most Wanted - 339 critiques)
8
 
Argento offre un film fort efficace , Jenifer est à la fois horrible et subblime , la musique magnifique et les acteurs convaincants . Si l'épisode aurai durés 30 minutes de plus je penses que cela aurai été bénéfiques au film qui reste tout de même plutot bon . Une réussite pour Dario Argento .
publié le 01/01/2007 - 00:00

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