Pi

Portrait de Fab-4

A la recherche d'un modèle régissant le tout...

Fab-4 (Serial Killer - 652 critiques)
7
 

Max est un scientifique plus ou moins handicapé, "soignant" ses troubles par les drogues. Obnubilé par les chiffres, il cherche l'équation qui expliquerait tout et régirait le monde...

Une oeuvre en noir et blanc très psychologique, à la réalisation et à l'écriture déroutante. Paradoxalement le tout est captivant : psychose, science, étrange, religion...

La relation avec son maître nous propose plein de référence au mathématiques. Notre héro est tout aussi asocial que génial. Mais son génie le mènera au plus bas.

Audacieux, cette oeuvre à la BO dans le ton, préfigurait de l'avenir de ce réalisateur et du film, chef d'oeuvre, qu'il nous livrera suite à ce Pi, une autre descente aux enfer à la réalisation atypique.

Pi est un bon film, assez subtile et particulier dans le fond et la forme.

A voir.

publié le 07/08/2017 - 20:35
Portrait de Nandrolone

Etrange

Nandrolone (America's Most Wanted - 648 critiques)
9
 

Encore un excellent film de Darren Aronofsky, j'adore son style dur et épuré et sa façon de filmer qu'on retrouvera deux ans plus tard dans Requiem for a Dream. Et particulièrement pour Pi; j'aime le grain et l'utilisation du noir et blanc.

Une belle oeuvre interprétable de différente façon, les déboires de notre génie des mathématiques (bien interprété par Sean Gullette) sont-ils réels ou bien le fruit de sa folie ? On peut se poser des questions.

En tout cas, j'ai vraiment aimé, ce film apporte une vraie réflexion. Pi ne souffre pas de défauts, on aime ou pas...

publié le 04/01/2017 - 17:58

La formule infernale

Dariofulcio13 (Graine de psychopathe - 142 critiques)
8
 
Remarqué avec ce premier long-métrage avant de passer à REQUIEM FOR A DREAM et THE FOUNTAIN, Darren Aronofsky posait ici les bases de tout son univers: une mise en scène stylée et énergique, des personnages en quête constante d'un absolue quitte à s'autodétruire, une bande son obsédante...

Le sujet de PI est autant ambitieux que sacrément culotté: rendre attrayante une longue leçon (fantaisiste mais pas tant que ça) d'algèbre avec un budget restreint. Un concept complètement casse-gueule mais transcendé ici avec un rare talent. L'histoire adopte ainsi le regard d'un scientifique à la limite de l'agoraphobie et ne vivant que pour sa recherche DU "nombre", celui qui symbolise et décortique toute chose sur Terre.

Le déroulement qui s'ensuit alors s'effectue dans trois axes complémentaires: la perte progressive de raison du personnage, la progression des recherches qui s'effectuent de manière de plus en plus chaotique et frénétique, et enfin les multiples machinations perpétrées par des protagonistes malveillants convoitant les formules pour divers mobiles délirants (le monopole du marché économique pour les uns, percer les secrets du créateur pour les autres...).

Beaucoup d'éléments pour une courte durée (moins d'une heure vingt!) mais clairement digérés et bien retranscrits malgré des maladresses certaines (la partie "thriller" est vite expédiée à ce titre tout comme le final un peu "facile"). Inutile de dire qu'il faut s'accrocher un tant soit peu pour suivre les raisonnements élaborrés, néanmoins PI impressionne par sa maturité et sa maîtrise dans l'art de réexploiter des sources pointues (Pythagore, Euclide, Archimède etc...) au service du ludique. Par ailleurs, l'aspect immersif - très bien rendu par une caméra à l'épaule nerveuse et un thème musical énivrant - arrive parfaitement à rendre malsaines certaines séquences "oniriques", faisant ouvertement références à des films tels que ERASERHEAD ou TETSUO (les hallucinations du héros tatant un cerveau palpitat émettant des sons stridents! - ).

Finalement PI n'est pas une oeuvre qui plaira à tous et est avant tout destinée à un public amateur d'oeuvres atypiques qui n'ont pas peur de se triturer le cerveau pendant une période prolongée. Les fans d'Aronofsky, tout comme ceux de David Lynch ou de Shinya Tsukamoto, devraient fortement apprécier.

publié le 20/10/2009 - 21:12

Pipi au lit

Sir Gore (America's Most Wanted - 526 critiques)
4
 
Un film qui utilise à peu près toutes les grosses ficelles du cinéma pseudo-expérimental afin de dérouter le spectateur: photographie crue (noir/blanc, caméra à l'épaule, image granuleuse), voix-off pompeuse, charabia scientifico-religio-existentiel, musique électronique ronge crâne, phénomène de répétition (le personnage principal qui avale ses pilules en gros plan à chaque crise) et on en passe et des meilleures. C'est souvent assez barbant mais il arrive qu'on se laisse envoûter par la folie de certaines scènes et force est de reconnaître que les acteurs jouent très bien leurs rôles. Aronofsky, qui renouera avec le même type d'esthétique dans son Requiem for a Dream (une thématique de fond plus attrayante en prime), semble avoir puisé son inspiration dans le Tetsuo de Shinya Tsukamoto. Un premier long-métrage qui vaut le coup d'œil mais ne laisse pas un souvenir impérissable.
publié le 08/06/2008 - 17:55
Portrait de Lebreihz

Gare à la migraine !...

Lebreihz (I am Legend - 2221 critiques)
8
 
...avec ce film. ça sort de l'ordinaire c'est sur. Mais bon, c'est difficile à apréhender, on se demande à quoi sert finalement cette foutue formule, et la fin ne m'a pas apportée grand chose. Ce qui est sur c'est que le réalisateur cherche à créer une ambiance trépidante dans le film, graçe à la musique d'abord, et aussi de par la manière de filmer type "caméra sur l'épaule". D'ailleure ce dernier point et le fait que le film soit en noir et blanc le rend un peu pénible à suivre parfois.
publié le 07/01/2008 - 22:41

Math, argent et religion

Langanay (Serial Killer - 857 critiques)
8
 
Film ambitieux, original, éprouvant à certains égards. Original car un des sujets est la recherche mathématique. Eprouvant car on oscille entre paranoia et schizophrénie. Ambitieux - quelques scènes à la fin peut être un peu trop explicative ( sur la secte juive ou bien sur le marché de Well Street ). Le son est au top. Requiem for a dream est déjà beaucoup dans ce film.
publié le 01/01/2007 - 00:00