There will be blood

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Portrait de Sylvanhor

Yes, but you need time !

Sylvanhor (Graine de psychopathe - 242 critiques)
8
 
Subjuguante prestation de Daniel Day Lewis. There will be blood est un film à l'esthétique bluffante, qui dénote une réelle maîtrise du jeune Anderson derrière la caméra. Pourtant, même si l'emballage est séduisant, le contenu sonne un peu creux : l'intrigue, inexistante puisque le spectateur attend quelque chose qui n'arrive jamais, à tendance à s'éterniser : 158 minutes, c'est long. Dur dur de ne pas piquer du nez devant un film au potentiel gigantesque mais qui ne nous enlève jamais le doute d'être devant une démonstration stylistique un tantinet prétentieuse. Du reste, la B.O, bien que déroutante, la réalisation, et l'acteur principal se chargent, non sans sadisme, de rappeler que l’on n’est pas passé loin du coup de maître. Dommage qu'au final, on se sente devant There will be blood comme le gamin devant son derrick : émerveillé par un beau feu d'artifice mais sans le son.
publié le 26/04/2009 - 22:27
Portrait de Killafornia

Mon avis

Killafornia (Graine de psychopathe - 208 critiques)
10
 
Sergio Leone avait mis en scène tout un pan de l'histoire américaine à travers la création des chemins de fer dans « Il était une fois dans l'ouest ». Quelques années plus tard, le cinéaste Paul Thomas Anderson, à qui l'on doit, entre autre, « Magnolia », nous compte l'épopée de Daniel Plainview, l'un des nombreux chercheur du pays, qui fait alors fortune grâce a l'or noir, symbole du capitalisme et de la puissance américaine. A travers cette quête obsessionnelle de la richesse, les valeurs humaines seront remises en jeux et la folie du pouvoir prendra vite possession des hommes.

Daniel Plainview représente le rêve américain, d'abord parti de rien, il grimpe très vite les échelons pour s'installer sur une montagne d'argent grâce au pétrole, à qui il n'hésite pas à vendre son âme, et devenir ainsi l'une des personnes les plus influentes du pays. Il se verra confronté au prêtre Eli Sunday, tout aussi influent, et auquel les gens de Little Boston vouent une croyance exagérée. A travers ces deux personnages, on peut y voir une représentation imagée de l'Amérique et de ses valeurs : le capitalisme démesuré d'un côté et la foi aveugle de l'autre et l'on est en droit de se demander lequel de ses deux cultes prendra le pas sur l'autre. De toute façon, à chaque ascension, il y a une chute.

Le charismatique et imposant Daniel Day-Lewis campe le rôle principal et il n'est pas étonnant de le retrouver la. En effet, l'acteur est un habitué des fresques historiques. Il avait, entre autre, interprété le natif américain Bill « The Butcher » Cutting dans « Gangs Of New York » de Martin Scorcese ou encore le personnage de Nathaniel dans « Le dernier des Mohicans » de Michael Mann. L'homme sait choisir ses rôles et imprègne de son talent chaque goutte de sueur de Daniel Plainview avec une efficacité assez rare. Pas étonnant qu'il ait gagné l'oscar et le bafta de meilleur acteur pour ce film.

Sublimé par la photographie de Robert Elswit et le score de Jonny Greenwood, « There Will Be Blood » est bien le chef d'oeuvre que les critiques acclamèrent. Plus qu'un film, c'est la grande épopée américaine qu'y est mise en scène et le final salvateur annonce une bien triste décadence pour les Etats-Unis avec la crise pétrolière à venir.

publié le 03/09/2008 - 12:20

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