Le Justicier de Minuit

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Portrait de Warhammer

Justicier aussi avant ou après minuit.

Warhammer (Serial Killer - 929 critiques)
8
 
Avant de parler du film, revenons d'abord dans quel contexte il est sorti dans les salles. Ce film date de 1983 en pleine période où le slasher connait un gros succès au box office, donc il n'est pas étonnant que d'autres genres surfent sur la vague en nous offrant un style hybride de polar/slasher. Ce n'est pas complètement inédit puisque bien avant d'autres films ce sont essayés dans ce mélange des genres mais pas de façon aussi cru. Car il faut le dire que pour l'époque "Le Justicier de Minuit" ne faisait pas dans la dentelle à tel point que la censure a veiller au grain ainsi je ne serais pas étonné que celui-ci a du subir de nombreuses retouches afin de satisfaire ces messieurs(ou dames) de la sacro-sainte censure de merde qui a décapité de nombreux films d'horreurs des années 80. D'ailleurs, le film commence fort avec un clin d'oeil plus qu'évident à Vendredi 13 avec ce double meurtre du psychopathe de deux amoureux partis en camping au bord d'un lac, à la différence que le tueur de service est à poil et qu'on voit son visage d'entrée, ça rend le film d'entrée assez puissant. Ensuite, le polar se focalise sur un jeu du chat et de la souris entre le meurtrier et les flics chargés de l'enquête,ce n'est pas vraiment original mais l'efficacité est au rendez-vous grâce à une intrigue agréable à suivre, même si parfois celle-ci souffre d'un manque de rythme. Mais largement compensé par des acteurs plutôt bons surtout Gene Davis qui nous fait un psychopathe parfaitement crédible qui ressemble à bons nombres de tueurs en série qui ont réellement existé tel que Ted Bundy par exemple. Bref, un très bon polar dans l'ensemble, même si je trouve que la conclusion aurait pu être plus subtile.
publié le 20/08/2013 - 12:59
Portrait de Dante_1984

J'entends des voix

Dante_1984 (I am Legend - 1124 critiques)
8
 
Leo Kessler, inspecteur de la police de Los Angeles, enquête sur un tueur en série s’attaquant à de séduisantes jeunes femmes. Rapidement, ses soupçons se portent sur Warren Stacey, un mystérieux individu qui connaissait les victimes. Contrairement à ce que l’on pourrait croire aux premiers abords, Le justicier de minuit ne fait pas parti de la mythique saga Death wish. Si ce choix paraît discutable dans une moindre mesure, il n’en reste pas moins justifié par la suite. L’intrigue se concentrant sur la traque du serial killer, le déroulement de l’action se veut plus posé qu’à l’accoutumé. Jack Lee Thompson ne multiplie aucunement les fausses pistes pour se focaliser sur les errances d’un système impuissant face à l’intelligence d’un psychopathe sans foi, ni loi. Leo Kessler se voit alors contraint d’outrepasser les lois afin de le faire condamner. Ce film est donc une alternative intéressante au chef d’œuvre de Michael Winner. La révolte d’un homme face au sentiment d’impunité d’un tueur impitoyable. Ce dernier rappelle quelque peu Patrick Bateman, le psychopathe d’American psycho. Autant sur le plan physique que mental. Il met à profit son intellect pour tenir en échec les forces de l’ordre et exploite les failles du système pour être considéré comme irresponsable. En conclusion, Le justicier de minuit est un thriller efficace. Il propose une approche intéressante du justicier contraint de renier ses convictions pour que la justice sorte victorieuse.
publié le 04/01/2010 - 11:14

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