Long Weekend

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Captain Nono (America's Most Wanted - 327 critiques)
6
 
Un couple part à la découverte d'une plage isolée le temps d'un week-end, sur la côte sud-est de l'Australie. L'ambiance n'est pas au beau fixe dans la voiture, et après des heures d'errement le long d'une route non répertoriée sur les cartes, nos "joyeux" tourtereaux parviennent enfin à atteindre la côte ...

Ce film, sorte de thriller naturaliste saupoudré d'une légère pincée de fantastique, se distingue avant tout par l'atmosphère pesante qu'il s'en dégage, et ce du début jusqu'à la fin. Passé un générique nous offrant de somptueux paysages de la côte australienne, on découvre ce couple déja au bord de la rupture, fissuré par divers conflits qui nous échappent de prime abord, et qui nous seront révélés partiellement tout au long du film. L'homme (Jim Caviezel) apparait d'emblée comme un personnage ambigu, assez difficile à cerner, attiré par la nature sauvage et l'aventure, au contraire de son épouse, une femme froide et blasée, qui visiblement ne partage pas grand-chose en commun avec son mari ...

Ce qui devait être un agréable week-end va rapidement se transformer en cauchemar, au sein d'une nature qui ne semble pas pour l'occasion faire preuve de bienveillance à l'égard de nos deux citadins. Mystérieuse et inquiétante forme sombre dans la flotte, la malchance et les accidents qui s'enchaînent, l'ambiance qui se dégrade continuellement, les amis qui devaient arriver et qui n'apparaissent pas, les bruits inquiétants de la forêt, les vilaines bêbêtes ... Le mari semble perdre pied et la femme n'attend que la première occasion pour se tirer de cet environnement hostile, malgré ses paysages de carte postale ...

L'un des points positifs du film est sans conteste son suspense, qui opère en permanence tout en allant crescendo à mesure que l'intrigue progresse. Les dernières minutes du film sont à ce titre particulièrement éprouvantes en matière de tension, avec un final qui en surprendra plus d'un. Mais malgré cela, le film pâtit de l'antipathie de ses deux personnages, pas attachants pour un sou, et dont le sort ne nous concerne finalement pas tant que ça au vu des circonstances et du peu d'empathie qu'ils dégagent ...

Au final, ce "huit-clos" mérite le détour pour son magnifique cadre et son suspense maitrisé. Reste que je ne serai pas tenté pour le voir une seconde fois ...

publié le 07/02/2011 - 18:03

Mon avis

Seifer (America's Most Wanted - 642 critiques)
8
 
Vu y a à peine 2 heures, je doi dire que ce film je l'ai bien aimé. Bien fait, less acteurs sont bons, l'histoire bien trouvée. Bref, un excellent moment à passer. Pas vu la premiere version, mais le meilleur de Jamie Blanks a coup sur. A voir sans problème.
publié le 06/02/2011 - 06:11
Portrait de Dante_1984

Même film, même histoire, même combat

Dante_1984 (I am Legend - 1124 critiques)
6
 
Remake du film éponyme de Colin Eggleston, Long weekend nous entraîne à nouveau dans les contrées inhospitalières de la nature, là où l’homme se sent humble face à ce qui l’entoure, là où l’homme prend conscience qu’il n’est pas le maître incontesté qu’il pensait être. Les illusions volent en éclats sans ménagement. La plupart du temps, le remake est synonyme de productions purement mercantiles. Des objectifs pécuniers qui n’ont pour but que de vous alléger le portefeuille de quelques billets (ou pièces) sans le moindre scrupule en remettant au « goût du jour » un classique du genre ou un film culte. Dans la majorité des cas, il s’agit de déception ou de film honnête, mais sans réelle prétention d’apporter un élément supplémentaire susceptible de porter un nouveau regard sur l’œuvre originelle. Dans le cas de Long weekend, l’initiative est un peu plus louable étant donné que le film de Colin Eggleston est passé plutôt inaperçu, surtout en France. Une relecture du film m’a donc permis de m’intéresser au film original avant de voir le-dit remake. Malgré certaines errances dans son déroulement, j’en suis ressorti avec une impression positive concernant le message écologique que fait véhiculer l’histoire.

30 ans après, Jamie Blanks (Urban legend, Mortelle Saint-Valentin…) reprend le flambeau. Point positif : Jim Caviezel est présent en tête d’affiche. Comme à son habitude, il ne déçoit nullement en s’accaparant le rôle principal, personnage antipathique au possible de par son inconscience et son irresponsabilité. Néanmoins, là où l’on est beaucoup plus tolérant avec un film original, cela passe beaucoup moins avec son remake. En principe, ce dernier est sensé gommé les erreurs de son prédécesseur, du moins en théorie. Or, Jamie Blanks réitère, mis à part quelques gadgets technologiques qui n’existait pas à l’époque (Portable, GPS…), exactement le même film. Dans ce cas, quel intérêt de revoir la même histoire ? Voilà en quoi réside toute la question et par conséquent les problèmes inhérents aux remakes. Les inconditionnels du premier film le fustigeront sans vergogne, tandis que d’autres (les plus tolérants, dont je pense faire parti) y trouveront leur compte via un périple haletant au cœur d’un environnement hostile.

Par ce biais, ce que j’ai pu évoquer dans mon avis précédent concernant la version de 1978 vaut également pour la version 2008. Peut-être est-ce une manière de mettre en avant l’inertie de la situation ou pis, sa dégradation. Alors que des voix s’élevèrent voilà déjà 30 ans, on constate avec affliction que la majeure partie de l’humanité demeure insensible au cri d’agonie de la nature. Du moment que notre petit monde tourne autour de nous, tout va pour le mieux. Un égocentrisme exacerbé au vu d’un état des lieux très préoccupants. On ne se mettra à agir que lorsqu’il sera trop tard. Tant pis pour nous, puisque nous l’aurons compris à nos dépens que le mal infligé à la nature, nous nous l’infligeons à nous-même. Un constat dépeint avec amertume, mais non moins réaliste de l’état actuel de notre point de vue général.

Bref, la version 2008 de Long weekend n’apporte pas grand chose de nouveau par rapport au film de Colin Eggleston. On trouve toujours un certain plaisir malsain à savourer les errements existentiels de ces deux êtres tourmentés. La nature revêt des apparats cruels et pernicieux pour nous faire prendre conscience de sa réelle existence, sans doute le seul moyen pour nos yeux matérialistes et cartésiens de nous éclairer. Un film à l’identique qui, même s’il n’est pas foncièrement mauvais, aurait gagné à instaurer davantage cet angoisse omnipotente si cher à la version de 1978 tout en sachant se démarquer par le biais d’un nouveau traitement. Il en ressort un remake convenable, mais limité qui trouvera certainement son public si tant est que vous soyez intéressé par la question environnementale et les promenades champêtres au cœur de la nature, ami randonneur bonsoir !

publié le 19/10/2010 - 10:12

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