Azumi

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Portrait de Warhammer

La mort a le visage d'un ange.

Warhammer (Serial Killer - 929 critiques)
8
 
Azumi est une jolie poupée japonaise sabre au poing qu'il vaut mieux respecter sinon c'est la mort assurée.

Tiré d'un célébre manga, AZUMI ne fait pas dans la subtilité,mais c'est le genre de film purement jouissif dans la violence ainsi que dans la qualité chorégraphique des combats bien orchestré par un spécialiste du genre.

Malgré une intrigue assez simpliste,l'ensemble se suit sans ennui avec des combattants un peu déjantés,il faut noter la bonne performance d'aya ueto qui campe une azumi intrépide à souhait (et trés jolie aussi, mince les japonaises sont à tombées mes amis).

Ce n'est pas pour rien que Tarantino lui-même s'est inspiré de ce film entre autres pour son "kill bill", il suffit de voir la scène finale pour s'en convaincre. Bref une vraie référence du genre qui plaira aux amateurs du style.

publié le 23/06/2012 - 14:30
Portrait de AqME

De la petite fille au katana

AqME (America's Most Wanted - 604 critiques)
8
 
J'ai pour habitude de dire que les films asiatiques ne sont pas ma tasse de thé. Mais il faut avouer que depuis quelques temps, je me laisse de plus en plus surprendre par des métrages de qualité et surtout des scénarios intéressants. Je pense notamment à des films comme 20th century boys ou encore the chaser. Le film qui nous intéresse ici est Azumi, l'un des premiers métrages de Kitamura, le papa de Midnight Meat Train, et qui met son film dans une époque de samouraïs et de ninjas. La corrélation entre le film et le manga n'est pas très loin et même si le film à l'air assez simple dans son déroulement, allons-nous éviter les poncifs du genre? Les acteurs jouent-ils justes? Les décors ne font-ils pas trop fauchés? Les scènes d'action sont-elles pêchues?

Le scénario d'Azumi est d'une simplicité à faire pâlir un trisomique. En effet, il ne s'agit ici que d'une histoire de bataille et de 5 jeunes ninjas qui vont devoir friter un chef de clan un peu trop ambitieux. Si le début est plutôt confus et surprenant, avec une introduction plutôt onirique, qui précède des phases de combats brouillonnes, le film va suivre une trame simple et sans vague temporelle. En gros, nos ninjas vont faire de la route, vont dézinguer du malfrat. Puis des péripéties se passent, et on arrive assez vite à la bataille finale qui se veut dantesque. Rien de bien flamboyant à l'horizon, si ce n'est les quelques phases entre les combats qui malheureusement n'atteignent pas toujours leur objectif, donner une épaisseur aux personnages.

D'ailleurs, ce sera bien là le gros point faible du film, les personnages. Certes Azumi est assez travaillé et c'est le seul personnage un tant soit peu exploité dans le métrage. Mais malheureusement, ses compagnons et son maître n'auront pas le même traitement. Si on s'attache à Yuga, c'est parce que c'est le seul, hormis Azumi à subir une épreuve ou à sembler éprouver un quelconque sentiment au travers du film. Pour les autres, on peine à les reconnaitre et à les apprécier. Même le maître, qui se veut mystérieux et dur ne bénéficie pas d'un traitement correct. Et que dire des méchants. L'homme à tête de singe, qui combat bien se tient pas la route, mais le pire, c'est bien l'homme-femme en blanc, qui est une sorte de caricature de manga de seconde zone qui tient toujours une rose à la main et qui se complait dans le massacre. Mais niveau charisme, c'est zéro et l'acteur l'interprétant est plutôt mauvais. D'ailleurs, les acteurs sont assez limités, mais cela reste potable. L'actrice incarnant Azumi est d'ailleurs très mignonne!

Mais ce qui risque de gêner aussi dans le film, ce sont les effets spéciaux et les quelques incohérences matérielles. Le film date de 2003, mais le réalisateur n'utilise pas beaucoup d'effets spéciaux et les quelques fois où ils sont utilisés, ils sont assez médiocres. Mais on ressent aussi une grande faiblesse dans les dégâts et dans certains faux-raccords. Je pense notamment aux objets sortis de nulle part, ou encore des flèches tirées par des gens qui n'ont pas d'arcs. De même que notre méchant homosexuel sort une rose rouge en tout temps. Parfois, les traces de sabre ne sont pas visibles, et cela nuit tout de même à la crédibilité du métrage.

Néanmoins, les scènes de combat sont très nombreuses et sont très souvent de bonne qualité. C'est pêchu, rapide et ça bouge à tout va, mais la maîtrise de Kitamura est impeccable et on n'a pas la gerbe à chaque fois. Les méchants sont nombreux et les combats assez épiques. La bataille finale peut sembler incohérente, mais on se laisse finalement embarquer dans cette bagarre.

Au final, Azumi reste un bon film asiatique, qui ne contient que très peu de creux et qui reste vraiment très rythmé. Par contre, le manque d'épaisseur des personnages et la simplicité débile du scénario risque de décevoir certaines personnes. Un film qui reste intéressant tout de même pour voir de belles scènes de combat et un réalisateur en devenir.

publié le 01/10/2011 - 19:46

La rose et le glaive

Happyasie (Copycat Killer - 25 critiques)
8
 
Audacieux pari, celui que de confier la réalisation d'une superproduction à un jeune réalisateur loin d'avoir fait ses preuves. Suite au succès international (et culte) de son "Versus", voici donc Kitamura aux commandes de son premier blockbuster.

Force est de constater, que le cinéaste s'en sort plutôt bien. Il met en boîte un pur divertissement clairement formaté à un public adolescent en restant fidèle à ce qui avait fait toute sa réputation.

Plus étonnant, "Azumi" est sans aucun doute l'un de ses rares réalisations à ne pas souffrir d'un manque de rythme flagrant. Les scènes dramatiques s'entremêlent habilement aux (nombreuses) scènes de combat et donnent part égale à l'approfondissement aux personnages principaux et leurs prouesses martiales. Dommage seulement, que le jeu ultra-limité des jeunes comédiens ne supportent l'intensité requise: limités dans leurs expressions, ils n'arrivent malheureusement jamais à donner la profondeur nécessaire à leurs personnages à des adolescents, ballottés entre l'incrédulité de al découverte du monde qui les entoure et leur éducation comme machines à tuer. Ainsi, le scénario passe à côté de la dimension tragique d'un "Battle Royale" dans la manière à décrire les enfants.

C'est pourtant justement cette dimension, qui est la plus intéressante du film, entre l'épreuve "finale" du début du film, à la découverte du monde (village, spectacle, partie de pêche, etc) jusqu'au contact avec leurs pairs. Dimension d'autant plus tragique, qu'ils ne se frottent qu'à la pourriture de la terre ci-bas, dont les hommes, notamment, ne sont dépeints que comme des êtres sanguinaires ou obsédés. Pareillement, le personnage même d'Azumi aurait pu donner matière à étoffer l'intrigue d'une véritable profondeur, entre la réminiscence de son traumatisme lié à son enfance et de sa condition d'assassin passant à côté de sa féminité (remember "Nikita"…). Au moins, ces esquisses avortées assurent au spectacle tout de même une dimension plus profonde, mais laissent un léger goût d'inachevé.

Peu importe, puisque le médiocre second épisode va réussir à tuer dans l'œuf une franchise, qui aurait pu s'avérer beaucoup plus juteuse…

publié le 16/11/2010 - 15:56

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