Critiques spectateurs de Sardaukar

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La Chute de Londres

La Chute de Londres

Par où commencer me direz-vous ? Ben j’ai envie de vous répondre, par ne pas aller voir ce film, qui n’est qu’un immense étron. Voilà, salut !

Ça ne vous suffit pas ? Bon ben commençons par le début: nous voici ici avec la suite d’un film d’action que j’apprécie encore aujourd’hui : "la chute de la maison blanche". Mais soyons claire, j’apprécie ce film pour son côté « film d’action bourrins type années 80 » que n’aurait pas renier un Chuck Norris, pas pour le scénario ou encore le jeu des acteurs. Et pourtant j'aurai du me méfier, car les signes étaient là. En effet, le premier se trouvait dans la bande annonce, j’ai bien remarqué que quelques choses ne fonctionnaient pas et je ne parle pas des horribles FXs des scènes en hélicoptères. Malgré tout, j’y suis allé, faute de mieux à l’affiche et sous couvert des mardis à 5$... ben oui, 5$ ce n’est pas cher pour une place de cinéma. Si seulement j’avais su... Le second indice, fut que je me suis retrouvé dans une salle presque pleine, ce qui est souvent normale, mais très majoritairement composée de retraités ou proche de l’être, ce qui l’est moins pour un film d’action de 2016. Etrange, mais pourquoi pas. Le 3ème signe fut, la madame qui a tout commenté et sur réagit pendant tout le film… un cauchemar. Le 4ème signe fut le début du film lui-même et là… et là… j’ai compris que j’allais en chi(biiiiip)er. Ce film n’est qu’un amoncellement de clichés sur fond de USA…USA…USA… tout en s’offrant le luxe de reprendre un classique des films US que je n'avais plus vu depuis un moment : faire mourir le gentil personnage noir aussi vite que possible. Pour le reste, dans ce film c’est pas compliqué : les bronzés sont tous des terroristes faut les tuer, les européens sont tous des incompétents et/ou des traîtres faut les tuer, les américains sont tous des héros et le président WASP, ainsi que sont héro garde du corps WASP sont les meilleurs tout comme les USA, pis si t'es pas d'accord, ben c'est juste pas possible de pas être d'accord avec ça, pis c’est tout! Vous l'aurez compris, aucune nuance… en même temps, cela aurait été surprenant. Mais je dois avouer, que mon intuition ma trompée, suite à la bande-annonce, je pensai apprécier l’intégralité du film sauf la course poursuite en hélicoptère, alors que ce fut l’inverse. Ce passage est le seul qui vaille quelques choses, le travail effectué sur les FXs avant la sortie, ayant porté ici ses fruits, offrant un résultat à mille lieux de ce que nous présentait la fameuse bande-annonce. Pour l’ensemble du reste de l’œuvre, j’ai envie de vous renvoyer à n’importe quel jeu « Call of duty », tellement ce film est construit comme une suite de niveaus où l’on retrouve une masse de bots sans intelligences présents uniquement pour être shooté par le héros. Le scénario, la logique, la nuance, le réalisme, le second degré, les textes, la musiques, etc… soit tout ce qui fait un film, sent ici la merde ou est inexistant, c’est au choix. Ce film se prend tellement au sérieux, tout en étant tellement mauvais, qu’il arrive à nous frustrer en nous refusant le plaisir de rire de lui, tellement on est atterré devant l’abime qu’il représente.

Bref, vous l’aurez compris un film que je vous déconseille! Et si vous cherchez un bon vieux nanar, préféré-lui le premier voire même un bon vieux Delta Force avec Chuck himself.

5

Publié le 17 Avril 2016

Krampus

Krampus

Voici donc un petit film de noël assez classique qui vaut pour certaines fulgurances, le rendant indispensable à tout 24 décembre qui se respecte.

Comprenons-nous bien, ici l'humour se dispute à l'horreur, rien de gore, mais que c'est bien fait... jusqu'à la fin forcément formatée pour Noël. Mais surtout ne partez pas trop tôt est savourez le film jusqu'à la toute fin, car c'est du caviar où le diable se cache dans chaque détails.

Et c'est là, la principale force de ce métrage: les détails. En effet, ici les codes typiques des films de fin d'année sont détournés pour notre plus grand plaisir. Rien que ce qui est fait de la bande son est une grande réussite. Un conseil tendez bien l'oreille quant aux paroles des cantiques populaires et à la musique qui appuie les scènes de peur...

Pour le reste, le jeu des acteurs est bons sans toucher à l'excellence bien soutenu par des FXs de qualités qui se refuse au tout numérique.

Bref, un film que je vous conseille vivement à regarder seul ou en famille entouré de ses peluches ou autres poupées, accompagné de lait de poule, ainsi que de bonhommes en pain d'épice et d'un fusil à pompe... on ne sait jamais.

6.8

Publié le 16 Avril 2016

Ratter

Ratter

C'est a reculons et sur le conseil d'un proche que j'ai fini par regarder ce film en fond sonore occupé à faire d'autre chose.

Parti pour "laisser la chance au coureur" la 1ère scène donnait le ton: une vue de caméra (trop) parfaite sur une comédienne maquillée qui joue la fille qui dort... bref, il n'y aura pas de réalisme ici. Que ce soit à travers les cadrages, l'intrigue convenue et certaines incohérences, le film n'est pas une réussite. Et pourtant je vous invite quand même à le regarder pour certaines fulgurances et autres passages, qui selon votre sensibilité, réussiront à vous impliquer dans l'histoire.

Les critiques sont assez durs et beaucoup s'acharnent sur la conclusion de cette histoire. Vous comprendrez facilement ceci quand vous l'aurez vu par vous-même. On lui reproche aussi de n'être qu'un spot de prévention contre le risque des nouvelles technologies. Personnellement, j'y vois plus un thriller adapté à notre époque où les capteurs vidéos de nos ordinateurs et autres smartphones remplacent les anciennes caméras et autres trous dans les murs, qu'on nous proposait dans des films plus anciens.

Le jeu des acteurs est très convenu ici et en fin de compte on réalise que suite au choix du format de l'histoire, les 80 minutes ne permettent pas d’approfondir les personnages et donc de si attacher.

Les bruitages et le doublages vf sont bien, sans plus.

Bref, un film un voir dont l'intérêt et l'impact repose sur vos propres peurs.

0

Publié le 9 Avril 2016

Divergente 3 : Au-Delà du Mur

Divergente 3 : Au-Delà du Mur

Pour débuter, je tiens à préciser que je n’ai pas lu les livres et donc aucune comparaison ne sera faite ici. Pour le reste… on va rire ou pleuré c'est selon.

Ayant suivi cette saga depuis le début, je ne fais que constater sa chute dans la médiocrité, voir pire. Et cette épisode 3 partie 1 (afin de mieux nous vendre 2x le même film) est une horreur.

Mais précision ma pensée et débutons par le point le plus navrant : la forme ! En effet, ce métrage est un festival de faux-raccords jeté à la figure du spectateur, que vous soyez un expert ou un profane, vous ne pourrez pas y échapper ! D’ailleurs, une mention spéciale au figurant qui doit battre le record de durée du goblet porté à sa bouche… et en s’offrant le luxe de changer plusieurs fois de mains, sans que le précieux récipients ne quitte jamais ses lèvres ! Je n’aborderai pas non plus les FXs qui naviguent entre l’acceptable et le WTF ?! Vous me direz : « que je ne suis que mauvaise langue et que le jeu des acteurs, art étudié et pratiqué par ceux-là depuis de nombreuses années, est là pour sauver le film et faire honneur à leur salaire et l’argent investi dans notre billet de cinéma ? » Que nenni ! L’investissement ici est inversement proportionnel à l’importance du rôle… les figurants sont aussi bons, que l’actrice principale est peu, pour ne pas dire pas, engagée. De là à dire qu’elle n’est présente que pour son chèque… je vous laisserai seul juge. Peu importe la gravité des événements, les intrigues sous-jacentes ou même l’effort physique fournis, rien ne les concernes vraiment. C’est purement affligeant ! Et la logique des événements, des réactions et de n'importe quoi d'autre? "Ptdr, mdr, lol, xD" comme dirait un vieux qui essaie de parler comme un jeune. Elle n'a tout simplement pas été retenue ici, donc vous ne trouverez rien.

Et là vous me voyez arrivez à mille-lieux avec me second point : le fond ! Et là c’est terrible ! Déjà, je vous préviens d’avance, tout, mais absolument tout ce qui se passe à l’écran est téléphoné d’avance… vous devinerez tout, mais vraiment tout avant que ça arrive ! Vous aurez l’impression d’être devenu omniscient, mais ça ne vient pas de vous, c’est le film. Plus sérieusement, cette absence d’intrigue, appelons-là comme ça, couplé à l’absence d’engagement des personnages dans leur propre histoire multiplier par le manque d’enjeux ne fait qu’achever au sol, à coup de batte cloutée, le peu d’intérêt que vous auriez pu avoir pour cette saga.

Bref, un film à éviter comme un mauvais party ou un vendeur de rue qu’on voit arriver de très très très très…. très loin ! Vous voilà prévenu !

0

Publié le 23 Mars 2016

The Gift

The Gift

Voilà un film qui ne paie pas de mine et pourtant vous passeriez à côté de quelque chose. En effet, ce long métrage hurle au classicisme, de son budget au pitch du film en passant par son casting. Mais vu qu'on parle des acteurs, qu'elle idée de choisir Jason Bateman dans ce rôle, lui qui est habitué au comédie? Et pourtant, c'est là que réside le tour de force. On a beau penser avoir tout compris à l'intrigue est savoir qui et qui, quels sont leurs motivations, ainsi que la fin... mais l'on se surprend, tout le long du film à réaliser qu'on a tord. L'histoire à l'intelligence ici de jouer avec les codes du genre et de nous distiller l'intrigue sans avoir l'air d'y toucher.

Peu convaincu par le casting et le rythme presque contemplatif, les premières minutes, j'ai bien vite oublié mes aprioris tellement l'intrigue m'a happé peu à peu.

Bref, un film qui réussi le tour de force de surprendre et c'est déjà un exploit en soit. A voir !

7

Publié le 13 Mars 2016

Timber Falls

Timber Falls

Un film qui ne vaut rien, sauf un "0" !

Plus de détails? Alors le pitch est vu et revu, tout est cousu de fil blanc (même la fin), les acteurs sont TOUS très mauvais, les FXs, l'intrigues, le doublage , tout en fait. Sérieusement, il n'y a rien à sauver et on arrive même pas à en rire.

Bref, à éviter!

6.07143

Publié le 11 Juillet 2015

Dead Rising: Watchtower

Dead Rising: Watchtower

... et pas grand chose!

(Rappel, un Easter egg est un clin d'oeil ou une référence dans un jeu vidéo)

Prenez un film produit en 2014, sorti en mars 2015, disponible en direct to VOD et surtout (personnellement) vu à la TV sur un canal habitué au second choix... ajoutez la tradition qui veut qu'un film tiré d'un univers de jeu vidéo soit très majoritairement au mieux raté et vous avez vite compris ce qui vous attend.

Malheureusement pour nous "public", on se rend très vite compte, que le film va être fade et que le jeu vidéo "Dead Rising" n'est présent qu'à travers quelques "Easter eggs" et autres images du jeu... Donc l'on ne retrouve malheureusement pas la masse oppressante de zombie, la folie et l'humour de la série vidéoludique.

Force donc est de constater que le réalisateur n'a pas su ou voulu transposer à l'écran ce qui a fait la réussite de Dead Rising le jeu... et que ici aussi, tout comme pour Tasmanian Devils (2013) et Leprechaun (2013): Origins c'est un "Epic Fail" pour Zach Lipovsky!

Bref, un "téléfilm" à voir faute de mieux.

8

Publié le 21 Juin 2015

REC 4: Apocalypse

REC 4: Apocalypse

... ou presque.

Je préviens de suite, ce n°4 n'arrive pas à la cheville du n°1. Le film qui devait relancer l'intérêt et la maestria du 1er n'est pas... et pourtant, même si il est difficile de ce réinventer de nos jours, il aurait pu ne pas tomber dans la médiocrité. J'avoue avoir été très déçu au générique de fin, car j'en attendais beaucoup. Mais en fin de compte, le film n'est qu'une "copie" de beaucoup d'autre...(SPOIL -> ) et à tout ceux qui crie au génie pour l'idée du bateau et du parasite... Résident Evil l'a déjà fait. (<_SPOIL End) Force est de constater que la fin tire sur la longueur sans rien apporter et que le "twist" est plus que prévisible. Malgré tout, le film n'est pas mauvais, mais juste moyen, sans saveur particulière et comparable à beaucoup trop de production basée sur des Zombies. Il n'y a plus qu'à espérer que le navire sombre avec cette franchise et que celle-ci ne ressorte plus jamais des abysses... et que seul nous gardions le souvenir des 2 premiers qui eux font la franchise "REC".

5.75

Publié le 25 Mai 2015

Dracula Untold

Dracula Untold

... ou 300 sauce: citron, fraise, framboise, orange, vanille, miel, oeuf et sucre.

Plus sérieusement, à la vue du trailer, je m'attendais à un film rempli de préjugé, aussi respectueux de l'Histoire qu'un 300 et tout aussi cohérent... Bref, un film "popcorn" pour toi public qui paie (et les autres, au grand dam des majors) et qui ne souhaite rien de plus que de la merd... du divertissement.

C'est donc sans grande considération (pour le film) que j'ai appuyé sur "Play". Résultat: il ne faut jamais sous-estimer le 7ème art. Je rassure aussi de suite, le film est au niveau attendu, soit un 6/10 (Vite visionné, vite oublié et ce n'est pas une série B qui fait rire). Ma surprise, n'est pas venue de la qualité du titre (très correct), ni de l'absence de préjugés (il y en a je vous rassure), ni des FXs... mais principalement d'une chose: la romance! Sérieusement, elle prend toute la place... c'est pas possible, personne lui à dit que la beauté intérieur c'est de la foutaise et que les chocolats ne sont pas ses amis (sauf celui qui vient de Suisse). Sincèrement, le niveau atteint de mièvrerie rendrait malade n'importe quel diabétique... un peu de douceur? Oui, pourquoi pas, mais faut pas déconner! Certes, le mythe Dracula est devenu une histoire romantico-fantastique gothique depuis 1992 et le (génial) Francis Ford Coppola, mais ce n'était pas que ça! Donc cette romance qui prend les trois places du canapé qui n'en compte que deux, vous fait vite oublier tout le reste et le temps passe si vite que, le film, ou plutôt l'intrigue et l'intérêt du public ne commence que quelques minutes avant la fin du film. Et c'est là que le bât blesse, car on réalise bien vite que l'on vient de perdre de l'argent (pour certains) et du temps (pour tous), à ne visionner que le prologue d'un film qui lui semble plus prometteur et moins conformiste pour ne pas dire original... Donc il n'y plus qu'à espérer que la suite voit le jour et qu'il soit ce qu'on attend de lui: soit un film "bankebeul" (pour la prod) et plus réussi (pour nous).

6.875

Publié le 7 Décembre 2014

Old Boy

Old Boy

Une copie d'une copie issue d'une copie perd de sa superbe... Sincèrement, on s'attendait à quoi. J'ai beaucoup hésité avant de débuter le visionnement de cette adaptation de Spike Lee, un peu comme si j'avais peur que cela entache le souvenir de la maestria que représente l'adaptation de « Park Chan-wook » sorti en 2003.

A l'annonce du projet de Spike Lee de réaliser un remake du film et non une adaptation du manga, j'ai été interpelé comme beaucoup, quant aux objectifs de la démarche. En effet, que souhaitait Spike Lee ? Difficile aujourd'hui d'y répondre tellement, les informations sont peu présentes, sans oublier que je ne fais pas parti du secret des dieux. Plus sérieusement, Spike Lee c'est (ou plutôt c'était) la marque de fabrique d'une époque celle des années 90-2000. C'est un réalisateur connu pour ses controverses, ses fortes convictions politiques et une défense « agressive » de la communauté afro-américaine. C'est le réal' qui nous à proposer des films comme She's Gotta have It (1986), Mo' Better Blues (1990), Malcom X (1992), mais aussi Inside Man (2006), celui-là représentant d'ailleurs pour beaucoup, dont-moi, son dernier « vrai film à succès »... d'où, chez beaucoup, le secret espoir que ce remake soit LE film qui rende à Spike une partie de sa superbe. Malheureusement, et j'en suis le 1er déçu, ce film n'est de loin pas son meilleur, ni son pire, mais ne tient absolument pas la comparaison d'avec celui dont il s'inspire. En effet, sans tomber dans la verve assassine, je dirais que ce qui manque plus à ce film, en occultant l'autre, c'est « d'identité » ! Un sentiment mitigé m'a suivi tout le long du film, qui ne semble pas s'assumer pleinement. Souvent j'ai été confus vis-à-vis des propos et quand à l'interprétation portée à l'image. Mais commençons, par le propos, pour celui qui a déjà vu le film initiale, vous vous rendrez vite compte que le diable est dans les détails et que les choix pris par le scénariste, ainsi que le réal' et le jeu des acteurs ne sont de loin pas en faveur de cette cuvée, 2013. Comme dit, plus haut, et ce qui surprend, quand on pense à Shelton Jackson Lee, c'est un certain politiquement correct qui ressort de l'ensemble, ainsi, que de certaines fautes de goûts. Prenons par exemple, une des scènes culte du 1er que représente le plan-séquence de 3 minutes où l'on voit le « héro » se battre, souffrir, vaincre, perdre, etc. Dans cette version 2013, Spike l'avait dit « il va surpasser l'original de Park Chan-wook » mais sur 7 minutes ! A la sortie du film, la « rumeur » a voulu que cette « scène dantesque » soit coupée au montage par le distributeur du film... Plus sérieusement, le VRAI problème avec cette séquence, c'est son ton, plus que ça durée ! J'ai personnellement eu l'impression d'assisté par moment à un mauvais nanar avec son héro invincible que les cascadeurs « affrontaient » maladroitement et dans la minute qui suivait à un combat de rue façon « Broadway » voir même « West Side Story », impossible donc de prendre ceci au sérieux et donc de s'immerger dans l'histoire. Pour ce qui est de la nuance du film, comprendre sa personnalité, celui de Park était le second d'une trilogie basée sur la « vengeance » impossible, donc d'ignorer ceci et d'ailleurs c'est ce qui ressort de celui-ci, mais rien ne nous prépare à la tournure que prend celle-ci... En ce qui concerne la version « 10 ans après », c'est là que le bât blesse, car le film manque de cette substance qui fait l'identité forte d'un film, bon ou mauvais d'ailleurs. Ici l'on semble hésité entre plusieurs chemins, sans jamais en prendre aucuns, le résultat est sans appel : « échec ! » Et pourtant, au-delà des effets d'annonces de Spike Lee lui-même, de la bénédiction de Park Chan-wook : « Quoi que vous fassiez, faites-en votre film », d'un scénariste qui nous annonçait fièrement : « J' 'ai commencé à imaginer la myriade d'émotions et de sentiments qui doivent jaillir dans ce genre de situations, les conséquences sur la psyché, sur l'âme, et je me suis demandé si celles-ci pouvaient affecter une personne au point de la faire devenir autre. », sans oublier la préparation commando de Josh Brolin, et blablablablabla... « Bullshit ! » Rien ne ressort de ce travail ! Enfin, rien qui ne servent le film et c'est bien dommage. L'interprétation, ne sauve rien ici, tellement les acteurs se sont limités au format syndical prôné par Hollywood, soit aucune prise de risque soutenu par un jeu standard, donc vouez à l'échec là aussi.

Bref, « une copie d'une copie issu d'une copie perd de sa superbe... logique qu'on en arrive à ce résultat. Préférez (toujours) l'original, soit ici le manga ou le film de 2003, qui sont infiniment PLUS dans TOUS les domaines ».

6.6

Publié le 10 Mars 2014

Pacific Rim

Pacific Rim

... au pays des GI Joe!

« Ta daaaaaaaaaaa, moiaaaaaaaaa !!! » 1ère critique depuis des lustres, c'est dans une salle de cinéma totalement vide que j'ai eu la chance de voir ce film. Alors je préviens de suite, pas de « cerveau de 30 livres ici », pas d'étalage de culture inutile, vous n'apprendrez rien ou presque... blablabla, je déconne ! Ca va saigner, cacher vos vieux et vos malades, la faucheuse approche !

Bon débutons par une question ? Depuis le film « Godzilla » de 1998 de R. Emmerich, dans le cinéma occidentale, qui se souvient d'un autre film de « géant » ?! Le 1er qui me parle du Gorille à New York... je l'invite à aller se chercher un ruban à mesurer et à comparer la taille des bestiaux et à se frapper avec en s'appelant « princesse ». Merci ! Bref, rien ! Donc imaginer un peu un univers fortement (pour pas dire TOTALEMENT) inspiré du célèbre « Anime » japonais : « Neon Genesis Evangelion » et réalisé par le père de l'Horreur « espagnole » (alors qu'il est mexicain) et là toi aussi tu te sens comme : « (placer ici ce qui vous excite, merci !) » En effet, celui qui a su faire découvrir et apprécier au néophyte des personnages comme Blade et Hellboy, ne peut que nous enchanter. On se prend à rêver d'un film poétique aussi sublime que « Le Labyrinthe de Pan »... Et ben, je résumerai ceci par un célèbre dicton : « belle de loin... mais, loin d'être belle ! »

Et oui... toi qui pensait « à du lourd », « à du sexy », « à de la profondeur » et à du « ça va chier dans les ventilos »... regarde, « l'Anime » de 1995-6! Mais je vais faire un break, dans ce qu'il aurait pu/dû être, pour vous parler de ce qu'il est : « un GI Joe movie ». Oui, « nouveau » genre à mon sens... tout le long du film, je me suis cru devant GI Joe III ou 1.5 ! « Les Cobras » auraient pu sortir d'une base secrète et chevaucher les « Kaijus » ça n'aurait pas plus choqué que cela. Je m'explique, un « GI Joe movie » et un film avec de l'action sans grand « A », des gags plats (et simplistes), une rectitude moraliste à toute épreuve (pas de sex, pas de drogue, pas d'alcool, pas de religions, pas de politiques, pas de... Et SURTOUT ne pas oublier des trucs « cool » à l'écran qu'on peut revendre en figurine articulée) et surtout un scénario simpliste qui se devine à 3000 lieux, sans parler d'une absence totale de profondeur (tout est au 1er degré). Alors, oui, ce film n'est qu'un simple divertissement « US » de plus. Et encore une fois, la 3D a été imposée par la Warner pour faire plus de sous... Je sais le capitalisme c'est sale... bande de jaloux ! Donc les FXs sont au niveau d'un Transformer, on aime le design, la bande son est bonne aussi, les acteurs sont présent à l'écran... Quand je dis « présent », je ne parle que de la présence physique, rien d'autre... je veux juste dire qu'ils sont là... et qu'on devine sans peine le stéréotype qu'ils incarnent. Alors oui, si je dois comparer ce film, je dirais qu'on a un « Godzilla 2 pour un » (2 héros, 2 chercheurs, 2 ...), sens plus.

Il est donc dommage que le scénariste (Travis Beacham) se soit limité à la jaquette de l'Anime qu'est Evangelion. Dommage, qu'il n'aie repris que la cosmétique, sans prendre en compte la profondeur. Rappel utile, à sa sortie Evangelion avait surpris par l'introspection des personnages et de son histoire, qui faisait la force de chaque personnage, qui rendait cette histoire unique dans un monde de « Mecha » très/trop souvent manichéen. Ajoutez à cela des scènes d'actions sanglantes et des cris comme seul un doubleur japonais ou un bon coup de pied dans les couilles permettent d'entendre et nous voilà devant « un monument ». Allié au réalisateur de talent qu'est Guillermo, l'on se dit qu'ils auraient eu le talent d'en extraire le meilleur et de nous épargner les « longueurs made in Japan » qui flingue parfois l'intérêt de la série originale. Mais non ! Dommage...

Pour résumer, ce film n'est qu'un grand regret donc, mais rassurez-vous « petites gens », la suite est déjà écrite selon la rumeur, toujours par le même scénariste et cette fois, c'est des « Jaegers made in UK, France and Canada » qui vont faire la job. Et tu sais très bien que toutes les suites de films américains qui impliquent des européens (ou d'autres) est forcément... une GROSSE merde !

Te voilà donc prévenu, tu ne pourras pas dire : « je ne savais pas ! »

PS: « Bisous au chien, à ta femme (ou ton mari, voir ton fantasme sur Internet), tes enfants, le chien (Miaouuuuu... fait mon chat) et les Kaijus !!! »

7.3125

Publié le 19 Juillet 2013

Frozen

Frozen

… les loups.

Après « seul dans un océan », Adam Green nous propose sa variante : « seul sur un télésiège ». Mais commençons par le commencement, la principale difficulté de ce genre se situe au niveau du rythme. En effet, comme exploiter suffisamment longtemps et efficacement une situation critique évidente qui s’apparente souvent à un huis clos. Trois personnes et un télésièges… comment les placer dans cette situation, comment rendre le tout crédible et surtout comment les faire réagir et interagir ?! Un beau défi, pour tout scénariste et cinéaste. Mais, il faut l’avouer de suite, celui-ci ne s’en tire pas si mal. Ayant tout les travers du Teen movie de base. Le début, nous conforte dans cette idée. Heureusement, notre sentiment passe rapidement du rire à la compassion. Le début prêtait à sourire, mais petit à petit le jeux des acteurs s’améliorent et nous permet de nous plonger dans cette décente au enfer. Le métrage et porté par des acteurs moyens, aux jeux moyens, entouré (parfois) d’effets spéciaux léger, et appuyé par une musique parfois envahissante. Et pourtant, j’ai envie de saluer ces acteurs, qui ont tourné l’ensemble en situation réel et non en studio.

Bref, un film « pas pire » de saison à ne pas bouder.

7.90476

Publié le 15 Janvier 2012

Le Choc des Mondes

Le Choc des Mondes

Toute la vérité sur 2012… … ou Le choc des mondes.

Voilà donc un classique de l’âge d’or du cinéma américain. Bien que l’ensemble semble un peu vieillot, avec des discours très convenu. Il se dégage de cette œuvre un « je ne sais quoi » qui lui confère bien plus de charme que le 2012 de Roland Emmerich. D’ailleurs, vous vous rendrez rapidement compte qu’il n’a absolument rien inventé et qu’on retrouve ici énormément de son « inspiration ». Mais pour en revenir au film, il est important de le replacer dans son époque de « fin du monde » où plutôt de celui de la Guerre froide, qui était très à la mode à cette époque. Le public avait encore la deuxième guerre mondiale en tête et vivaient dans la crainte d’un holocauste nucléaire… et était aussi avide de grandes sensations. Pour preuve de sa réussite et de se qu’il représentait pour l’époque, celui-ci fut nommé deux fois aux Oscars de 1952 dans la catégorie « Meilleure photographie » & « Meilleur effet spéciaux ». Il remporta la dernière nomination pour la reconstitution des raz-de-marée et des tremblements de terre particulièrement réussi… pour l’époque. Mais on a beau apprécier l’œuvre, il faut rendre à César ce qui est à César, car ce film est une adaptation du roman de Edwin Balmer & Philip Wylie. Comme moi, vous avez sûrement du trouvez la fin un peu abrupte ? Il est donc important de vous préciser qu’il existe une suite au premier roman intitulée « After worlds collide », qui devait être elle aussi adaptée au grand écran. Mais malheureusement les studios Paramount ont préféré que leur réalisateur (Rudolph Maté) s’attaque au tournage de « Le Voleur de Tanger »…

Bref, un classique du film catastrophe, que je ne peux que recommander !

8.25

Publié le 14 Janvier 2012

Cross

Cross

… et la bannière.

 

Jamais une expression n’a été aussi bien choisie pour qualifier un film.

 

Pour les deux du fond qui ne suivent pas, je profite de la présente pour vous « culturiser » un peu (Oui toi aussi invente des mots). Vous n’êtes donc pas sans savoir qu’au XVe siècle, en Europe, il arrivait souvent que des cortèges religieux accompagnent les personnages importants. En tête se trouvaient des hommes qui portaient la croix et d'autres qui portaient une bannière, celle-ci servant à différencier la paroisse de la confrérie. Ces cortèges demandaient donc beaucoup d'organisation et de rigueur. C'est pourquoi on emploie depuis la fin du XVe siècle "c'est la croix et la bannière", pour qualifier une situation qui demande beaucoup de méticulosité. On a également dit aux XVIIe et XVIIIe siècles : "il faut la croix et de l'eau bénite". Par extension, l'expression signifie également que quelque chose est difficile et complexe à réaliser. Maintenant que nous connaissons tous le sens de cette expression, le lien fait avec ce film doit vous sembler évident. Mais si vous êtes capables! Pourtant c’est simple : « réaliser un bon film d’action n’est pas chose aisée. »

 

Vous avez beau avoir l’idée du siècle, vouloir surfer sur la vague à la mode des comics et employer tous les acteurs syndiqués du district de L.A., ne pouvant refuser aucun contrat. Cela ne fait pas un bon film! Encore moins, quand c’est filmé avec deux bras gauches, sans budget et dans un format voulu pour toute la famille… Ici, l’on nous propose un DTV tout faisandé partiellement stylisé façon comics de super héros (En parlant, de super héros et vilains, vous n’aurez jamais vu autant de personnages dans aucun film). L’ensemble porté par un scénario qui tient sur une seule page de papier toilette simple épaisseur, dont la misère est masquée par une Ford GT, des guns et des belles plastiques. Ajoutez à ceci des répliques qui tombent absolument toutes à plats! Un exploit en soit… En voilà un florilège, que Chuck N. n’aurait pas renié : « Vous êtes qui? L’homme au pistolet. BAM! » « Ca ce fait pas de tiré sur tout le monde. » « Réveille toi jeune fille… C’est Dieu! Nan, je rigole, je suis inspecteur. » « Ils étaient tous assez mignon… » Et ma préférée, qui résume se que je pense du film : « Je pensais que CROSS était une légende… Et bien il aurait du le rester! »

 

Sincèrement, ne perdez pas votre temps avec cette « Ligues des justiciers d’acteurs syndiqués », sauf si vous raffolez des blagues carambar et des répliques « cultes ».

3

Publié le 18 Décembre 2011

Tucker & Dale fightent le mal

Tucker & Dale fightent le mal

… au Canada.

Comme tout bon film américain, celui-ci a été tourné (et subventionné) au Canada (en Alberta pour être précis, région célèbre pour ses sables bitumineux et se qui reste de sa forêt boréale… mais c’est une autre histoire).

Vous qui me lisez attentivement, vous avez déjà pu noter que j’ai commencé ma critique par un « bon » sans oublier la note. Et oui, quand c’est bon on ne chipote pas, au contraire. Mais le meilleur dans cette histoire c’est que je ne m’attendais aucunement à une comédie ! Attiré par ce métrage qui ornait fièrement le « Best of octobre 2011 », je me suis laissé tenter sans rien savoir de plus. Imaginer donc ma surprise après les 5 premières minutes se jouant habillement des stéréotypes des films du genre… sérieux : des Redneck à l’air patibulaire, des étudiants un peu « innocent » (au sens québécois du terme), une forêt isolée, de l’alcool, de la drogue, un Serial Killer,… tout y est. Pourtant très rapidement et sans aucune anicroche le scénario nous fait bifurquer dans une comédie totalement déjantée où bons mots côtoient joyeusement des explosions d’hémoglobine. Et j’ai ri, mais alors ri devant se déluge de conneries et de quiproquos. Ce film est particulièrement bien réaliser pour qu’on y adhère facilement. Pas besoin d’être un fan du genre pour savourer les multiples références et autres clins d’œil. Sans oublier, je me répète, que rien n’entrave la narration. Un bonheur ! Que du bon me direz-vous ? Pas exactement. En effet, on peut lui reprocher certains FXs numériques un peu cheap et une interprétation des jeunes acteurs parfois perfectibles. Mais c’est surtout son côté obscure de façade, qu’on regrette. Là où l’on aurait voulu une satire virulente et sans foi ni loi, l’on nous propose une petite histoire bien sage à la morale très politiquement correcte. Malgré tout, ces quelques points négatifs n’entachent en rien le plaisir que procure le visionnement de ce film.

Bref, un film à voir pour rire à gorge déployée. Faite vous plaisir !

7.88462

Publié le 7 Décembre 2011

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Les clowns tueurs au cinéma