A L’HONNEUR

Naumachia – Wrathorn
Style : black/death mélodique
Nationalité : Pologne
Note : 9/10
Naumachia a su trouver ce qu’il manquait au black/death mélodique, style tant usité aujourd'hui, pour renouveler le genre : la touche prog. Que dire de ces envolées de soli sur Sickened ou encore de l’intro de Vorpal avec l’intervention des claviers ? Rien, si ce n’est une justesse impressionnante pour un premier album, car le prog est un style difficile où la démonstration et la technicité prennent parfois le pas sur la mélodie et l’émotion, ce qui n’est jamais le cas ici.
Naumachia parvient à marier habilement ses différentes influences pour nous délivrer un album où chaque morceau recèle sa propre richesse. Les claviers assurent globalement la trame des morceaux, mais ils se montrent discrets et leur présence ne nuit pas aux guitares, aux riffs acérés, ni à la batterie qui nous offre parfois de réels blasts (cf. l’intro époustouflante de Cyberian Dance où un clavier solennel laisse rapidement la place à un déferlement sonore). Car la violence est bien là, soutenue par des vocaux qui alternent entre death et black, mais on ne sombre jamais dans la noirceur : ce qui se dégage de cet album, c'est une véritable énergie, du punch si l’on doit se référer à la reprise du thème The Eye Of The Tiger de Rocky (reprise dispensable il est vrai). Cet album bénéficie en outre d’une production de qualité. Que demande le peuple ?
Line-up : Yarpen : vocals ; Tomasz "Soyak" Kiliñski : guitars & vocals ; Andrzej "Armand"Selwon : guitars ; Mariusz "Koshen" Kozon : keyboards ; Got : bass ; Grzesiek : drums
Ce CD est en vente chez notre partenaire Adipocere
Site internet : http://www.naumachia.prv.pl

Love Lies Bleeding – Ellipse
Style : black symphonique
Nationalité : France
Note : 9/10
Love Lies Bleeding est d’abord un projet solo, celui d’Adrastis. A travers la musique, il exprime ses états d’âme et expérimente son approche de la musique, à travers ses mots, ses notes, ses silences… La musique de Love Lies Bleeding est ambitieuse, mais jamais prétentieuse. Bien qu’Ellipse appartiennent au black symphonique et que l’on y retrouve les éléments propres au genre : samples, chœurs féminins et masculins, Adrastis a su préserver une certaine rugosité à sa musique : les orchestrations n’apparaissent ici que comme soutien à un black, certes expérimental, mais qui reste construit sur l’architecture de base voix-guitare-batterie. Il a en outre su innover : même s’il ne s’interdit pas des rythmes endiablés, le tempo sait se faire lent, contemplatif, aérien, loin de la pesanteur gothique et baroque des œuvres de Dimmu Borgir ou Cradle Of Fear ; les guitares se taisent parfois pour laisser la voix/voie aux claviers, certains morceaux nous gratifient même d’explosions technoïdes. Une certaine influence de la scène française se ressent parfois, avec des claviers « anorexiens » ou des sonorités à la Eros Necropsique (on retrouve d’ailleurs Jeanne qui officie dans les deux groupes), mais Love Lies Bleedin possède indéniablement sa propre identité, subtile alliage entre musique black et musique expérimentale et expérimentée.
Cet album donne l’impression, avec ses mélodies envoûtantes et enveloppantes, d’exécuter une valse à quatre temps avec la Mort. Une expérience qui vous remue les tripes.
Line-up : Adrastis : guitar, keyboards & programming ; Em-X : vocals ; Lsk : Bass ; Hydraoth : drums ; Guests : Jeanne (female vocals) ; Nikki (male vocals)
Site internet : http://loveliesbleeding.fr.st
Ce CD est en vente chez notre partenaire Adipocere

Total Devastation – Reclusion
Style : death / indus
Nationalité : Finlande
Note : 8/10
Le metal chez Total Devastation, c'est une histoire de famille puisqu’on retrouve les trois frères Pikka et les jumeaux Hakuli. Le mélange death / indus peut surprendre au début mais il se révèle vite judicieux. Parmi les influences, on notera Morbid Angel, Autopsy ou encore Carcass, et pour le côté indus Nine Inch Nails, Ministry… mais le mélange des deux styles qu’opère le groupe lui donne son originalité (à rapprocher du groupe français No Return). Les ruptures de rythme sont nombreuses, et si le rythme ralentit parfois, accompagné par des riffs entêtants (cf. Repentance) mais jamais démonstratifs (ici, c'est l’efficacité qu’on recherche avant tout), c'est pour que la tuerie qui suit soit encore plus assommante, d’autant qu’on n’est pas loin parfois du brutal death. Ces ruptures de rythme sont accompagnés d’une mélodie saccadée intrigante et réellement maîtrisé (cf. Murderous). La batterie de Jarmo Pikka fonctionne comme un véritable marteau-pilon et la production, de qualité, a su lui préserver un son suffisamment brut pour qu’elle colle parfaitement avec les samples lorsque ces derniers interviennent. Ces entorses au son traditionnel death n’enlèvent rien à un esprit death qui est bien présent à l’écoute de cet album : ça sent l’usine désaffectée, les chaînes rouillées qui s’entrechoquent et les crânes qui craquent.
Line-up : Jaakko Heinonen : vocals ; Saku Hakuli : guitars ; Harri Pikka : guitars ; Jarmo Pikka : drums ; Pasi Hakuli : bass guitar ; Lauri Pikka : programming & backing vocals
Site internet : http://www.totaldevastation.org
Ce CD est en vente chez notre partenaire Adipocere

Lords Of Decadence – Cognitive Note Of Discord
Style : death thrash mélodique
Nationalité : Autriche
Note : 6/10
Dès les premières notes, un nom vient forcément à l’esprit : Children Of Bodom. Même voix éraillée, même utilisation des synthés et, pour le coup, riffs assez similaires. Cela grève pour le coup l’originalité de la musique que nous délivre le groupe, même si celle-ci est exécutée avec maîtrise. Et c'est sans doute une erreur d’avoir débuté cet album par un titre si proche de Children Of Bodom car les morceaux qui suivent, même si l’on ressent indubitablement l’influence de COB (mais aussi In Flames, Soilwork) témoignent de la volonté du groupe de laisser sa propre marque : la voix se fait plus grave, les chorus nombreux. Les riffs et les mélodies sont bien souvent entraînants avec des aspects définitivement heavy comme Cognitive Note Of Discord et son intro à la Iron Maiden. A la différence de leurs confrères de COB, ils vont également moins directement à l’essentiel en s’offrant des apartés, sous forme de soli ou ruptures de rythme. Il appartient maintenant au groupe de nous prouver qu’il peut se défaire de l’emprise de ses aînés.
Line-up : Norbert Leitner : vocals & guitars ; Andy Tuma : bass & vocals ; Paul Tikal : drums ; Bernd Kladler : guitar
Site internet : http://www.lordsofdecadence.com
Ce CD est en vente chez notre partenaire Adipocere

Abused Majesty – Serpenthrone
Style : black/death mélodique
Nationalité : Pologne
Note : 7/10
Abused Majesty officie certes dans le black/death mélodique mais l’agressivité n’est jamais sacrifiée au profit de nappes de claviers ou de reconstitution d’atmosphères « gothiquement » grandiloquentes. La preuve : le groupe nous délivre 10 titres pour 37 minutes, ce qui est plutôt rare pour ce genre de production. Pour un premier album, si Abused Majesty n’évite pas les poncifs du genre, il parvient à mixer ses différentes influences pour construire ce qui, à l’avenir, n’en doutons pas, constituera son identité propre dans ce genre tant convoité : des claviers présents mais en retrait et discrets, des guitares définitivement en avant avec des riffs accrocheurs, parfois heavy, et des soli bien sentis (à cet égard, l’intro de A burning army avec un solo de guitare des plus envoûtants est des plus prometteurs), une voix qui se départit parfois du black et death traditionnel pour psalmodier (concept album oblige). Au niveau de la production, démarche volontaire ou non ? (sans doute, étant donné que les Hertz Studios où l’album a été enregistré, sont LA référence à l’Est), elle est moins puissante qu’à l’accoutumée pour ce style musical, assez exigeant en la matière. C'est notamment le cas au niveau de la batterie. Cela donne un côté brut et froid aux morceaux, ce qui n’est pas pour déplaire.
Line-up : Hal : vocals & bass ; Socaris : guitars ; Maar : guitars & vocals ; Ghaez : keyborads & vocals ; Icanraz : drums
Site internet : http://abusedmajesty.rockmetal.art.pl
Ce CD est en vente chez notre partenaire Adipocere

Himinbjorg - Europa
Style : pagan black metal
Nationalité : France
Note : 8.5/10
Avec ce cinquième album (eh oui, déjà !), Himinbjorg franchit indubitablement une cap puisque cet album s’inscrit définitivement plus dans le pagan, voire pagan/folk, que dans le black. Ici, la musique sert de vecteur à une philosophie, un art de vivre, dont les membres du groupe se sentent totalement investis. Le rythme se veut plus lent que sur leur précédent opus, Golden Age, la voix se fait claire sur certains passages… Une évolution qui n’est pas sans rappeler un groupe comme Bathory même si ce dernier n’a pas seulement évolué mais c'est tout bonnement métamorphosé entre ces premiers et derniers albums. Mais c'est lorsque cette sauvagerie guerrière semble définitivement enterrée qu’elle resurgit, à l’instar de ces racines celtes au fondement d’une Europe que défend Himinbjorg : la voix se fait soudainement black, les guitares et la batterie agressives. Cette agressivité n’est pourtant jamais pesante tant cette musique paraît aérienne. Et contrairement à d’autres, le fait d’avoir opter pour une production « à l’ancienne » (pas de capteur pour la batterie et utilisation d’amplis à lampe pour les guitares) apporte une certaine fraîcheur aux différents morceaux, plutôt qu’un aspect froid. Bien qu’officiant dans le black metal, Himinbjorg n’en a pas pour autant sombré du côté obscur de la Force, et c'est aussi ce qui fait tout l’attrait de cet album.
Line-up : Zahaah : vocals & bass ; Mathrien D. : guitars ; Anton : guitars ; Kahos : drums
Site internet : http://himinbjorgwebsite.free.fr
Ce CD est en vente chez notre partenaire Adipocere

Shadow Cut – Pictures Of Death
Style : death old school
Nationalité : Finlande
Note : 7.5/10
Si je vous dis Shadow Cut, ce nom vous dira vraisemblablement rien et quoi de plus normal étant donné qu’il s’agit là de leur premier album. Mais si je vous dis Impaled Nazarene, vous commencez à avoir les cervicales qui craquent et les oreilles qui saignent. Quel point entre ces deux groupes ? me direz-vous. Eh bien, dans les deux formations, on retrouve Repe. F.W. Misanthrope derrière les fûts. Par contre, musicalement parlant, l’un et l’autre sont assez différents. Shadow Cut officie dans le death qui tache, avec parfois des accents black. Pas de fioriture ici : on va directement à l’essentiel. Il y a bien quelques samples ici ou là mais Shadow Cut remet définitivement à l’honneur ce qui fait l’essence même du metal : les guitares, la basse et la batterie. Les morceaux se suivent et… se ressemblent. C'est là le principal défaut de ces musiques qui se veulent un retour en source, mais Shadow Cut parvient indéniablement à créer une atmosphère bien groovy, avec des rythmes, des riffs et des mouvements de double pédale propices au headbanging. Sur cet album plane parfois l’ombre d’Obituary et qui s’en plaindrait ?
Line-up : Omnio : vocals & guitars ; Repe. F.W. Misanthrope : drums ; M. Harvilahti : bass & additional guitars
Site internet : http://www.shadowcut.com
Ce CD est en vente chez notre partenaire Adipocere

Mutilation – Conflict Inside
Style : death old school
Nationalité : Pologne
Note : 6.5/10
Des changements de line-up incessants expliquent sans doute ce qui manque le plus à Mutilation : un style bien identifiable. Le groupe exécute certes un death maîtrisé, dans la lignée de Bolt Thrower ou des vieux Death (à noter d’ailleurs la reprise de Mutilation qui figurait sur l’album Screaming Bloody Gore), mais sans parvenir à imposer sa marque. Il n’en reste pas moins que la musique de Mutilation est efficace, agressive et brutale, les riffs bien sous-accordées comme il faut et quelques soli viennent nous triturer l’oreille. La voix, définitivement death, n’est pas particulièrement mise en avant par rapport aux guitares dont les riffs assurent l’ossature des morceaux. La batterie, qui a tendance à sonner un peu thrash, dénote un peu avec l’atmosphère lourd et gras qui se dégage du reste. Mutilation sera apprécié par tous ceux qui, attachés au death old school, ont usé leurs albums fétiches à force de les faire tourner sur la platine, et ont besoin d’un palliatif en attendant une nouvelle livraison.
Line-up : Pawel : guitar & vocals ; Tomek : guitars ; Piotrek : bass ; Marcin : drums.
Site internet : http://www.mutilation.info
Ce CD est en vente chez notre partenaire Adipocere

Forgotten Tomb – Songs to Leave
Style : black doom suicidaire
Nationalité : Italie
Note : 8/10
Après avoir chroniqué le dernier album du groupe dans Metal Damage Volume 2, retour aux sources ici avec la réédition du premier opus : Songs to Leave. A l’écoute de cet album, on sent le chemin parcouru, non pas le chemin de la Rédemption, mais le sentier de la perdition. Songs to Leave n’est pourtant pas un album de la joie de vivre, bien au contraire : misanthropie, suicide, dépression sont au cœur de la musique de Forgotten Tomb, et ce dès le premier opus, mais malgré la tristesse et mélancolie évidente des riffs et claviers, qui ne sont pas sans rappeler Katatonia, il semblait malgré tout persister une petite lueur d’espoir que le dernier album en date, Love’s Burial Ground, a définitivement éteinte. Plus que la dépression, c'est la douleur écorchée qui s’exprime à travers ce premier album. Un morceau comme Steal My Corpse montre cette rage de lutter, mais chez Herr Morbid, cette lutte apparaît perdue d’avance… A noter que cette réédition bénéficie d’un morceau bonus dont les 15 minutes suffiront à achever les plus guillerets d’entre vous.
Line-up : Herr Morbid : lead & backing vocals, rythm guitars, bass ; Algol : bass ; Razor SK : lead & clean guitars, additional backing vocals ; Asher : drums
Site internet : http://www.forgottentomb.com
Ce CD est en vente chez notre partenaire Adipocere
L’INTERVIEW
Destinity
Avec son troisième album, dont vous pouvez retrouver la critique dans notre Metal Damage Vol.1, Destinity détruisait tout sur son passage. Il était temps de donner la parole à son hurleur en chef : Mick.
Votre album In Excelsis Dementia est bluffant de maturité. Quelle est la part de chacun des membres du groupe dans la composition des morceaux ?
MICK : Et bien déjà merci à toi pour les compliments… In Excelsis Dementia est déjà notre troisième méfait, et deuxième sorti chez ADIPOCERE records.
Tous les membres ont porté leur touche à cet album mais d’une façon un peu différente que par le passé puisque la structure des morceaux est partie des guitares, c’est certainement ce qui nous a dirigés dans un style plus brutal.
Au-delà de la qualité des compositions, vous bénéficiez de nombreux atouts avec un très beau livret mais aussi une production béton. Qui est l’auteur du visuel ? Comment s’est déroulé l’enregistrement en studio ?
C’est Steeve Petit (ZUUL TRIBE) qui s’est chargé du visuel… Nous lui avons simplement donné quelques directives à suivre et le résultat a été très convaincant dès les premières esquisses. Nous sommes pleinement satisfait de son travail ainsi que de son investissement, il a un réel talent.
Au niveau de l’enregistrement nous avons enregistré avec Mika du groupe Furia et des studios de la cave à musique à Macon.
L’enregistrement s’est fait en deux étapes ; nous avons d’abord investi un studio dans les plaines du Maconnais avec tout le home-studio de Micka ainsi que du matos provenant de la cave à musique et nous avons réalisé toutes les prises son durant 16 jours.
Ensuite nous avons fais un break d’une dizaine de jours puis nous sommes partis à Macon dans les studios de la cave à musique mixer le tout et ceci pendant 10 à 11 jours.
Nous sommes très satisfaits du résultat, c’est vraiment le son organique que nous attendions.
Pour le prochain album, nous allons encore changer la façon de travailler puisque nous allons chercher notre gros son au Danemark chez Jacob Hansen (Aborted, Invokator, Hatesphere, Yyrkoon, etc…). Le son provenant de ce studio est énorme et il correspondra plus à notre direction musicale actuelle qui va surprendre pas mal de monde.
A une approche résolument black, vous apportez de nombreux éléments death, voire brutal death ? Quel est pour vous la manière d’exprimer sa colère : le black ou le death ? Et pour toi plus particulièrement, en tant que chanteur ? Est-il plus facile pour toi de chanter en français ou en anglais ?
Il est clair qu’aux fils des albums nous avons de plus en plus inclus de riffs death metal et même de plans résolument thrash… Cela s’explique très facilement, nous sommes tous issus de cette scène et nous écoutons énormément ces deux styles.
C’est cette diversité dans nos structures qui nous permet de ne pas être catalogué dans les groupes de Black metal et pour te dire la vérité, cela nous convient tout à fait même si rien n’a véritablement été calculé à l’avance.
Au niveau de mon chant, j’ai toujours varié entre des voix gutturales et des voix black traditionnelles, même si ces dernières étaient beaucoup plus aiguës par le passé… J’ai toujours aimé la diversité donc c’est clair que cela me laisse un bon panel afin d’exprimer nos sentiments et notre façon de voir les choses.
Je ne pense pas qu’il y a un style vraiment défini et plus adapté pour vomir sa colère… Tout est question de feeling et d’ambiance c’est pourquoi nous tenons à utiliser ces diversités car nous avons le niveau pour jouer avec tout ça.
Qui a eu l’idée d’inclure dans l’album un titre comme Heffen Kemet qui vient définitivement rompre la brutalité du reste de l’album et qui, dans ses sonorités, est assez rare dans ce genre de production ?
Nous avons improvisé ce titre assez provocateur et à contre courant durant une nuit bien arrosée au studio…
C’était simplement pour faire parler tous les « True » et de leur donner un peu de quoi s’occuper sur le net ! (rires)…
Et à la fois, nous nous sommes rendu compte que cette plage apportait beaucoup dans la continuité de l’album… Bref, tout a marché à merveille ! (rires)…
D’ailleurs, votre album contient de nombreux éléments symphoniques, violons, piano… Pour ma part, je pense qu’au niveau émotionnel, le black est sans doute la musique actuelle qui se rapproche le plus de la musique classique. Qu’en penses-tu ?
Oui c’est sûr et avec l’utilisation de ces instruments nous donnons un côté plus grandiloquent au tout.
Morteüs est un très très bon musicien et dans ce domaine il excelle, il est clair qu’il s’est bien lâché sur l’album.
Pour vous, les clous, le corpse painting font-il définitivement partie de l’esprit black ?
Disons qu’ils en faisaient partie… aujourd’hui tout est devenu folklore et c’est une des raisons qui nous a poussés à arrêter tout ça.
Ce n’était pas bien honnête envers les gens qui nous écoutent et à la fois nous ne faisons plus parti de la scène black metal donc c’était le bon moment pour stopper tout ça.
Pourquoi tant de haine ?
Le jour où il n’y aura plus de haine dégagée dans la musique de DESTINITY, nous splitterons.
Nous décrivons simplement le monde qui nous entoure et je me vois mal raconter de belles choses et faire l’hypocrite comme la moitié de ces larves qui nous entourent !
Quelles sont vos principales influences musicales ?
Nos influences sont très variées, aussi bien dans le thrash que dans le death ou dans le black metal.
Je pense à des groupes de Black comme Emperor ou Limbonic Art mélangé à des groupes Death comme Behemoth, Morbid Angel, Zyklon…
Toutes ces influences vont encore plus se sentir dans le prochain album.
A ce jour nous avons 7 morceaux, montés, avec les samples, les textes et le clic et je pense que les influences majeures tournent autour de , Vader, Slayer, Darkane avec des ambiances très froides et malsaines… énormément de samples, de machines et orchestrations qui sonnent d’une façon impressionnante !!!
Et pour terminer sur une fin à la Scream, quel est ton film d’horreur préféré et pourquoi ?
Je pense que ça doit être Braindead : ce film m’a toujours fait halluciner, il est à la fois malsain et tellement tordant !!! C’est un must !!!
Un petit mot aux internautes pour conclure ?
Venez nous voir en live dès que nous passerons près de chez vous et supportez le metal Français, dont la qualité n’est plus à prouver !!! Stay Brutal & Metal !!!
Merci à Mick et Destinity pour leur disponibilité.