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 BUBBA HO-TEP

  EN BREF:

Max : (7/10)

Le King et son ami, qui croit être le président Kennedy, sont confrontés à une momie dans une maison de retraite. Où quand l'acteur fétiche de Sam Raimi (le célèbre Ash de la saga Evil Dead) rencontre le cinéaste atypique de la série des Phantasm, pour un Versus irrévérencieux, à des années lumière du cinéma de consommation made in Hollywood...

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BUBBA HO-TEP
( Bubba Ho-tep - 2002)

Réalisé par Don Coscarelli
Sortie le 15 Février 2006

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  Horreur.net - Critique de Bubba Ho-tep (2002)

Critique de Max (7/10)

Dans une petite maison de retraite perdue au fin fond de l'Amérique profonde (chère à nos cinéastes outre-atlantique depuis Massacre à la Tronçonneuse), Elvis et son ami, qui croit être le président Kennedy, affrontent une momie qui se nourrit de l'âme des pensionnaires de l'établissement.

Le résumé de cet OVNI cinématographique concocté par Don Coscarelli (créateur de la série des Phantasm), donne déjà le ton. Ici, pas d'effets spéciaux numériques à deux sous, pas non plus de BO metal à vous rendre sourd comme un pot, pas non plus d'adolescents stupides victimes d'un serial killer sans imagination, ni d'humour graveleux. Coscarelli, amoureux d'un cinéma de genre à l'ancienne, souhaitait offrir un regard nostalgique et rêveur sur un cinéma aujourd'hui éteint, à savoir une série B fantastique ne se prenant pas au sérieux, et finalement bien innovante. D'entrée, le décalage avec les autres films du moment est sidérant : le héros (interprété avec maestria par un Bruce Campbell à nouveau dans un rôle sur mesure pour l'immensité de son talent) est le King en personne. Mais Elvis n'est plus qu'un vieillard impotent, enfermé dans un lointain passé dont il est le seul à savoir l'existence, les autres le prenant pour un simple sosie du roi du rock. Le seul qui le croit est un noir qui se prend pour JFK (le regretté Ossie Davis, habité par son rôle). Le début du métrage nous montre les ravages du temps, même sur un mythe comme Elvis Presley, ainsi que l'absence de respect pour le troisième âge, laissé de côté par la société. Car derrière l'humour noir du scénario, Coscarelli dénonce bien des travers de notre société de consommation qui délaisse les inutiles en les parquant dans des établissement spécialisés dans lesquels ils attendent la mort.

Et la mort prend les traits d'une momie étrange, qui aspire l'âme des vivants par le biais de leur anus. Cette pratique incongrue représente à elle seule toute l'originalité du film, à contre courant du cinéma de genre actuel, d'où son succès dans les festivals où le film a débuté sa carrière. Car Coscarelli a éprouvé les pires difficultés pour achever le tournage de ce métrage atypique mais terriblement salvateur, prouvant que le cinéma d'auteur peut encore exister au milieu des remakes, prequels et autres suites banales dont le cinéma d'épouvante est infecté depuis plusieurs années. A l'image d'un Carpenter, Coscarelli, réalisateur complet gérant ses films de A à Z (fait de plus en plus rare), tente de survivre en signant des films qui lui tiennent à coeur, respectant l'univers cinématographique qu'il aime, se souciant peu des recettes et du merchandising, nouvelle religion d'Hollywood.

Mais revenons en au film, et ces séquences épiques : Elvis luttant contre un insecte géant, retrouvant l'usage de sa troisième jambe, ou chassant avec son compère JFK dans les couloirs sordides et décrépis de l'établissement. Sans oublier les digressions autour du spleen d'une étoile qui ne voulait plus briller, Coscarelli osant montrer une facette du King jusqu'ici ignorée : la vieillesse ! Certes, le démarrage est un peu poussif, Campbell comblant tant bien que mal une mise en scène un peu lente, car Coscarelli n'a jamais eu le talent d'un Carpenter ou d'un Romero, à l'image de sa carrière, fidèle au cinéma de genre mais ne défrayant jamais la chronique. Pas d'éclats de rire disproportionnés non plus, pas plus que des scènes gore ou un effroi total, mais le but du jeu est tout autre car Bubba Ho-Tep est un clin d'oeil au cinéma d'antan, qui ravira uniquement les nostalgiques d'un autre cinéma, désormais passé de mode depuis que le numérique a remplacé les vraies bonnes histoires, soignées et captivantes.

C'est avant tout à un film de cinéphile que nous assistons, et c'est tout de même bien plus intéressant que le remake de Texas Chainsaw Massacre ou le prequel de Freddy. En résumé, si vous aimez le cinéma de papa, que le King n'est pas pour vous uniquement en rapport avec une marque de hamburgers, et que Bruce Campbell est pour vous plus mordant qu'un teenager tout droit évadé d'une série télé à la noix, alors Bubba Ho-Tep vous fera passer un agréable moment devant votre poste, sans en faire des tonnes (ce qui est une rareté de nos jours aux USA).

Signalons en outre que, le succès aidant par le biais de petits festivals indépendants, le film connaîtra les honneurs d'une suite : Bubba Nosferatu, néanmoins sans Campbell, qui n'a pas été sur la même longueur d'onde que Coscarelli concernant le scénario...

 

Max

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En résumé:

Le King et son ami, qui croit être le président Kennedy, sont confrontés à une momie dans une maison de retraite. Où quand l'acteur fétiche de Sam Raimi (le célèbre Ash de la saga Evil Dead) rencontre le cinéaste atypique de la série des Phantasm, pour un Versus irrévérencieux, à des années lumière du cinéma de consommation made in Hollywood...

 

Note du rédacteur: 7/10
Note moyenne de la rédaction : 8.00/10

 

 

 

 

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