Et encore une histoire de fantômes ! C’est décidément un phénomène de mode. Aux Etats-Unis c’est Sixième Sens qui a lancé le mouvement (et ce n’est pas terminé) alors qu’au Japon c’est Ring qui a apporté un style bien particulier. Les frères Pang surfent sur cette vague et nous livrent The Eye, film précédé d’une réputation flatteuse mais qui hélas ne tient pas toutes ses promesses.
Mann est une jeune femme qui a perdu la vue lorsqu’elle avait deux ans. Elle a enfin la possibilité de la retrouver grâce à une greffe de la cornée. L’opération est un succès, et tout le monde s’en réjouit. Mais Mann fait des rencontres étranges avec des gens qu’elle semble la seule à voir. Elle se rend très vite compte qu’elle voit des fantômes et décide d’enquêter sur la personne à qui appartenait sa nouvelle cornée.
Les frères Pang ont le sens de l’image, c’est indéniable dès le générique très intriguant. Mais leurs images, aussi efficaces soient-elles, ne font pas oublier un scénario bancal qui est TRES inspiré de Sixième Sens de M. Night Shyamalan. L’autre gros problème est l’absence d’unité de ton. J’ai eu l’impression que les auteurs n’ont pas su choisir quel genre de film ils voulaient réaliser. The Eye débute comme un drame intimiste pour se terminer en film catastrophe, en passant par le film d’épouvante et même la sitcom ! De plus certains dialogues sont involontairement drôles, ce qui est gênant pour un film qui a la prétention de faire peur.
Heureusement il y a des scènes très réussies où on a effectivement très peur. Elles sont au nombre de trois : l’hôpital, l’atelier de dessin et l’ascenseur. Elles parviennent à provoquer ces délicieux frissons qu’on aurait espérer plus nombreux. Même si le travail sur le montage et le son est remarquable, cela ne suffit pas à faire un bon film d’épouvante. Dommage. Cela n’empêche pas de suivre la carrière des frères Pang avec beaucoup d’attention car ils sont très prometteurs.
En résumé:
Note du rédacteur: 5/10
Note moyenne de la rédaction : 5.83/10