Horreur.net - Critique de Fin des temps, La (1999)
Critique de Gillou
New York, le 28 décembre 1999. Jericho Cane est un ancien flic devenu garde du corps d’élite après l’assassinat de sa femme et de sa fille. Alcoolique et désabusé, il a depuis longtemps renoncé à Dieu. Lors d’une mission on tente d’abattre son client du jour, un puissant homme d’affaire. C’est le début d’une course contre la montre pour découvrir la vérité : Satan a pris forme humaine, en l’occurrence le fameux client. Son but : installer son règne sur Terre. Pour cela il doit impérativement procréer avant le 31 décembre à minuit. Jericho a 3 jours pour protéger la pauvre Christine York, la jeune femme promise à Satan, et donc sauver le monde.
Il est très difficile de parler de l’Apocalypse et de Satan sans tomber dans le ridicule. Pour quelques films qui ont réussi cela (entre autres L’Exorciste et La Malédiction) combien de ratages ? Beaucoup trop hélas. Et ce n’est pas La Fin des Temps qui va changer la donne.
Le film aurait pu s’en sortir avec les honneurs, mais c’était sans compter avec 3 handicaps majeurs. Le premier est son scénario, très très mince, qui vole au ras des pâquerettes (Satan n’est qu’un méchant comme tant d’autres) et qui n’a pas peur des incohérences. Le deuxième est son metteur en scène, Peter Hyams, autrefois talentueux (Capricorn One, Outland) mais qui depuis n’est qu’un vulgaire tâcheron (voir le très mauvais Relic). Ici il est incapable de transcender son scénario et livre une mise en scène sans imagination. Enfin le troisième s’appelle… Arnold. Ben oui, on savait que Schwarzy n’est pas le plus grand acteur de la planète mais là il livre sa performance la plus lamentable de sa carrière. La scène où il pleure sa fille est un grand moment de bis. Il faut le voir pour le croire !
Voici donc La Fin des Temps. Un film qui partait sur de bonnes intentions, plein de cadors au générique, et au final un film de studio boursouflé, au service unique de sa star, sans personnalité et bâclé. Restent une belle photographie, un Gabriel Byrne qui cabotine avec jubilation, et le regretté Rod Steiger qu’on prend plaisir à revoir en curé (remember Amityville). Pas de quoi sauter au plafond.
En résumé:
Arnold Schwarzenegger face au diable : un film au scénario bien mince qui par moments frise le ridicule.
Note du rédacteur: 3/10
Note moyenne de la rédaction : 5.17/10