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MAD MAX

  EN BREF:

Kevin : (7.5/10)

Un classique du film post-apocalyptique et une oeuvre phare du cinéma fantastique. Loin de sa sulfureuse réputation le film est malgré tout un modèle du genre de part sa phénoménale scène de poursuite d'ouverture.

 

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MAD MAX
( Mad Max - 1979)
Série des Mad Max
 

Réalisé par George Miller

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Lecteurs

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  Horreur.net - Critique de Mad Max (1979)

Critique de Kevin (7.5/10)

Dans un futur proche, Max Rockatansky (Mel Gibson) flic de son Etat, traque les criminels sur les routes australiennes avec son pote Jim. Croyant profondément en ce qu’il fait dans le but de rendre meilleur ce monde au bord du chaos, Max va se retrouver confronté au Toecutter (la tondeuse en VF). Celui-ci va complètement renverser toutes ses certitudes et ses valeurs suite à l’assassinat de son coéquipier puis au massacre de sa femme et son fils. Dès lors, au volant de sa Ford Mustang Interceptor, Max est bien décidé coûte que coûte à se venger et à exterminer les membres du gang responsables de la mort de sa famille.

Mel Gibson (qui joue ici son premier rôle) doit sa présence au générique à un concours de circonstances des plus incroyable. Celui-ci, venu accompagner un ami à l’audition la tronche fracassée suite à une bagarre dans un bar, est prié de revenir trois semaines plus tard pour auditionner pour le rôle d’un « bad guy ». Revenant comme prévu mais sans aucune marque, ni blessure, personne ne le reconnaît et on lui propose de faire des essais pour le rôle principal. La suite de l’histoire est connue…

Mad max est vite devenu un phénomène. Tourné pour à peine 350 000 $ le film en rapportera 100 000 000 $ à travers le monde. Tout commence aux USA, où les producteurs décident de redoubler intégralement le film pour faire disparaître l’accent Australien, le film sort et remporte un franc succès. C’est suite à ce succès que la presse commence à attaquer le film, le taxant d’apologie de la violence, de l’appel au meurtre et de prôner la vengeance. Ainsi, au moment de sortir en Europe, le film est précédé d’une sulfureuse réputation. En France, le gouvernement pro-censure de Giscard autorisera le film à sortir mais avec une classification X Violence et dans une version censurée qui le relègue dans quelques cinés porno. Ainsi, à l’image de Massacre à la tronconneuse, Maniac et autre Zombie: Le crepuscule des morts-vivants, le film devient immédiatement culte et on se demande ce que peut bien contenir d’aussi subversif le métrage. Il faudra attendre 1983 et le triomphe de l’incroyable Mad Max 2 pour que le film sorte dans les circuits traditionnels et dans une version intégrale.

Dans ce futur inquiétant où toutes valeurs et repères semblent avoir disparus, le héros intègre et propre sur lui, qu’est Max va progressivement plonger dans cette anarchie (Anarchie road est d’ailleurs le nom de la route où se déroule la première poursuite) et devenir dans une certaine mesure un peu de ceux qu’il pourchasse. Miller, loin de faire l’apologie de quoique ce soit se contente plutôt de montrer notre société à travers ses propres défauts amplifiés et magnifiés. Le film ne laisse pas un instant de répit au spectateur. De l’anthologique course poursuite de la scène d’ouverture à la vengeance finale nous n’auront eu le temps de souffler que le temps de la retraite provisoire de Max. En vacances avec sa femme et son fils, celui-ci profite d’un moment de repos avant que l’inéluctable ne se produise, autant dire que ce n’est qu’un moment d’apaisement avant l’un des chocs du film et LA scène qui dérangea tant la censure : le gang de bikers roulant sur la femme et le fils de Max.

Rappelant les joutes médiévales, les poursuites sont empruntes de tragédie classique et d’affrontements chevaleresques. Le personnage principal prend le rôle du héros tragique, du vengeur qui a tout perdu et qui n’a que deux options : devenir un justicier condamné à combattre indéfiniment les criminels ou errer sur les routes et devenir ceux qu’il pourchasse…la fin du film de Miller laissant une ouverture aux 2 possibilités.

A l’origine de nombreuses copies et plagias, le film et sa culture de la puissance automobile fût malgré tout déjà précédé dans le genre par le film de Paul Bartel : La course à la mort de l’an 2000 (Death race 2000 - 1975) dans une version toute fois bien plus satirique. On pourra aussi penser à l’oublié Knightriders de George A. Romero (1981), mais aucun film ne parviendra à montrer la fureur des affrontements routiers comme Mad Max, si ce n’est sa propre séquelle.

Utilisant tous les procédés de cadrage et d’effets optiques possibles (c’est le cas de le dire en ce qui concerne les yeux exorbités qui précèdent les crash – effet qui sera d’ailleurs repris par Miller dans son excellent 4e sketch de La quatrième dimension – le film (1983)), le métrage sans être le monument de violence qu’on a bien voulu y voir reste une leçon de cinéma de série B à petit budget. Un premier film qui révéla George Miller (que l’on aimerait d’ailleurs voir revenir aux affaires) et Mel gibson. Voir Mad Max c’est enfin voir un film d’action avec des poursuites en bagnoles qui soit aussi un film de réflexion sur le futur de l’humanité et sur la société contemporaine (une époque belle et bien révolue quoi !). Un film qui est vite devenu culte et qui engendra deux suites : le génialissime Mad Max 2 - Le défi (1982) et Mad Max au-delà du dôme du tonnerre (1985).

Kevin

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En résumé:

Un classique du film post-apocalyptique et une oeuvre phare du cinéma fantastique. Loin de sa sulfureuse réputation le film est malgré tout un modèle du genre de part sa phénoménale scène de poursuite d'ouverture.

 

Note du rédacteur: 7.5/10
Note moyenne de la rédaction : 7.00/10

 

 

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