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TERMINATOR

  EN BREF:

Kevin : (8.5/10)

Un film culte pour de nombreux spectateurs. Une icône du cinéma fantastique est née en 1985 (ainsi qu’un cinéaste hors pair). Un incontournable qui en dépit d’effets spéciaux un peu datés parvient, grâce à son scénario malin et son rythme, ainsi qu’à l’excellente partition de Brad Fiedel, à nous coller au siège pendant près de 2 heures. Mission accomplie !!

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TERMINATOR
( The Terminator - 1984)
Série des Terminator
 

Réalisé par James Cameron
Sortie le 24 Avril 1985

Staff

8.508.508.508.508.508.508.508.508.50 (8.50)

Lecteurs

9.179.179.179.179.179.179.179.179.17 (9.17 - 58 votes)

Fiche

Critique

La musique du film

Visuels

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Avis des lecteurs (62) 

  Horreur.net - Critique de Terminator (1984)

Critique de Kevin (8.5/10)

1985 : une date pour l’histoire du cinéma de science-fiction. Le jeune réalisateur James Cameron, alors à peine âgé de 30 ans, vient de boucler son premier film : Piranha 2 – Les tueurs volants (1983), une commande Italienne qui lui échappa complètement, et dont il fût renvoyé avant la fin de la post-production. Aussi, Cameron jure qu’on ne l’y reprendra plus, et que pour percer ce technicien, spécialisé dans les maquettes et les effets visuels (il a notamment travaillé sur New York 1997 de John Carpenter), devra proposer un projet original et personnel. Aussi, il porte toute ses efforts à la concrétisation de Terminator, un film de SF et d’action inspiré par l’un de ses cauchemars (un robot sortant des flammes), et mettant en scène un cyborg-tueur venu du futur pour accomplir une mission qui changera le destin de l’humanité…

En effet, à la suite de l’apocalypse nucléaire, les machines ont pris le pouvoir et massacrent systématiquement tous les survivants humains. Seuls quelques hommes emmenés par John Connor opposent une résistance à l’intelligence principale « Skynet ». Conscient du danger et du pouvoir grandissant de Connor, les machines envoient alors un T-800 (Arnold Schwarzenegger), véritable machine à tuer, en 1985 dans le but de tuer la mère de John Connor, Sarah, avant que celle-ci n’enfante le futur chef de la rébellion humaine… Connor envoi alors Kyle Reese (Michael Biehn) à la même époque pour la protéger du Terminator…

Film phare du cinéma fantastique et d’action des années 70/80 au même titre que Assaut et New York 1997 de John Carpenter, ou bien Mad Max 1 et 2 de George Miller, Terminator est un film clair, direct et efficace. Pas de fioritures ici, Cameron raconte son histoire sur un rythme soutenu qui fait la part belle à l’action. Aussi, il remplit parfaitement son objectif, à savoir donner de l’ampleur à une série B de SF sans moyens colossaux. Au final, le film est une course poursuite de près de 2 heures durant laquelle le réalisateur n’oubliera pas de nous asséner des moments chocs et cultes qui resteront dans les mémoires, tel le T-800 se « réparant » le bras et un œil, le fameux « I’ll be back », puis son apparition hors des flammes en un squelette cybernétique ; ou bien encore les brefs plans montrant un futur dans lequel les hommes vivent traqués tel des rats. En clair, le maître mot du film sera l’efficacité et l’accroche du spectateur grâce à son rythme et aux effets spéciaux efficaces (mais qui ont aujourd’hui bien vieillit quand même) de Stan Winston.

Aussi, le film principalement ciblé sur la course poursuite entre les protagonistes ne contient que finalement peu de dialogues. Le rôle du Terminator campé par Schwarzenegger (mais au départ prévu pour Lance Henriksen !!) est lui aussi avare en bons mots, ce qui aux dires mêmes de Cameron n’est pas un mal étant donné le niveau de jeu d’acteur du cher Arnold à l’époque du tournage (par la suite celui-ci progressera et Cameron lui confiera un rôle plus étoffé dans Terminator 2, puis dans la comédie d’action True lies). Volontairement, le cinéaste aura ainsi supprimé les scènes un peu trop bavardes pour privilégier l’action et l’émotion qui en découle. Ainsi, les révélations sur le futur et sur le rôle du T-800 sont asséné au spectateur en pleine traque…
Son regret cependant, est de ne pas avoir eu les moyens de développer d’avantage le Los Angeles dévasté de 2029, scènes qui paradoxalement parviennent à être assez mystérieuses en l’état pour captiver le spectateur. En effet, à l’époque, Cameron a déjà de nombreuses idées non exploités sur cet univers, et celui-ci pense sérieusement à faire une suite en cas de succès.

Reprenant un thème classique de la SF avec les voyages spatiaux-temporels, le film n’échappe pas à tous paradoxes et interrogations inhérents à ce genre d'histoire, même si ceux-ci contribuent à l’intelligence et au retentissement de l’histoire sur les spectateurs. En effet, lors que l’on apprend que Kyle Reese envoyé par John Connor pour protéger sa mère, sera en fait son propre père suite à la relation qu’il aura avec Sarah Connor, nous sommes en droit de nous interroger sur de nombreux points. Tout d’abord, cela signifierait que puisque John Connor existe en 2029, toute l’histoire de 1985 a donc déjà eu lieue avec une issue identique. Aussi, Connor n’envoi pas tant Reese pour sauver sa mère mais surtout pour que celui-ci lui permette de naître grâce à l’idylle qui naîtra avec Sarah. Ainsi, tous les évènements se sont déjà produit et nous nous trouvons face à un paradoxe du type « qui de l’œuf ou de la poule vient en premier ? ». Formant une boucle sans fin, l’intrigue de Terminator connaîtra un développement similaire pour Terry Gilliam et son Armée des 12 singes en 1996. La conclusion à tout cela est que les évènements présentés sont tous immuables et figés, et qu’il n’y a aucune alternative possible. Pas de libre arbitre donc, dès le départ il est écrit que le Terminator ne tuera pas Sarah Connor. Notons que cette idée sera reprise et complétée dans les suites réalisés en 1991 par James Cameron (T2) et Jonathan Mostow (T3).

Œuvre de pure action, Terminator est un film évènement qui a fait date dans le monde du cinéma. Série B audacieuse et particulièrement bien menée, le film remporta un succès colossal surprise qui imposa Schwarzenegger au rang de star. Pour Cameron qui écrira aussi peu après le scénario de Rambo 2, ce sera l’occasion de lancer une carrière qui s’avèrera fructueuse et riche en chefs-d’œuvres. Cette réussite lui permettra de porter lui-même à l’écran un autre de ses scénarios : Aliens - le retour. Enfin, n’oublions pas de souligner la qualité générale de l’interprétation puisque outre le monolithique et implacable Arnold Schwarzenegger, nous trouvons Michael Biehn en guerrier paumé (on le reverra dans le cinéma de Cameron avec Aliens et Abyss), Linda Hamilton en femme d’apparence faible qui va se découvrir une force insoupçonnée et un destin d’une importance extrême, et enfin la présence de seconds rôles solides tels Lance Henriksen ou Dick Miller (l’indispensable acteur des films de Joe Dante).

Aujourd’hui, Terminator est un classique qui se regarde avec un immense plaisir. On connaît par cœur l’histoire mais on se laisse prendre à chaque fois à ce must de la série B. Un film dont l’efficacité n’est plus à démontrer, et qui obtint le Grand Prix au festival d’Avoriaz 1985. Que demander de plus à ce petit film qui est devenue grand par la force des choses et des années ? Un classique je vous dis…

Kevin

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En résumé:

Un film culte pour de nombreux spectateurs. Une icône du cinéma fantastique est née en 1985 (ainsi qu’un cinéaste hors pair). Un incontournable qui en dépit d’effets spéciaux un peu datés parvient, grâce à son scénario malin et son rythme, ainsi qu’à l’excellente partition de Brad Fiedel, à nous coller au siège pendant près de 2 heures. Mission accomplie !!

 

Note du rédacteur: 8.5/10
Note moyenne de la rédaction : 8.50/10

 

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