Un jeune groupe sur le chemin de la gloire arrête son tour bus dans un coin paumé des States pour assister à l'enterrement de la tante du chanteur. Sur place, Jethro retrouve son père qu'il n'a pas vu depuis plus de dix ans et qui n'a jamais quitté la terre appartenant au grand-père de Jethro. Leur arrivée coïncide avec une série de meutres : une nouvelle moisson de sang semble être annoncée...
Nous en sommes ici en présence d'un slasher : le titre laisse d'ailleurs peu de doute à cet égard (même si, trouvaille scénaristique - ouaaaahhh ! -, Slash est le nom du groupe) de même que l'affiche du film. Un slasher pour ados qui plus est car il y a une insupportable musique pop rock US ou techno qui vient noyer des scènes qui, sans elle, auraient été supportables, mais ici la musique en totale inadéquation avec le film (même si, encore une fois, au coeur de l'intrigue, on retrouve un groupe de pop qui nous offre un final, un concert, des plus ridicules que ne renierait pas une mauvaise série télé pour ados) détruit le moindre suspens qui aurait pu s'instaurer. A croire aussi que la cible principale est, à l'intérieur du cercle des ados, celui des midinettes, à moins que notre réalisateur n'ait les mêmes obsessions qu'un Salva ou DeCoteau : en effet, le torse musclé et imberbe de Jethro est définitivement plus à l'honneur dans ce métrage que la moindre poitrine féminine.
Pourtant, au-là de son absence de gore, de certaines incohérences scénaristiques (cf. l'histoire du couteau factice) et d'une mise à mort du boogeyman bâclée, ce film sud-africain comporte tout de même certains éléments qui le sauvent de la médiocrité.
Le jeu des acteurs est certes pathétique mais Steve Railsback, dans le rôle du père, et Nick Boraine, dans celui de Billy Bob (avant qu'il ne se prenne pour une rock star) sortent du lot. Surtout le premier avec son humour somme toute particulier. D'ailleurs, étant donné l'environnement, on ne manquera pas de penser à Massacre à la tronconneuse (mais ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit : la comparaison s'arrête là) ou encore, dans sa thématique, à la série des Demons du maïs. Enfin, les courses dans les champs de maïs, de même que le boogeyman malgré son masque qui ressemblerait à un sac à patates sale à la Jason (Meurtres en 3-D), avec son imper sombre et ses airs d'épouvantail, évoque à s'y méprendre le jeeper (Jeepers Creepers) ou encore... bein, tous les boogeymen se ressemblent en fait...
Le film nous gratifie d'un certain nombre de meutres à l'arme blanche, malheureusement chaque scène se déroule alors hors champ ou dans l'obscurité : exit donc les décapitations à la faux que l'on pouvait légitimement attendre, ou les éventrations à la hache... Quel gâchis !