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SACRé GRAAL

  EN BREF:

Kevin : (8.5/10)

Un film réellement culte qui eût une influence considérable sur de nombreux cinéastes et comiques. Un chef-d’oeuvre intemporel qui en dépit de son manque de moyens parvient à provoquer des réactions totalement opposées : l’hilarité générale ou la consternation devant tant de conneries. Choisissez votre camp !

 

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SACRé GRAAL
( Monty Pythons and the Holy Grail - 1975)
 

Réalisé par Terry Gilliam
Sortie le 03 Décembre 1975

Staff

9.389.389.389.389.389.389.389.389.38 (9.38)

Lecteurs

8.508.508.508.508.508.508.508.508.50 (8.50 - 22 votes)

Fiche

Critique

La musique du film

Visuels

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Avis des lecteurs (23) 

  Horreur.net - Critique de Sacré graal (1975)

Critique de Kevin (8.5/10)

Connus pour s’être illustré sur la BBC durant 5 années au début des années 70, les Monty Pythons, comiques adeptes du burlesque et du non-sens décident de se lancer au cinéma avec une adaptation très personnelle de la légende des chevaliers de la table ronde et de la recherche du Graal. Cette fine équipe, déjà culte à l’époque, est composé de 5 britanniques (Terry Jones, John Cleese, Graham Chapman, Eric Idle et Michael Palin) et d’un Américain depuis passé maître dans la mise en scène : Terry Gilliam (entre autre : Brazil, Munchausen, L'armée des 12 singes et Las Vegas Parano).
Ainsi, en plus d’être une comédie aujourd’hui méconnue du grand public, mais d’une perfection dans le débile et le non sens qu’elle en est indispensable, ce film marque également la première incursion dans la réalisation d’un cinéaste de la trempe de Gilliam (ici en coréalisation avec Terry Jones).

Dès le début, la couleur est annoncée : le film commence dans un décor sombre et inquiétant, quand soudain surgit un chevalier sans monture mais trottant à la manière d’un cheval suivi par un écuyer frappant deux noix de coco pour simuler les bruits de sabots, ensuite plan noir puis vient le générique, qui n’est autre qu’un générique de fin agrémenté de textes n’ayant rien à voir avec un film !
Le spectateur est donc tout de suite dans l’ambiance, nous sommes parti pour assister à du grand n’importe quoi. L’histoire elle, n’est que prétexte à un enchaînement de gags et de situations totalement folles. Ainsi, le roi Arthur (sans cheval, sans château, et sans table ronde) se voit confier par Dieu la mission de retrouver le Saint-Graal, aidé pour cela par de fidèles chevaliers qui vivront chacun d’incroyables aventures...
Dès ce film, les Monty Pythons montraient que leur talent allait bien au delà de leur statut de simple amuseurs télévisuels, chose que confirmeront les sujets de films suivants tels que : Le sens de la vie ou La vie de Brian. Par ailleurs, ils prouvaient avec ce premier film au cinéma que leur humour qui divisait le royaume Britannique pouvait passer dans un long-métrage reprenant une histoire mythologique mondialement connu. Car en effet, Sacré graal est un véritable patchwork de gags défilant à une vitesse inégalée et nécessitant plusieurs visions pour tout relever. Un film riche donc qui est souvent entrecoupé de séquences d’animations humoristiques réalisées par Gilliam lui-même, qui s’inscrivent tout à fait dans le ton du film, et qui présentèrent surtout l’avantage de coûter moins chères que des séquences filmées à effets spéciaux. Des séquences mélangeant le style graphique du moyen âge à l’humour complètement barré de notre sympathique bande (au hasard la séquence des moines sur le plongeoir !!). Cependant, bien que ce film soit la première oeuvre d’un futur maître du cinéma, la réalisation n’est pas ici ce que nous retiendrons car l’aspect technique est assez discret et banal.

Alors certes, le film présente quelques lacunes et longueurs provenant d’une possible lassitude découlant de l’accumulation massive de gags, mais il parvient toujours à retrouver un second souffle au détour de scènes irrésistibles comme la réception et les dialogues des soldats Français, l’astuce du « lapin de Troie » qui rentre vide dans le château assiégé, le chevalier à trois têtes, ... et une bonne dizaine d’autres séquences tout aussi jubilatoires. Cependant, nous retiendrons dans ces colonnes 2 scènes faisant la part belle au cinéma gore : le combat d’Arthur contre un chevalier noir borné qui finira en « homme tronc » privé de ses bras et de ses jambes, et la très déjantée séquence des lapins tueurs ! Un humour qui aura par la suite fait des émules et qui est à n’en pas douter à l’origine de nombreux films gores. A ce propos, Peter Jackson n’a jamais cessé de répéter que l’influence des Monty Pythons fût omniprésente sur ses premiers films (Bad Taste, Les Feebles et BrainDead).

Au final, nous obtenons donc un film véritablement culte. Une oeuvre atypique qui eut une influence incontestable et prépondérante sur le monde du spectacle et du cinéma humoristique. Une oeuvre de référence qui plaira plus ou moins selon que l’on est réceptif ou non à un type d’humour anglais totalement fou et parfois très con, il faut l’admettre. Mais un humour jouissif qui se fout de nombreuses règles et qui dans la profusion de gags saura toujours au détour d’une scène convaincre les plus réfractaires. Un humour qui ne quittera d’ailleurs jamais totalement l’oeuvre de Gilliam toujours parsemée de séquences absurdes mais pas toujours dénuées de sens (le somptueux Brazil, les baroques Aventures du baron de Münchausen ou bien encore le totalement barré mais plus noir qu’il n’y paraît Fear and loathing in Las Vegas).

Aussi, ne résistez pas au plaisir de cette première réalisation de Jones (qui tournera ensuite peu hors du groupe, signalons quand même en 1989 Erik le viking) et de Gilliam (qui récidivera dans l’humour avec Jabberwocky (1977), puis Time bandits (1981)). Un film au budget ridicule, manquant de décors et montrant les séquences les plus complexes en animations, mais avec drôlerie et avec un humour inégalable. Un film unique par bien des aspects.

Kevin

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En résumé:

Un film réellement culte qui eût une influence considérable sur de nombreux cinéastes et comiques. Un chef-d’oeuvre intemporel qui en dépit de son manque de moyens parvient à provoquer des réactions totalement opposées : l’hilarité générale ou la consternation devant tant de conneries. Choisissez votre camp !

 

Note du rédacteur: 8.5/10
Note moyenne de la rédaction : 9.38/10

 

 

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