Sanctuaire est un film découpé en trois parties bien distinctes et tout à fait inégales dans leurs qualités et leur fond. Tout d'abord une introduction qui s'attarde sur le masacre de possédés par des chevaliers teutoniques. Une entrée pas loin d'être brillante si l'on tiend compte du budget alloué. Ensuite, et c'est la grande faiblesse du film de Soavi, presque une heure de mise en place de l'intrigue et des personnages plus ou moins crédible (Enfin, plutôt moins quand même). C'est d'autant plus fastidieux, et la troisième partie en témoigne, qu'il semble en fait se foutre éperduement d'un scénario quelque peu fourre tout. Tout aussi difficile à suivre qu'à écouter (Dieu qu'ils sont bavard!) extremement datée, elle est presque aussi calamiteuse qu'ennuyeuse. Jusqu'à ce qu'un mécanisme caché enferme tous nos protagonnistes dans le sanctuaire. Et là, nous découvrons "Démons 3". Gore, humour, virtuosité, la mise en scène redevient très inspiré pour clore Sanctuaire avec manière. reste donc un film dont seule (l'interminable) partie centrale à véritablement mal vieilli, heureusement sauvée par la présence d'une Asia Argento mutine et intrigante, mais que l'on oublie assez vite au profit d'une entrée en matière et d'une conclusion magnifique. De l'association Soavi/Argento/Goblins ne restera donc qu'une oeuvrette sympathique, mais aussi quelques regrets...
Connut aussi sous le nom de 'Demons 3', The Church en reste néanmoins une suite original et intéressante. Tout en étant différent des 2 premiers volet 'Demons', Michele Soavi réalise une suite convaincante qui affirme bien sont style différemment de Lamberto Bava. Au Moyen Age, Un peuple soupçonner d'être des esclave du Demons sont assassiner au grand complet. Les chevaliers enterre tout les cadavres et font construire un énorme sanctuaire pour empêcher que le mal survienne à nouveaux. Maintenant rendu dans le temps d'aujourd’hui, les Demons ce reveille et assiège une bande de gens enfermer dans ce même sanctuaire. La B.O des Goblin ne m'a pas convaincu, je l'ai trouver sans profondeur. Asia Argento présente dans le film était tres jeune à l'époque. J'ai bien aimer les décors gothique et l'ambiance que ce sanctuaire
dégageais. Bref The Church reste beaucoup mieux que Demons 2 sans être supérieur à l'original.
Fruit d'une collaboration entre Argento et Soavi, Le Sanctuaire rappelle les belles heures du cinéma de genre italien. En effet, les nombreuses maladresses visuelles dues à un manque de budget évident font que le métrage est souvent constitué de bric à broc, rendant certains passages farfelus complètement ratés à l'écran mais terriblement assumés par le réalisateur. Comme à la bonne époque, tout ce qui passait par l'esprit du réalisateur devait absolument être mise en boîte qu'importe le résultat final. En résulte alors une réalisation attachante avec sa petite flopée de scènes gores faites de latex et de coulis de tomate, son atmosphère très particulière (mélange de gothique, d'art et de kitsch), sa musique à l'orgue électrique co-réalisée par les Goblin et l'interprétation souvent surjouée par ses interprêtes. Le scénario tombe néanmoins très vite dans le n'importe quoi avec enchaînement de morts abominables, de sauteries et de contamination en 10 minutes chrono. Italian's touch en quelques sorte. Le Sanctuaire n'est peut être pas le film le plus cohérent que j'ai pu voir, mais ses quelques passages carrément furieux, véritable lettre d'amour au cinéma gothique et au giallo, et son atmosphère délicieusement inquietante font que l'on passe un agréable moment.
Après le refus de Lamberto Bava de réaliser un "Demons 3", ce fût finalement le jeune et prometteur Michele Soavi que choisît Dario Argento pour le mettre en scène, sous le titre de "La chiesa" (le "Demoni 3" officiel sera réalisé par Umberto Lenzi, en 1991).
Et, le moins que l'on puisse dire, c'est que l'association entre le maître du giallo et son jeune apprenti (Soavi fût assistant réalisateur sur "Ténèbres" et "Phénoména") fait beaucoup d'étincelles.
Le scénario ne s'encombre pas vraiment d'originalité mais la mise en scène est souvent traversée par de grands éclairs de génie.
Les dix premières minutes, se déroulant au Moyen-Âge, sont absolument fantastiques: on y découvre des endroits sales et sinueux, des personnages incultes et malpropres, sans pitiés, ne jurant que par la religion; le passage où Evan découvre la croix sur le sol est impeccablement bien réalisée; la mort de Herman le sacristain est proprement horrible et la manière dont le réalisateur film l'église ainsi que tous les éléments se rapportant à la religion aboutit à une ambiance eucharristique réèllement prenante (à ce titre, un excellent plan vers le début du film où la caméra se promène dans tous les recoins de la cathédrâle).
Qui plus est, la bande-originale des Goblin donne un rythme incroyable au récit (l'attaque des chevaliers teutonniques dans un village d'hérétique est fabuleuse) et les effets spéciaux, bien qu'artisanaux, débouchent sur quelques scènes gores relevées.
Démonstration du savoir-faire Italien en la matière, Dario Argento (dont la fille, Asia, tient le rôle de la fille du sacristain) et Michele Soavi signent une réussite formelle dans le genre.
Film intrigant avec de belle scène sanglante, voire très sanglantes, une magnifique scène d'exposition moyennageuse, scénario bien monté, une musique déroutante des goblins, mais des longueurs trop importante.... Quand meme un bom moment à passer.