Film très ancré dans les années 70, qui à l'image de la série "Dirty Harry" avec Clint Eastwood, ou du film "Taxi Driver" (sorti la même année), décrit avec réalisme et pessimisme la délinquance qui ronge les grandes agglomérations américaines à l'époque.
Charles Bronson y étale toute sa classe, sobre et charismatique, dans la peau d'un homme déterminé à faire justice lui-même, en dégommant tous les zonnards qui passent à sa portée (et c'est pas l'gibier qui manque à New York !)
J'émets cependant quelques doutes sur le message véhiculé par le film. Qu'un homme décide de buter les salopes qui ont tué sa femme et violé sa fille, cela peut encore se comprendre ... Mais ici, le personnage principal ne se contente pas de se venger ! Le type prend visiblement du plaisir à buter la racaille qu'il rencontre dans la rue (la scène finale à l'aéroport est d'ailleurs assez explicite à ce sujet !) Bref, un bon film qui prête à débat ...
Premières mésaventures « self-défensives » de notre ami Paul Kersey dans un thriller sombre et un peu réac, convenablement mis en images par Michael Winner. Le film a vieilli dans le fond comme dans la forme mais son capital de sympathie augmente au fil des ans, allez savoir pourquoi. Le déclencheur d'une longue série de productions pas toujours finaudes où Bronson jouera les braves bourreaux de criminels avec de plus en plus de poils gris/blancs sur sa jolie moustache. À noter le très bon score jazz-funk de Herbie Hancock, électrisant à souhait.
Un message sans concession : comment un homme confronté à l'agression ultra-violente de ses proches va t il réagir ? Comment se reconstruire lorsque l'on est confronté à ce déferlement de haine ? Pas évident quand on est comme Charle Bronson un libéral ( dans le film j'entends ! ), le coeur plutot à gauche et pour une répartition des richessses avec les couches paupérisés de New York. Et peu à peu, il va peut être y arriver, le film et sa fin nous le dira. La musique est de Herbie Hancok et est excellente. Jeff Golblum ( la mouche ) a un petit rôle de voyou. Au fait, ca me fait penser à cette scène d'agression , extrême, elle ne dure pas longtemps, mais wouah !!! qu'est ce que c'est dérangeant, ca me fait penser à class 84.
Le message du film n'est pas simpliste, il propose une solution à la violence rencontré dans les villes (New York), en gros, ne pas baisser le regard quand on voit une agression et ne pas laisser la peur et l'indifférence s'installer. C'est un message plutôt positif, après c'est sur , on peut regarder le verre à demi - vide, et dire, que c'est un film 'de droite' qui légitime le permis de tuer, mais bon, moi, je le vois pas comme çà : comme c'est souligné dans le film, pour moi , c'est l'histoire d'un citadin civilisé qui abhorre les armes à feu et puis qui devient un cow-boy urbain et qui y trouve une estime de soi et une joie de vivre. J'aime!
....Mauvais sur le fond, c'est un film certe efficace, dans sa réalisation, Bronson y est pour beaucoup. C'est l'idée du film que je n'apprécie pas, le fait que autruit puisse se faire justice lui-même, et je trouve que c' est même dangereux.
Echo, au même titre que la série des "Inspecteur Harry" avec Clint Eastwood ou des poliziottesco italien, au délire sécuritaire qui embrase l'opinion publique des années 70, "Le justicier dans la ville" traite intelligemment le thème de l'auto-défense, sujet sensible traîté ici avec retenue, parcequ'évitant de véhiculer tout message douteux incitant à tuer le premier venu au regarde louche que l'on croise (et Dieu sait que la tâche est loin d'être évidente !).
Porté par un magistral Charles Bronson prenant les armes pour venger la mort de sa femme et le viol atroce de sa fille (assez explicite dans son genre), ce premier opus d'une série de 5 épisodes bénéficie d'un rythme soutenu et de quelques relents de violence percutant, en prenant soin d'intensifier lors des moments venus toute la teneur psychologique de tels actes sur leur exécuteur.
Pour sa troisième collaboration avec le célèbre acteur américain, Michaël Winner nous offrait donc un excellent polar, bien huilé et efficace, qui a le mérite de frapper là où ça fait mal !
Charles Bronson vaut a lui seul la vision de ce chef d'oeuvre qu'est "Un justicier dans la ville". Sa performance y est énorme. le jour ou sa femme et sa fille se font violée et qu'une d'entre elles perd la vie, Un homme simple d'apparence change littéralement. Homme d'affaire le jour, Tueur de voyous la nuit. C'est par cette simple idée que nous est présenté l'un des plus grands films de Bronson ( oui, il n'y aura jamais mieux que "il était une fois dans l'ouest" de Sergio Leone a mes yeux). Ce role lui vas a ravir.
Pas de musiques m'ayant marqués mais le jeux des autres acteurs est très bon même si les voyous ne font pas très dangereux.
L'auto-défense selon Bronson, ça fait des dégâts ! Aussi violent qu'un Mad-Max, dans l'esprit d'un Harry, cette apologie de la vengeance est avant tout un film réaliste, Bronson jouant à merveille le Mr tout le monde réalisant un jour la sordide violence qui l'entoure. On suit avec passion cette découverte d'un univers sordide (celui des junkies, des quartiers chauds). La scène du viol est stupéfiante (on a trouvé difficilement plus explicite depuis) et Bronson trouve ici son rôle culte. Une référence !