Avant la vision de ce film, j’étais loin de me douter que Tobe Hooper pouvait tomber aussi bas. J’ai relativement aimé son CROCODILE tout en sachant qu’il n’était pas exceptionnel. Mais là, je ne peux pas être aussi indulgent car le seul élément vraiment intéressant dans le film est l’interprétation de Brad Dourif. Même sous exploité, il arrive encore à arracher un peu de notre attention. En effet, il ne faut pas compter sur une mise en scène sans âme de Tobe Hooper. Plate et inintéressante. Il ne s’agit que d’une succession de séquences essayant de nous impressionner avec son seul titre : la CHS. Oui car « combustion spontanée » en toute lettre ça ne fait pas peur ! Si les effets spéciaux avaient été convaincants, peut-être que la pilule serait passée. Censées être le clou du spectacle, les scènes de combustion ne sont que de vulgaires effets bas de gamme ne faisant jamais mouche. L’on y croit pas une seconde. Pareil que pour l’histoire, pas très claire et improbable. De plus tout n’est pas expliqué et des questions restent sans réponses en plus des nombreuses élipses scénaristiques qui parsèment le film. Le personnage principal (excellent Brad Dourif) va et vient durant presque tout le film en tombant miraculeusement sur les bonnes personnes. Un procédé grossier que la fin n’arrivera pas à effacer de notre mémoire. Celle-ci se terminant en une queue de poisson vraiment débile, elle ne fait que confirmer ce que nous savions déjà. En plus d’être un ratage, ce film est incontestablement bâclé. Dans la filmographie de son réalisateur, je préfère bien mieux le sous-estimé LIFEFORCE.