J'avoue avoir etre deçu par Big John la...Le film est plat,çsa bouge, les perso sont souvent lourd... Et surtout le bébé et son pere qui sont tout droit sortie d'une decharge ( j'abuse un peu). Mais c'est pas top. Meme si la scene du tuyaux est pas mal...
Je ne suis pas trés "série télé" et PRO-LIFE n'est que mon deuxième épisode vu aprés le moyen SERIAL AUTO-STOPPEUR. John Carpenter est un réalisateur que j'aime par dessu tout, comme la plupart de tous. Que ne fut pas mon étonnement à la lecture des différentes critiques de son épisode MASTERS OF HORROR ! Pas terrible en somme... J'ai donc mis le dvd dans mon lecteur, plus poussé par la curiosité que par l'exitation. Un démon qui enfante une gamine et qui se fait passer pour Dieu aux yeux des hommes. En plus d'être un pitch classique et casse-geule, il fallait beaucoup d'expérience pour ne pas tomber dans le ridicule. Surtout dans un film ou un démon sortit du sol de l'enfer est roi. Même s j'aurais préféré moins voir le démon physiquement, son apparition ( car il n'y en a qu'une) est trés bien faite. La fin du film déroutera ou émerveillera. Pour moi, elle est simplement couillu et jamais vu. Au cinéma, cela aurait donné beaucoup mieux ! Le scénario est quand à lui trés bon. Même mieux que certains films fantastiques du moment. Correctement interprété par ses comédiens, surtout Ron Perlman, il nous offrent des moments intimistes réussis et des séquences de pure gore. Dont une qui est un peu "too much" (je vous laisse devinez laquelle). Il y a aussi un thème comptemporain important qui est abordé dans cet épisode. L'avortement, une chose pour laquelle je suis contre. L'épisode permet de donner son avis, simplement. Car même si l'histoire est de type fantastique, nous pouvons facilement faire parrallèle avec la vie courante. Même si PRO-LIFE n'est certainement pas le meilleur épisode de la série il a le mérite d'être trés innovant et de toucher au coeur. Bravo encore une fois, Maître Carpenter.
Alors que cet épisode se fait massacrer par les critiques : Trop cheap, trop Bis, trop simple pour du Carpenter. C’est pourtant la substance de son œuvre dont il fait la démonstration, à se demander même si ce n’est pas son requiem.
L’histoire prend place dans une clinique spécialisée dans l’avortement, isolée dans les bois de l’Amérique profonde. La fille d’un leader religieux (Ron Perlman) hyper réactionnaire débarque dans la clinique suppliant qu’on lui enlève du ventre l’enfant dont elle est enceinte. Le Père de la jeune fille ainsi que ses deux frères vont prendre d’assaut la clinique, pendant qu’à l’intérieur les docteurs découvrent avec horreur la véritable nature de l’enfant en question.
C’est presque une revue en bonne et due forme d’une bonne partie des thèmes exploités depuis 30 ans par Big John.
A commencer par le huit clos, spécialité du cinéaste, en plus du thème principal on retrouve dans l’épisode un pan entier de la scène finale de « Assaut » en la séquence de la prise du bureau du directeur de l’hôpital. Où dos au mur, sans presque aucune munitions il devra affronter les fanatiques. Ça rappelle inexorablement le « Prince des ténèbres » où là aussi des fanatiques prennent d’assaut un lieu sacré (une église), ici un hôpital sacralisé par la science.
Le principe de Pro-life d’ailleurs est calqué sur « Prince of darkness », des personnages coincés dans un édifice sont confrontés aux assaillants extérieurs et à la naissance de la bête à l’intérieur.
Mais là le traitement des assaillants se révèle beaucoup plus fin. Effectivement les intégristes religieux ne sont pas diabolisés et c’est la volonté du réalisateur (dixit son interview dans le making of), dans un sens le récit légitimise leur actes. En effet sans parler de politique quoi de plus normal pour un père que d’aller « délivrer » sa fille des griffes de docteurs mal intentionnés. On peut facilement mettre en parallèle le rôle de Ron Perlman avec celui de « Snack Plissken » tout deux pénètrent de force dans un lieu pour y « sauver » une personne. Si les motivations changent la détermination est la même pour l’un ou l’autre des personnages.
On retrouve aussi l’adolescence de « Christine » où Keith gordon est tour à tour brimée par un parent autoritaire et ensuite en état de révolte. Le rôle est divisé là en trois personnages. L’adolescent soumis est l’aîné des deux frères, le cadet lui est celui qui se pose des questions, la révoltée c’est la fille qui contre l’avis de son père décide de se faire avorter.
La fille aussi possède des caractéristiques communes aux personnages de Carpenter, comme Roddy Piper dans « Invasion LA » ou Sam Neil dans « In the mouth of madness », elle est détentrice d’une vérité que personne ne veut entendre et qui finira carrément par exploser à la gueule de tout ce petit monde.
Le reste des analogies sont surtout plastiques comme la monstruosité qui a ici fort à voir avec « the Thing ».
Ce qui rappelle l’œuvre de Carpenter est troublant mais ce qui est nouveau l’est encore plus.
Pour une fois la sexualité est représentée, et il ne s’agit pas d’amour comme dans « Starman » ou d’une scène post coïtale comme dans « Prince of darkness » ou « Adventures of a invisible man ».
Dans « Pro-life » Carpenter filme deux actes sexuels et tout les deux sont des viols à proprement parler contre natures et horribles. L’un suffoquant, complètement claustrophobe, l’autre est une véritable scène de torture. L’un, une tragédie du destin, l’autre la conséquence de la barbarie. L’un à l’origine du récit et l’autre son illustration.
Pour la première fois Carpenter filme l’acte sexuel et c’est horrible et destructeur, tellement que c’en est choquant. Et c’est sans doute ce qui marque le plus dans Pro-life quand on connaît le travail de Carpenter.
Cette vision grotesque et malsaine de l’acte sexuel est complètement inhabituelle comparée à la pudeur avec laquelle il traite l’accouplement et le sexe opposé dans ses autres films.
Pas étonnant pour un Cronenberg mais très surprenant de la part du cow-boy.
L’autre élément qui choque pour ce métrage c’est l’abolition d’une règle d’or de Carpenter.
Une règle qu’il suit depuis le début de sa carrière. C’est le monstre en caoutchouc. Depuis ses premières interviews Carpenter dit avoir était consterné par les films des fifties mettant en scènes des monstres faits de combinaisons en plastique, c’est ce qu’il a voulu éviter pour « Fog » et plus particulièrement pour « the Thing ». Pourtant « Pro life » met bien en scène des monstres en caoutchouc et malgré leurs très bonnes conceptions ça se voit, ils sont en caoutchouc et ça se voit !?. C’est comme si Carpenter avait changé son fusil d’épaule, comme si son cinéma était maintenant basé sur des choses différentes.
Pendant des années cet homme a voulu faire peur et pas n’importe comment, au regard de ses interviews jusqu’au début du siècle Carpenter voulait faire peur avec des « choses nouvelles » pour reprendre ses propres mots « …things never seen before in movies » et apparemment ça a changé.
Déjà, la volonté de faire peur, rien que dans les thèmes principaux de ses quatre derniers films, il est évident que ça n’est plus son unique but, c’est à l’action que Big John fait la part belle. Quand à faire du « jamais vu au cinéma avant » là aussi c’est à l’évidence que le bonhomme à décidé de plus se faire chier. Cette évolution est flagrante à la vue de ses remakes.
{p]
John Carpenter est un des réalisateurs américains qui a le plus de remake à son actif, pas moins de trois.
« The thing » où le concept de remake est à peine effleuré, il ne reste quasiment rien du film original à part peut-être la neige.
« The adventures of a invisible man », là encore un remake diamétralement différent de l’original mais c’est surtout dû au matériel de base c'est-à-dire Chevy Chase. Exit le drame terrifiant du classique de la Universal, le traitement du film est celui d’une comédie. Carpenter est sous contrat.
Vient le troisième et dernier remake en date de Big John « Village of the damned », copie presque conforme à l’originale, la réécriture du film manque férocement de talent et surtout à l’évidence d’investissement de la part de Carpenter. Les scènes les plus fortes sont celles qu’il aura reprises telles quelles par rapport à l’original.
Un détail très intéressant à ce sujet c’est le point commun entre « Pro life » et « Village of the Damned », la scène de viol justement.
En 1994 quand Carpenter remake le film, il dit s’inspirer de la nouvelle originale "The Midwich Cuckoos" et non de la première version cinéma (comme pour the thing).
Et pourtant la nouvelle commence par le viol de toutes les femmes du village par un extra terrestre pendant leur sommeil. A l’époque Carpenter est catégorique il refuse d’adapter la séquence du roman parce qu’il la trouve vulgaire et plus en relation avec la une d’un journal à scandale qu’avec un film de SF. Quand on voit ce qu’il arrive à filmer dans « Pro life » on prend conscience du changement chez le réalisateur.
Et ce changement est évident, c’est l’investissement. Carpenter ne s’investi plus comme il le faisait. L’écriture ne le passionne plus autant qu’avant, depuis le début des années 90 on voit bien qu’il passe la main à ce niveau. Le seul scénario qu’il signera seul depuis c’est « Ghost of mars » en 2001. Carpenter lui-même en condamne la linéarité, il remontera le film sous forme de Flash-back à cause de ça.
Alors le manque de temps ? D’envie ? D’énergie ? D’ambition sans doute ?
Jusque dans la forme Carpenter change ses habitudes pour « Pro-life », exit la mise en espace de la photo qui lui est tellement caractéristique, bonjour le minimalisme brutal du style télévision post HBO, pas de relief, pas de réflexion dans ce qui est montré, pas de recul dans le propos visuel. On montre, point final.
C’est un critère principal de la série Masters of Horror et Carpenter le respecte, il fait du gore, il montre des choses finalement pas nécessaire au déroulement du récit (boite crânienne qui explose en gros plan, jugulaire perforée, ventre explosé à la chevrotine) mais ce qui marque est en dehors de tout ça, c’est l’aspect final, le coté « c’est la fin » dans la démonstration.
C’est ce qui fait la différence de « Pro-life », trop surprenant pour du Carpenter pour être aussi innocent qu’un LA 2013 ou un Ghost of mars, des films simples, bourrins et funs, décomplexés au possible.
Il y a un truc qui cloche, quelque chose dessous ce métrage qui fait que le téléspectateur s’interroge forcement sur les intentions du bonhomme. La brutalité du propos, sa possible lecture politique et religieuse, sa simplicité.
« Pro-life » se présente comme une ultime rétrospective du travail de Carpenter mais celle-ci est ouvertement malveillante à l’encontre du spectateur, limite méchante.
Comme si Carpenter jouait une dernière fois son propre rôle pour un public qu’il méprise. Un public de cons qui n’a pas su comprendre son travail en son temps. Un public qui l’a changé. Un public qui l’a mené là où il est aujourd’hui, au bout. Au bout de son envie de faire du cinéma.
Comme si il disait « voila ce que j’ai été, voila ce que je suis, voila ce que je serais ».
Si un autre réalisateur avait signé Pro-life ça n’aurait eu aucun sens, aucune portée, aucun intérêt, que se soit Carpenter qui l’ai fait ça prend au ventre. Que se soit cet homme là avec son histoire, son passé, ses films c’est ça qui touche. Voilà peut-être comment le cinéma de John Carpenter à changé, l’effet réside dans ce que le spectateur sait qu’il a fait et comment il le revisite. Un homme qui a tellement contribué au genre qu’il s’en est approprié les plus importantes thématiques.
John Carpenter est finalement devenu une partie de l’effet de ses films, au même titre que l’éclairage ou la musique, sans eux l’impact ne serai plus le même.
Un bon réalisateur, un bon acteur principal et une bonne idée de scénario... Que c'est-il passé? Un film long et ennuyeux (54 minutes) ou il ne se passe pas grand-chose pour ne pas dire rien. Les 2 monstres sont a la limite du ridicule (qui ne tue pas) et LA séquence choc (aspiration dans un tuyau de l'interieur des burnes du personnage) on voit que dalle...
Inutile d y aller par quatre chemin, cette épisode est surement l une des plus grosses déceptions de cette saison 2. On attendait beaucoup de Carpenter après l excellent La fin absolue du monde que beaucoup considère comme l un des meilleurs épisodes de la série. Mais il faut reconnaitre que Big John s est plutot planté. Ici il a voulu s attaquer à l avortement et au fanatisme religieux, pourquoi pas? Mais le problème est que c est traité avec la subtilité d un catcheur sous amphétamine, mais le pire est le final -attendu- avec l apparition d un démon à peine digne d une série Z. Bref il n y a pas grand chose à sauver si ce n est les effets gores et la très belle musique composé par le fils du réalisateur !
Premier Masters Of Horror que je regarde, je me dis John Carpenter ça va etre bien...
L'affiche comme le début du film paraissent prometteurs, mais la suite du film est une cascade de n'importe quoi.
Le scenario tellement originale que sa en devient vraiment ridicule (Un diable meme pas impressionnant), des gros plans inutiles, j'en passe et des meilleures!
A mon avis, le pire film de Carpenter.
Un épisode vraiment ridicule (je pense surtout au bébé monstre et au monstre lui-même...On doit pouvoir trouver les mêmes dans les boutiques de jouets du coin...) dont l'histoire n'a ni queue ni tête....Très décevant.
Moyen, moyen, le dernier du maître ... rien de très attachant ou de très fameux ... on est bien loin du quatuor magnifique habituel et en outre, on pourra se demander pourquoi avoir choisi Ron Perlman pour l'employer au final si peu et si mal ... assez incompréhensible ... la série des Master of Horror ne va pas en s'améliorant, loin de là !
Question critique par contre, ça vole tjs aussi bas et cette fois ce sont les médecins qui s'en prennent plein la gueule pour pas un rond ... c'est donc assez délectable par moments (je hais ces fichus médecins soit-disant consciencieux et impeccables) et le parti pris de ne prendre aucun parti quant à la question douloureuse de l'avortement est un bon choix ... L'un dans l'autre, cela se regarde mais ce n'est pas l'un des meilleurs films du maître !