C'est la première fois que je vois un film de Jean Rollin. Je dois dire que mon avis est assez partagé. Le filml contient de longues séquences ou il ne se passe pas grand chose, de plus la réalisation est très sobre, est ce voulu ? ou est ce un manque de moyen ?. C'est vrai que faisant partie d'une génération habitué au films de vampires "haut en couleur", j'ai du mal à apprécier. Toutefois ce qu'il faut admettre c'est la réalisation qui est très bien faite , les scènes sont peut-être longues, mais soignées, on sent que le réalisateur prend tout son temps pour mèler fantastique et érotisme. Toutefois, je pense qu'une seconde vision serait nécessaire pour comprendre entièrement le film.
A vrai dire, cette première inscursion dans l'univers étrange de Jean Rollin m'effrayait et j'avoue m'y être plutôt bien intégré.
Ce n'est certainement pas un film incontournable en la matière et il contient son lot de défauts essentiellement dû à son faible budget.
A commencer par la musique qui, par moment, se révèle criarde et veillotte.
Elle n'est carrément pas aproprié à la beauté de certaines images.
Il y'a ensuite la sortie de ces quatres vampires de leur tombeau, aussi convaincantes que les trois zombies de "La revanches des mortes-vivantes" de Pierre B. Reinhard.
Mais curieusement, c'est le seul élément de vraiment 'Z' dans ce film car il est vrai que leurs apparitions - bien que relativement bien mises en scène - sont parfois incompréhensibles voire juste prétexte à montrer de belles jeunes vampires à moitié nues.
D'érotisme d'ailleurs, il en est question par moment et Jean Rollin n'hésite jamais à déshabiller ses actrices pour un oui ou pour non (le protagoniste chez la photographe, par exemple).
Par contre, là où les films du cinéaste peuvent vraiment ne pas plaire, c'est sur le rythme.
En effet, Rollin filme ses personnages comme dans la réalité: ils boivent, dorment, discutent, rigolent, parlent de choses et d'autres, vont dans des galas branchées....
Surement la raison expliquant le jeu très théâtral des acteurs (en particulier celui de Jean-Loup Phillipe - également co-scénariste).
La mise en scène, par contre, recèle de plans très beaux.
Notamment celui où Frédéric (le personnage principal) se souvient de sa rencontre, enfant, avec une jeune femme blanche.
La caméra est souvent fixe, prend son temps et nous immerge dans l'action.
Qui plus est, l'utilisation de la lumière est par moment éblouissante (Frédéric et la fille sur la plage).
En résulte donc une bonne surprise, qui contient ses qualités et ses défauts, mais donne un bon apperçu de l'univers du réalisateur.