J'ai un bon film pour vous, amateurs de gore italien. C'est une réalisation du célébre Lucio Fulci (Zombie, House by the cemetary, The beyond, The New-York ripper...) qui sait nous en mettre plein la vue quand il s'agit de mort-vivants assoiffés de sang. J'ai vu ce film pour la première fois l'été dernier lors d'un festival, et laissez-moi vous dire que du Fulci sur grand écran c'est vraiment quelque chose.
Dans une petite ville appeller Dunwich, un prêtre se pend dans un cimetierre, ce geste blasphématoire ouvre les portes de l'Enfer. Pendant ce temps, à New-York, une voyante (Catriona MacColl) en transe voie l'horrible scène et tombe dans un étrange coma. Elle sera mise en terre quelque jours plus tard. Un journaliste avide d'histoires étranges (Christopher George) se rend dans le cimetierre où elle sera bientôt enterré. Grâce à la négligeance des fossoyeurs qui ne termine pas leur travail, le reporter sauvera la pauvre voyante qui est passé très près de se faire enterrer vivante. Elle lui raconte toute l'histoire et ils décident donc de se rendre dans la mystérieuse ville pour contrer le mauvais sort. Cependant à Dunwich, les évènements étranges et disparitions suspectes se multiplient et la population croit que c'est Robert, le pervers local qui en est la cause et même innocent de toute ses accusations, il va y passer. Des gens reviennent à la vie dans un un état monstrueux, d'autres sont retrouvés atrocement mutilés ou vidés de leur boyaux. Un psychiatre (Carlo de Mejo) de Dunwich qui sera mêlé à tout ça fera la connaissance des deux new-yorkais. Ils se verront donc chargés de stopper le maléfice qui menace le monde entier. Une pluie de d'asticots, des zombies affamés et un prêtre mort-vivant se chargeront de tenir grande ouverte les portes de l'Enfer...
Continuant la tradition, Lucio Fulci nous offre, bien sûr, un film de zombies. Sortit en 1980, City of the living dead (Frayeur en français) est un film gore dans la même veine que Zombie (voir critique précédente) mais un peu plus fantastique. Une histoire de mort-vivants plutôt «sérieuse» dans lequel s'embarque un journaliste et une jeune femme. Les ressemblances s'arrêtent là. Parlons des zombies, ils sont très différents que la plus part des autres zombies, ils sont bien sûr des mort-vivants avides de sang et de chair, mais il apparaîssent et diparaîssent comme des démons et tuent les gens de manière atroce sans même les toucher. Ces mort-vivants sont, tantôt fantômatiques, tantôt fait de chair et de sang, ce qui est très original.
Dans City of the living dead, les zombies sont des démons très puissants, ça fait changement des mort-vivants inertes, comme dans Night of the living dead (qui est un très bon film en passant). Les effets spéciaux sont très bien réalisés, encore une fois teinté d'un certain réalisme, la scène où une jeune fille vomit ses boyaux est mémorable, tout comme la pluie d'asticots!
Fulci met sa touche caractéristique, les gros plan sur les yeux, pour intensifier le moment, durant une scène, on a droit à une discussion de regards. Une fois de plus la composition de la musique a été mise entre les mains de Fabio Frizzi. Il nous offre ses mélodies caractéristiques, très angoissantes, qui accompagnent vraiment bien les images. Le film prend un léger moment avant de demarrer mais le reste coule très bien. Par contre, la fin est très étrange, je ne l'ai pas vraiment compris, si vous pouvez m'éclairez contactez-moi s.v.p. skogholl@hotmail.com). City of the living dead est un film que je recommande au fan de gore et à ceux qui aime les films de Lucio Fulci, car c'est un style qui n'est peut-être pas abordable pour tout le monde.
En résumé:
Le rythme est un peu lent et le gore se fait attendre par moment. Reste l'ambiance générale magnifique du film.
Note du rédacteur: 6/10
Note moyenne de la rédaction : 7.25/10